La Loppsi prévoit un contrôle de moralité pour les données publiques

Guillaume Champeau - publié le Lundi 22 Novembre 2010 à 11h54 - posté dans Société 2.0

Un article du projet de loi Loppsi, ajouté à la demande du gouvernement au Sénat, donne la possibilité aux administrations de faire réaliser une enquête de moralité sur les individus ou les entreprises avant de les autoriser à utiliser certaines informations publiques. Une mesure qui inquiète fortement Regards Citoyens, qui prône l'ouverture des données publiques.

Alors que les collectivités locales et les administrations publiques sont de plus en plus nombreuses à mettre leurs données en accès libre, pour permettre leur réutilisation gratuite ou payante par des entreprises ou par des particuliers, le projet de loi Loppsi pourrait mettre un grand frein à cette pratique croissante. Le collectif Regards Citoyens, à l'origine notamment de l'excellent site NosDéputés.fr, s'est en effet ému ce lundi d'un article du projet de loi passé jusqu'ici inaperçu.

Il s'agit de l'article 30ter, qui prévoit qu'il peut être procédé à un contrôle de moralité "pour la délivrance des licences fixant les conditions de la réutilisation des informations publiques telle que prévue" par l'article 16 de la loi du 17 juillet 1978. Celui-ci oblige l'administration à délivrer une licence d'utilisation des données publiques lorsqu'elle donne lieu au paiement d'une redevance. Cette licence doit fixer les conditions d'utilisation, qui "ne peuvent apporter de restrictions à la réutilisation que pour des motifs d'intérêt général et de façon proportionnée".

Pour ne pas que les licences soient refusées arbitrairement, ou adaptées de manière discriminatoire selon la personnalité du demandeur, la loi oblige l'administration à publier des licences types.

Mais l'article 30ter du projet de loi Loppsi permettrait de soumettre l'octroi de ces licences à une enquête préalable des services de police et de gendarmerie, destinée "à vérifier que le comportement des personnes physiques ou morales intéressées n'est pas incompatible" avec leur demande. Ces "enquêtes de moralité" sont aujourd'hui prévues à l'encontre des personnes qui souhaitent accéder à certaines fonctions ou missions sensibles, à certains lieux restreints, à certains produits dangereux, ou qui demandent à acquérir la nationalité française ou le renouvellement d'un titre de séjour. 

L'article qui étend les enquêtes de moralité aux octrois de licences d'utilisation des données publiques a été introduit à la demande du gouvernement au Sénat. "Il convient de prévenir les risques d’atteinte à la sécurité publique qui pourraient être la conséquence d’une utilisation détournée de ces informations, par exemple l’adresse d’un particulier et l’immatriculation de son véhicule", avait justifié le ministre Brice Hortefeux. En attendant la seconde lecture à l'Assemblée Nationale, il a déjà reçu le soutien de la Commission des lois, qui a adopté la modification. "Avant de céder à titre onéreux certaines des informations qu’elle détient, comme par exemple les données contenues dans le système d’immatriculation des véhicules, ainsi que le prévoient les dispositions de l’article L. 330-5 du code de la route dans le but notamment de permettre aux constructeurs automobiles d’établir des enquêtes statistiques ou de la prospection commerciale, l’administration doit s’assurer que les données transmises ne seront pas utilisées à des fins contraires au respect de l’ordre public", peut-on lire dans le rapport remis au mois de septembre.

Mais pour Regards Citoyens, cette disposition serait contraire au droit communautaire qui encadre le libre accès aux informations publiques, et réaliserait une confusion entre les données publiques et les données personnelles. "En rendant discrétionnaire l’usage des documents et données administratives, le gouvernement introduit une véritable atteinte au droit de tout citoyen d’accéder à l’information publique", critique le collectif. Il rappelle à juste titre que les lois existantes permettent déjà de concilier l'accès aux informations publiques et la protection des données personnelles, à travers les conditions d'utilisation fixées par les licences. 

"Cette nouvelle mesure nous apparaît très grave", conclut Regards Citoyens. "Elle va à l’encontre totale des principes de l’OpenData dont nous faisons la promotion, et s’oppose plus largement à la liberté d’information".

