Promoteur engagé de la loi Hadopi et de la lutte contre la contrefaçon, le secrétaire d'Etat Frédéric Lefebvre est lui-même accusé d'avoir plagié Wikipedia, des dépêches AFP ou des sites internet spécialisés dans le livre qu'il vient de publier.

C’est on ne peut plus gênant de la part d’un responsable politique qui prône un « net plus responsable » et qui a fait de la lutte contre le piratage un cheval de bataille lorsqu’il était encore député. Alors qu’il est en charge du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et encore de la Consommation, le secrétaire d’Etat Frédéric Lefebvre a trouvé le temps de publier un livre de plus de 500 pages, baptisé « Le Mieux est l’ami du bien« . Un surhomme, qui a cependant trouvé quelques aides bienvenues, si l’on en croit les trouvailles du journaliste Vincent Glad, qui a publié une sélection d’emprunts non sourcés dans le livre de Frédéric Lefebvre.

Les extraits cités sont impressionnants de fidélité à l’original. Souvent pas un mot, pas même une virgule ne change par rapport aux textes repris sur Wikipedia, sur un site immobilier, sur une dépêche AFP, ou encore sur le site d’un journal suisse. On fait difficilement copier-coller plus parfait. Ce qui constitue, à n’en pas douter, une violation des droits des articles empruntés.

« Il cite parfois (la source), mais une fois sur trois bizarrement il oublie« , remarque Vincent Glad, qui passe le livre du Secrétaire d’Etat au crible. « Ca se voit très vite des phrases plagiées, ça n’est tout simplement pas écrit pareil« , explique-t-il.

« Frédéric Lefèbvre a toujours dit particulièrement bien connaître Internet, ce qui amuse d’ailleurs beaucoup le web français. On mesure aujourd’hui l’étendue de ces soit disant connaissances. Peut-être pensait-il être le seul à savoir utiliser un moteur de recherche ?« , s’amuse le site République Irréprochable.

Par le passé, Frédéric Lefebvre avait déjà été épinglé pour une « revue de presse » qui n’en était pas une, ou le piratage d’un article de Slate… le journal en ligne où travaille Vincent Glad.

Mise à jour : l’éditeur Arash Derambarsh a réagi en écrivant que « sur les 500 pages du livre, quelques références n’ont pas été intégrées« , mais que « ces références seront bien évidemment réintégrées lors de la réimpression du livre« 

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