L'éditeur français Ubisoft propose une édition Deluxe Digitale de la version PC du jeu Assassin's Creed : Brotherhood. Cette édition contient des contenus téléchargeables, dont la bande originale du titre. Or, celle-ci a visiblement été récupérée depuis un tracker BitTorrent semi-privé. Les pistes de l'album contiennent en effet des commentaires d'un membre du site Demonoid.

Sorti en novembre 2010 ur PlayStation 3 et Xbox 360, le jeu Assassin’s Creed : Brotherhood arrive demain sur PC Windows. À cette occasion, Ubisoft propose aux passionnés de la série d’acquérir l’édition Deluxe Digitale. Celle-ci regroupe différents contenus exclusifs et téléchargeables, comme des personnages supplémentaires pour le mode multijoueur ou de nouvelles missions.

L’éditeur français a également pensé à mettre la bande originale du jeu dans l’édition Deluxe Digitale. Mais à en croire les informations relayées par Torrentfreak, il semble que cet album numérique provienne en réalité des réseaux peer-to-peer. Un internaute ayant déjà téléchargé ce contenu a constaté en effet que les pistes étaient commentées avec la mention suivante : « encodée par arsa13 ».

Or, arsa13 est membre du tracker BitTorrent semi-privé Demonoid. À la différence de la release publiée sur BitTorrent, la qualité des pistes proposées dans l’album numérique intégré à l’édition Deluxe Digitale est plus basse. Les fichiers sont encodés en MP3, un format de compression audio avec perte, alors arsa13 avait mis à disposition des fichiers FLAC (Free Lossless Audio Codec), un codec de compression audio sans perte.

Toujours selon Torrentfreak, il a mis en ligne le lien BitTorrent de la bande originale il y a quatre mois de cela. À l’époque, il manquait une piste (Apple Chamber) dans la release d’arsa13. Piste qui apparaît désormais dans l’album vendu avec l’édition Deluxe Digitale. Est-ce à dire qu’Ubisoft a téléchargé l’album sur BitTorrent et l’a ajouté au pack collector ?

Difficile à dire. Une chose est sûre, Ubisoft a déjà piraté et publié un crack warez en 2008. À l’époque, l’éditeur français avait été obligé de fournir à ses clients un outil réalisé par un groupe pirate pour leur permettre de jouer au jeu Rainbow Six Vegas 2 qu’ils avaient acheté légalement dans le commerce. Devant l’interrogation des joueurs, Ubisoft avait retiré le « patch » de ses serveurs et affirmé qu’une enquête interne avait été menée.

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