En principe, l'examen en seconde lecture du projet de loi Loppsi doit débuter ce mardi soir à 21H30. 

Publié par Guillaume Champeau, le 22 Novembre 2010 à 11h54
 
 
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Commentaires à propos de «La Loppsi prévoit un contrôle de moralité pour les données publiques»
 

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Quand on commence à confondre cadre réglementaire général et moralité des demandeurs un à un, alors on commence à dissoudre la démocratie dans le totalitarisme.
Mais jusqu'où vont-ils oser aller?
Petit à petit le Reich fait son nid, et merde aux moutons invoquant Godwin et faisant le lit des liberticides.
A quand une enquête de moralité sur tous nos politiciens ?
Pardon, on me dit dans le journal TV qu'ils sont tous irréprochables.
rotabla, le 22/11/2010 - 12:51
Petit à petit le Reich fait son nid, et merde aux moutons invoquant Godwin et faisant le lit des liberticides.
Le mouton t'emmerde.

Et te conseille d'ouvrir un livre d'Histoire, à l'occasion.

Je ne cautionne pas les actions de notre gouvernement. Mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et dans le "liberticide => Reich => tous dans les camps". C'est insultant pour les gens qui ont vraiment souffert cette époque, en plus.
Anzufvytar, le 22/11/2010 - 13:56
Le mouton t'emmerde.

Et te conseille d'ouvrir un livre d'Histoire, à l'occasion.

Je ne cautionne pas les actions de notre gouvernement. Mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et dans le "liberticide => Reich => tous dans les camps". C'est insultant pour les gens qui ont vraiment souffert cette époque, en plus.

Oui enfin des gens qui ont connu cette époque et qui commencent à faire le rapprochement j'en connais hein, et ils n'ont pas honte de le dire...

Désolé mais je ne vois pas comment qualifier une "enquête de moralité" pour accéder à des données publiques sans tomber dans le Godwin...
Bienvenue en république populaire de sarkoland !
Jim0PROFIT, le 22/11/2010 - 12:51
Mais jusqu'où vont-ils oser aller?

Au pire, ils ouvreront des camps.
Heil machin !
Anzufvytar, le 22/11/2010 - 13:56
rotabla, le 22/11/2010 - 12:51
Petit à petit le Reich fait son nid, et merde aux moutons invoquant Godwin et faisant le lit des liberticides.
Le mouton t'emmerde.

Et te conseille d'ouvrir un livre d'Histoire, à l'occasion.

Je ne cautionne pas les actions de notre gouvernement. Mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et dans le "liberticide => Reich => tous dans les camps". C'est insultant pour les gens qui ont vraiment souffert cette époque, en plus.

tu l'as connu c't'époque ? mossieur grande gueule ? t'en sais rien de l'époque toi non plus...

comment tu crois que les fascistes ou les nazis ont commencé par faire hein ? mais bon c'est vrai, c'est idiot de réduire à la seule période 1939/1945 dans la pointe occidentale de l'eurasie.

on peut dire sans faillir que TOUTES les dictatures ont commencé comme ça. de la plus soft, à la plus dure.
Première étape : enquête de moralité
Deuxième étape : tests ADN pour rechercher des gènes du crime
Troisième étape : les godillots donnent les pleins pouvoirs au nabot
Quatrième étape : Vichy 2
tass_, le 22/11/2010 - 14:12
Anzufvytar, le 22/11/2010 - 13:56
Le mouton t'emmerde.

Et te conseille d'ouvrir un livre d'Histoire, à l'occasion.

Je ne cautionne pas les actions de notre gouvernement. Mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et dans le "liberticide => Reich => tous dans les camps". C'est insultant pour les gens qui ont vraiment souffert cette époque, en plus.

Oui enfin des gens qui ont connu cette époque et qui commencent à faire le rapprochement j'en connais hein, et ils n'ont pas honte de le dire...

Désolé mais je ne vois pas comment qualifier une "enquête de moralité" pour accéder à des données publiques sans tomber dans le Godwin...
Perso, je ne vois pas en quoi on peut tomber dans le Godwin pour ça... Certaines dispositions en cours, ou déjà votées peuvent y être associées, mais là... C'est surtout idiot comme disposition.

