Les labels indépendants veulent encore plus d'aides financières

Guillaume Champeau - publié le Mardi 18 Janvier 2011 à 13h05 - posté dans Musique Numérique

Alors qu'elle se refuse naïvement à dresser un premier bilan de l'Hadopi, et qu'elle reste optimiste sur la Carte Musique Jeune dont elle reconnaît qu'elle n'a pas eu de succès auprès de 12-25 ans, l'Union des producteurs indépendants demande toujours davantage d'aides financières à l'Etat. Lequel s'y est en partie engagé.

Dans une interview à La Voix du Nord, le président d'Universal Music Pascal Nègre l'assurait encore ce mardi : "C'est la première année où les chiffres du marché de la musique se sont stabilisés. La loi Hadopi porte ses fruits". Nous avions déjà expliqué que c'était faux, et visiblement les labels indépendants sont plus proches de notre ligne. "Pour la 8ème année consécutive, les revenus des producteurs de phonogrammes enregistrent une baisse significative (la tendance estimée étant de l’ordre de – 6/8%)", écrit dans un communiqué l'Union des Producteurs Français Indépendants (UPFI).

Le syndicat des labels indépendants continue à soutenir la riposte graduée, dont elle a fait sa priorité, en se refusant pour le moment à tout bilan. "Il faudra attendre fin 2011 pour atteindre un premier régime de croisière. C’est pourquoi, aucun bilan d’étape ne pourra être établi avant cette échéance pour mesurer les premiers résultats de ce dispositif et son effet positif sur la consommation légale de musique", estime l'UPFI.

Même chose pour la Carte Musique Jeune, qui ressemble à un fiasco. Si l'Union reconnaît qu'elle n'a "pas rencontré, à ce jour, de succès véritable auprès des 12-25 ans" (un euphémisme), elle se dit néanmoins "confiante dans la capacité de ce mécanisme incitatif à toucher sa cible sous réserve d’une amélioration notable du « parcours client » suivi d’une vaste campagne de communication". C'est sûr qu'avec une grosse campagne de publicité, tout se vend, même le pire. Mais un bon produit se vend tout seul.

Au final, l'UPFI répète en boucle les mêmes demandes. Comme en juin, comme en septembre, les labels indépendants demandent encore et toujours plus de subventions publiques, financées par les taxes, et donc par le contribuable. Elle demande un "aménagement du crédit d’impôt" et une "mise en œuvre d’une taxe fiscale à la charge des opérateurs haut débit". Mais l'UPFI se félicite aussi des engagements pris par le gouvernement dans le cadre de la mission Hoog, "d’œuvrer pour une baisse de la TVA, au niveau européen, d’aménager et de renforcer le crédit d’impôt à la production phonographique, de réabonder le fonds d’avances financières géré par l’IFCIC et d’étudier la faisabilité de ce qui pourrait être un Centre National de la Musique". Lequel "aurait vocation à constituer à la fois le réceptacle de taxes fiscales en soutien du financement de la production musicale et un organe de régulation de notre secteur, à l’instar du CNC pour le cinéma".

Taxer, toujours taxer, encore taxer. Mais ne jamais lâcher sur les libertés de copier refusées à ceux qui, in fine, payent les taxes.

Publié par Guillaume Champeau, le 18 Janvier 2011 à 13h05
 
 
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Commentaires à propos de «Les labels indépendants veulent encore plus d'aides financières»
 
Dans les années 80, on faisait survivre la sidérurgie française à coût de perfusions d'aides de l'Etat. Aujourd'hui nos usines sont "indiennes". Demain, ce sera pareil pour notre musique ?

Remarquez, Bollywood Academy, ça pourrait être marrant.
Une question : Pourquoi autant de société de gestion des artistes qui font toutes le même travail?
Il y aurait du ménage à faire je vous le dis moi.
Normal, ils sont écrasés par le monopole des majors, qui contrôlent tous les moyens de diffusion.

C'est là que le piratage doit intervenir. En attendant, les lab indep, faut juste qu'ils tiennent bon et serrent les fesses...
De toute manière, les ayants droits sont trop nombreux :-/ des organismes qui sont redondants qu'ils se tapent les uns sur les autres.

Ils nous prennent vraiment pour des cons quand meme. ils dépensent notre argent pour protéger le leur, sauf qu'ils demandent de notre argent car ils en ont pas assez.
Il faudrait à un moment qu'on nous dise où passe l'argent qu'on donne quand on achète une oeuvre. Car là je commence à me dire qu'ils nous prennent pour des cons.
Khisanth, le 18/01/2011 - 13:11
Dans les années 80, on faisait survivre la sidérurgie française à coût de perfusions d'aides de l'Etat. Aujourd'hui nos usines sont "indiennes".

Difficile d'être on ne peut plus clair sur la question des aides de l'état.
Gros +1
Des subventions, c'est dangereux dans demander toujours plus, après le secteur en devient totalement dépendant. L'agriculture en connait les frais.
Dans les années 80, on faisait survivre la sidérurgie française à coût de perfusions d'aides de l'Etat. Aujourd'hui nos usines sont "indiennes". Demain, ce sera pareil pour notre musique ?