Ensuite, c'est quelque chose qui n'a pas été voté, et qui n'est pas en application.

pleindeuss, le 22/11/2010 - 14:47
Anzufvytar, le 22/11/2010 - 13:56
rotabla, le 22/11/2010 - 12:51
Petit à petit le Reich fait son nid, et merde aux moutons invoquant Godwin et faisant le lit des liberticides.
Le mouton t'emmerde.

Et te conseille d'ouvrir un livre d'Histoire, à l'occasion.

Je ne cautionne pas les actions de notre gouvernement. Mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et dans le "liberticide => Reich => tous dans les camps". C'est insultant pour les gens qui ont vraiment souffert cette époque, en plus.

tu l'as connu c't'époque ? mossieur grande gueule ? t'en sais rien de l'époque toi non plus...
Tu dis ça comme si c'était invraisemblable... Bon, effectivement, je n'en sais que ce que mes grands parents en disent, mais j'ai tout de même tendance à leur faire confiance.

pleindeuss, le 22/11/2010 - 14:47
comment tu crois que les fascistes ou les nazis ont commencé par faire hein ? mais bon c'est vrai, c'est idiot de réduire à la seule période 1939/1945 dans la pointe occidentale de l'eurasie.

on peut dire sans faillir que TOUTES les dictatures ont commencé comme ça. de la plus soft, à la plus dure.
Faute de logique abominable, ce n'est pas parce que toutes les dictatures ont un point commun que tous les régimes qui partagent ce point sont des dictatures.

Ensuite, c'est faux, il y a des dictatures qui ont commencé par un coup d'état militaire suivi d'une oppression par les armes.

En conclusion, le "mossieur grande gueule", il répondait à "et merde aux moutons qui..." en m'incluant dans la catégorie. Si on n'a plus le droit de se défendre...
Anzufvytar, le 22/11/2010 - 16:06
Perso, je ne vois pas en quoi on peut tomber dans le Godwin pour ça... Certaines dispositions en cours, ou déjà votées peuvent y être associées, mais là... C'est surtout idiot comme disposition.

Ensuite, c'est quelque chose qui n'a pas été voté, et qui n'est pas en application.


Oui cette disposition n'est pas appliquée. Oui il y a eu pire.

Mais désolé, refuser de donner des informations publiques (comme : un compte-rendu d'un débat à l'Assemblée, un décret de loi, etc...) souvent couvert de mauvaise moralité, ça me semble avoir des relents de système autoritaire.

Tu ne penses peut être pas que c'est important, mais je suis sûr qu'on peut trouver plein de cas pratiques où ça l'est( ne serait ce que pour les décrets de loi).

Et ça pose aussi le problème de la "moralité", cette notion est elle définie en droit ou dans la Loi ? Qui peut juger de la moralité de quelqu'un ? Si c'est Morano ou Familles de France par exemple, on voit vite qu'il y aura très peu de monde "moralement acceptables"...
- C'est Marrant cette News. Je ne l'avais pas compris comme ça pour les enquêtes de moralité. Lors d'un voyage, je m'étais arrêté au Bistrot du coin pour manger. Un Type bien sympathique qui connait le parton et tout le monde explique qu'il lui reste Madame X . Madame XX qui est partie et il finira ce soir. Entre-temps, j'ai appris plein de chose sur pleins de gens que je ne connaissais pas, les autres habitués aussi.

C'était le péquin du coin qui s'occupait du recensement ... (En France, Le recensement est obligatoire. Les données confidentielles. L'exploitation par l'état, l'Insée etc). Bon courage pour accréditer les enquêteurs du prochain recensement.

Comme d'habitude, on ne connait pas les critères pour restreindre ces accès, et on peut toujours trouver des poux à quelqu'un même s'il n'en a pas. Surtout si ce dernier ne fait pas parti des copains.

- S'il existe des données qui ne doivent pas être Publique, qu'elles sortent du domaine Publique. Point. Mais généraliser la restriction à l'accès de données publiques sur des critères à l'appréciation des services. C'est surtout un 'cheval de Troie' qui permettra de trouver un prétexte pour enquêter sur des personnes (+ entourage), et limiter l'application du chapitre II de la Loi n°78-753 du 17 juillet 1978 qui fournit déjà un cadre. http://www.legifranc...eTexte=20101122 ?.

- Je m'interroge sur le bien fondé de cette mesure, (Article 16 : Ces conditions ne peuvent apporter de restrictions à la réutilisation que pour des motifs d'intérêt général et de façon proportionnée). Alors l'enquête préalable serait vu comme un moyen permettant la restriction au motif de garantir l'intérêt générale ?. Je pense qu'il nous manque des informations sur ce dossier :

"Article 16 : Créé par Ordonnance n°2005-650 du 6 juin 2005 - art. 10 JORF 7 juin 2005 - Lorsqu'elle est soumise au paiement d'une redevance, la réutilisation d'informations publiques donne lieu à la délivrance d'une licence.

Cette licence fixe les conditions de la réutilisation des informations publiques. Ces conditions ne peuvent apporter de restrictions à la réutilisation que pour des motifs d'intérêt général et de façon proportionnée. Elles ne peuvent avoir pour objet ou pour effet de restreindre la concurrence.

Les administrations qui élaborent ou détiennent des documents contenant des informations publiques pouvant être réutilisées dans les conditions prévues au présent article sont tenues de mettre préalablement des licences types, le cas échéant par voie électronique, à la disposition des personnes intéressées par la réutilisation de ces informations.

Les conditions dans lesquelles une offre de licence est proposée au demandeur sont fixées par voie réglementaire".
tass_, le 22/11/2010 - 16:15
Mais désolé, refuser de donner des informations publiques (comme : un compte-rendu d'un débat à l'Assemblée, un décret de loi, etc...) souvent couvert de mauvaise moralité, ça me semble avoir des relents de système autoritaire.

Tu ne penses peut être pas que c'est important, mais je suis sûr qu'on peut trouver plein de cas pratiques où ça l'est( ne serait ce que pour les décrets de loi).
Hé, je n'ai pas dit que ce n'était pas important, j'ai dit que ce n'était pas assimilable au régime NAZI. Il y a une grande nuance non ?

Je partage tes objections, sur tous les points :
- Si ces données sont publiques, pourquoi les réserver à certaines catégories de personnes ?
- Qui décide des qualifications de moralité requises ?
- Cette notion est-elle même définie ?

Des questions qui seront très certainement soulevées, par l'assemblée et par la justice le cas échéant.
@Anzufvytar

oui ben moi aussi, mes GP m'ont parlé de cette époque (des camps de prisonnier, de l'évasion, de la résistance, de la gestapo et du maquis... ils ont mm échappé de peu à la colonne SS qui rasa ouradour sur glane et mon GP était recherché par la gestapo de 43 à la fin de la guerre et s'il l'avait choppé, je ne l'aurai pas connu - je serai mm pas né, mon père étant arrivé après guerre- parceque ça aurait fini "pan pan" dans un petit bois ou pendu sur la place du village après une séance de question pour un champion façon labyrinthe de pan)... mais on l'a pas vécu... et les points de vue sont subjectifs...

n'empêche qu'il est facile d'identifier un pouvoir totalitaire : l'absence de liberté d'opinion et la restriction des libertés d'expression de l'opinion publique, le tout souvent ficelé dans une morale bourgeoise assez vomitive.

en france, ca passe par la généralisation des procès en diffamation, la levée de l'anonymat pour des motifs bénins, l'inquisition policière et l'identification des "corbeaux", puis l'identification obligatoire pour s'exprimer (ou la professionnalisation forcée des diffuseurs d'informations), la pénalisation du droit humain à la résistance et au refus des contrôles policiers ou mm à la contestation (arrestations arbitraires dans les manifs, GAV pour un oui ou un non, passage devant le juge pour "résistance" lors d'un contrôle de police etc etc) et maintenant par la rétention d'informations nécessaire à tout un chacun pour vivre la démocratie telle qu'elle se doit d'être vécue. le pouvoir en place veut pouvoir vivre son totalitarisme en toute quiétude, avant de préparer le remplacement de la république par un consulat, tellement plus commode pour gouverner sans que la plèbe ne vienne fourrer son nez dans les affaires des grands toutes les 30s...