Remarquez, Bollywood Academy, ça pourrait être marrant.
Et encore, la sidérurgie n'était-elle pas plus importante qu'eux ?
Guss_, le 18/01/2011 - 13:57
Des subventions, c'est dangereux dans demander toujours plus, après le secteur en devient totalement dépendant. L'agriculture en connait les frais.
Disons que pour l'agriculture, l'Europe s'est bien démerdé pour planifier la disparition de petits producteurs, il y a aussi la grande distribution qui s'engraisse sur leur dos.
Dans le genre petit label qui morfle en ce moment, nos amis de Jarring Effects (High Tone, Ez3kiel et Brain Damage - pour ceux qui connaissent) ! C'est mon label préféré et ça me ferait grave mal qu'il ferme.

Il y a un appel aux dons à l'adresse suivante (et des explications à mettre en relation avec cet article).
http://www.jarringef.../jfxsupport.php

Notez qu'ils sont cofondateurs de la plateforme d'achat légale Cd1d (sans drm, format mp3/flac et avec une juste rémunération des artistes). Toutes les raisons de les aider !!
Les labels indépendants devraient profiter de l'effet d'aubaines que peut représenter internet pour la diffusion des oeuvres, via du marketting viral, transformer les oeuvres en marché d'appel (modele NIN). Ne pas se battre contre les fan potentiels mais avec eux. Certains l'ont compris, d'autres pas, préférant marcher sur les traces des majors et récupérer les miettes. Peut-être devrait-il dans ce cas se remettre en question. Si les gens n'achètent pas leurs oeuvres , peut-être que tout simplement la qualité n'est pas au rendez-vous. Et ces labels choisissent la facilité de l'assistanat et des taxes. Ce sont des nuisibles.

Vive les vrai labels indés qui dépuis le début montrent leur hostilité à la loi Création et Internet
Il y'a eu un test sur des rats placés sur une plate-forme avec la nourriture disponible en traversant un plan d'eau: l'ensemble de rats se divise spontanément en trois groupes: les dominés qui vont chercher la nourriture jusqu'à avoir contenté les maitres, les dominateurs qui se font servir et 'protègent' les esclaves, et enfin les indépendants qui vont chercher, se servent et savent défendre leur bifteck.

Lorsqu'on met à part un groupe ( par exemple les indépendants, mais c'est la même chose avec les autres groupes ), celui-ci se sépare aussi en trois groupes dominateur/dominé/indépendant.

Le plus rigolo étant que les dominateurs sont plus sujet au stress.

Quel est le rapport avec la choucroute? Les indépendants semblent avoir des velléités de profit aux dépends des contribuables. Naturel, s'il y a des gens prêts à se plier, il y'aura des gens prêts à en profiter.

Mais n'y a-t-il pas des élus pour défendre les intérêts des citoyens? Vivons-nous selon un schéma animalier où le bien-être d'une élite prévaut sur le bien-être général?
Gros ou Petits ... même combat ! Ils veulent le Beurre l'Argent du Beurre, la Crémière, sa Fille, le Vache ....
Et après ça se dit Alternatif aux "Majors" !
Triste exemple de leur "indépendance". Des les premiers problèmes de trésorerie ils viennent pleurer les subventions.

Allez en parler au smicard de chez ArcelorMittal et après seulement vous pourrez vous plaindre. Les gueux, nous, ne pourront bientôt plus rien se payer en "biens culturels" donc préparez votre recyclage.
Pff..ils ont qu'à se bouger le cul et les trouver eux mêmes leurs financements !! ils sont indépendant ou quoi ??
Il ne faut pas dire/écrire "labels indépendants". Ce tout mêle diverses visions et pensées.
Certains défendent effectivement leur steak et n'ont pas une meilleure vision que les majors les plus dures. D'autres, en revanche, se dirige vers une ouverture et un respect plus grand envers leurs clients.
À CD1D, les débats pour des prises de position collective sont très houleux, justement parce que ces labels sont très différents les uns des autres.
Goldoark, le 18/01/2011 - 13:52
Normal, ils sont écrasés par le monopole des majors, qui contrôlent tous les moyens de diffusion.

C'est là que le piratage doit intervenir. En attendant, les lab indep, faut juste qu'ils tiennent bon et serrent les fesses...


ils ne sont pas plus écrasé par le monopole des majors que par autres choses la moitié de ce qu'on apele labels "indé" appartient aux majors. L'indie c'est le bobotisation de l'etiquetage musical , il y'as des surdoués chez les majors comme les plus grosses merdes chez les indé et vice versa.

Leur probeleme c'est que les labels vont dispaitre pour devenir des tourneurs et meme si je ne cautione pas le piratage a tout vas je ne peux que m'incliner devant lui , grace a ca les musiciens internationaux (ou locaux) se permettent de jouer a paris et ailleurs.

les labels indépendants c'est des intellos
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