donc non, on ne vire pas totalitaire, on EST dans une dictature soft, un état policier mou, une république bananière givrée (genre banana split plutôt que banane flambée comme en guinée ou au congo)...
pleindeuss, le 22/11/2010 - 16:43
@Anzufvytar

oui ben moi aussi, mes GP m'ont parlé de cette époque (des camps de prisonnier, de l'évasion, de la résistance, de la gestapo et du maquis... ils ont mm échappé de peu à la colonne SS qui rasa ouradour sur glane et mon GP était recherché par la gestapo de 43 à la fin de la guerre et s'il l'avait choppé, je ne l'aurai pas connu - je serai mm pas né, mon père étant arrivé après guerre- parceque ça aurait fini "pan pan" dans un petit bois ou pendu sur la place du village après une séance de question pour un champion façon labyrinthe de pan)... mais on l'a pas vécu... et les points de vue sont subjectifs...
Subjectif oui, n'empâche qu'on a échappé à aucune colonne de SS et qu'on a pas de tickets de rationnemment ou que sais-je encore.

Facile, tous les exemples de ce que tu cites, on ne les as pas eu récemment en France. Personne n'est exécuté sommairement par la Gestapo (ou organisme assimilé) en ce moment, que je sache.

Alors, il reste possible qu'on soit en chemin vers ça. Honnêtement, je ne crois pas.

pleindeuss, le 22/11/2010 - 16:43
n'empêche qu'il est facile d'identifier un pouvoir totalitaire : l'absence de liberté d'opinion et la restriction des libertés d'expression de l'opinion publique, le tout souvent ficelé dans une morale bourgeoise assez vomitive.
Euh, quoi ? Absence de liberté d'opinion ? Mais on est en train d'exprimer des opinions à l'heure qu'il est !

Restriction de la liberté d'expression ? Mais où ça ? On est en train d'exprimer une critique du gouvernement en ce moment même. Et je t'assure que personne ne va venir supprimer mes posts ou me fusiller chez moi.

pleindeuss, le 22/11/2010 - 16:43
en france, ca passe par la généralisation des procès en diffamation, la levée de l'anonymat pour des motifs bénins, l'inquisition policière et l'identification des "corbeaux", puis l'identification obligatoire pour s'exprimer (ou la professionnalisation forcée des diffuseurs d'informations), la pénalisation du droit humain à la résistance et au refus des contrôles policiers ou mm à la contestation (arrestations arbitraires dans les manifs, GAV pour un oui ou un non, passage devant le juge pour "résistance" lors d'un contrôle de police etc etc) et maintenant par la rétention d'informations nécessaire à tout un chacun pour vivre la démocratie telle qu'elle se doit d'être vécue. le pouvoir en place veut pouvoir vivre son totalitarisme en toute quiétude, avant de préparer le remplacement de la république par un consulat, tellement plus commode pour gouverner sans que la plèbe ne vienne fourrer son nez dans les affaires des grands toutes les 30s...

donc non, on ne vire pas totalitaire, on EST dans une dictature soft, un état policier mou, une république bananière givrée (genre banana split plutôt que banane flambée comme en guinée ou au congo)...
Permet-moi juste de ne pas être d'accord avec ça. Même s'il y a GAV "pour un oui ou pour un non" (personnellement, je n'ai jamais eu affaire à ça, alors que des ouis et des nons, j'en ai fait quelques uns), on a tout de même une justice qui fonctionne plutôt bien (et oui, je suis conscient qu'il y a des lois injustes, des jugements hâtifs, etc, je ne vais pas m'amuser à nier tous les problèmes qui existent en France, ils existent).

Comme je le dis juste au dessus, je suis conscient qu'il y a des problèmes en France. Il n'y a pas de dictature puisqu'on a encore séparation des pouvoirs (oui, je sais que l'assemblée est du même parti que l'exécutif, n'empêche que si l'exécutif déconne "trop" fermement (en demandant les pleins pouvoirs par exemple), le législatif ne suivra pas. Par ailleurs, le pouvoir judiciaire reste très globalement indépendant).

Après si tu considères que s'il y a des lois, alors on est dans une dictature, alors va falloir relire tes cours de philosophies sur la relation entre liberté et loi.
@Anzufvytar

ben quand un "hou la menteuse" fait débarquer les flics chez toi ou t'envoie devant un tribunal, je considère que, oui, la démocratie est en berne...

d'un autre côté, la démocratie française est une belle farce... à part avec le front populaire, il n'y a jamais eu de démocratie en france... ploutocratie oui, régime militaire oui, monarchie oui, démocratie, non.

enfin, y'a pas mal de coins en france, où si t'es jeune et pas fringué petit bourgeois, tu as intérêt à détaler lorsque tu vois des flics débarquer... et si en plus t pas blanc... bonjour les emmerdes. drôle de démocratie n'est ce pas ?

ne reparlons pas des exemples sus-cités où l'opinion du peuple (démos) est bafouée et où le pouvoir judiciaire ne sert qu'à faire taire la contestation, comme dans tout état totalitaire qui se respecte (comparution immédiate de manifestants - donc sans avocat - piochés au hasard de la promenade des patrouilles de crs et de la bac, interpellations musclées et GAV arbitraires, encerclement des manifestants, gazage et matraquage, non assistance à personne en danger (lyon bellecourt), menace sur la population par personnes représentant la force publique etc etc). ne parlons pas de ce jeune versaillais, mis en examen pour "défense d'un bébé en poussette contre les flashballs de la police et les lacrymos"... s'il n'avait pas été là, le bébé serait mort ou mutilé à l'heure qu'il est, par la police (qui ne sera pas inquiété, le jeune, lui, risque la prison).
@pleindeuss

Peindre un tableau noir de la France ne va pas spécialement me convaincre.

Là encore, je n'ai pas dit qu'en France tout était rose et bien, que tout était rigolo, qu'il n'y avait aucun problème.

Il y A des problèmes en France, je le reconnais. Je fais juste la différence entre "il y a des problèmes" et "nous vivons dans un régime totalitaire où on se fait taper au moindre pet de travers".

Une nuance très subtile sans laquelle aucune discussion n'est possible car tous les régimes sont totalitaires selon ta définition. Certains le sont juste légèrement moins que d'autres.

En France, j'ai l'impression qu'on est quand même largement du bon côté de l'échelle.

Juste pour réagir a un truc. "Comparution immédiate [...] donc sans avocat" => C'est faux, c'est du commis d'office ou le prévenu peut appeler son avocat, mais il y a possibilité d'avoir un avocat. Le contraire serait extrêmement grave et aurait entraîné des réactions extrêmement vives de la part des avocats à mon avis. (Note que le prévenu a le droit de ne pas se faire assister d'un avocat, mais la procédure est juste nulle s'il lui est refusé (ou qu'il ne lui est pas proposé) un avocat.
Il ne faut pas forcément rechercher le point commun entre toutes les dictatures passées.

Il vaut mieux analyser notre gouvernement/politique actuel pour se faire une juste opinion. L'analyse c'est à vous de la faire.

Quand des journalistes se font voler leurs pc portables juste avant un procès et que personne ne lève le petit doigt.... je ne sais pas si on peut parler de démocratie. Prochaine étape??
Anzufvytar, le 22/11/2010 - 13:56
rotabla, le 22/11/2010 - 12:51
Petit à petit le Reich fait son nid, et merde aux moutons invoquant Godwin et faisant le lit des liberticides.
Le mouton t'emmerde.

Et te conseille d'ouvrir un livre d'Histoire, à l'occasion.

Je ne cautionne pas les actions de notre gouvernement. Mais il ne faut pas tomber dans l'excès inverse et dans le "liberticide => Reich => tous dans les camps". C'est insultant pour les gens qui ont vraiment souffert cette époque, en plus.

J'ai compris.
Tant qu'ils portent pas des uniformes à croix gammées, tout va bien, c'est ça ?

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