Microsoft défend le cloud computing sous l'angle écologique
Julien L. -
publié le Vendredi 05 Novembre 2010 à 17h11 -
posté dans Société 2.0
L'émergence de l'informatique dans les nuages pose l'enjeu de l'empreinte environnementale des centres de traitement des données. Une récente étude commandée par Microsoft et menée par Accenture laisse entendre que le cloud computing permet de réduire significativement les émissions carboniques.
La firme américaine a donc un intérêt certain dans ce secteur. En effet, elle peut fournir des solutions clé en main à diverses sociétés et monétiser différentes offres. Évidemment, ces centres de traitement de données nécessitent une puissance énergétique importante dans la mesure où leur consommation est particulièrement élevée. En conséquence, l'empreinte carbone de ces data centers est l'un des enjeux de l'informatique dans les nuages. Selon une étude commandée par Microsoft et menée par le cabinet de conseil Accenture, l'externalisation de certaines tâches vers le "nuage" permet réduire les émissions carboniques d'au moins de 30 % par rapport au maintien de ces tâches sur la propre infrastructure de l'entreprise. À en croire le responsable stratégique environnemental chez Microsoft, le cloud computing aurait des avantages certains. Pour obtenir ce résultat, le communiqué de presse de Microsoft explique que l'enquête s'est appuyée sur la méthodologie standardisée de Global eSustainability Initiative (GeSI). dont Microsoft est membre avec de nombreux autres industriels de l'univers des télécommunications. Notons néanmoins que la WWF participe également au GeSI comme membre associé. L'énergie utilisée et les émissions carboniques ont été mesurées à la fois pour des tâches informatiques réalisées sur une infrastructure locale et dans le cloud computing. "Les résultats suggèrent que pour des applications aussi généralisées et communes que l'e-mail, le partage de contenus ou la gestion de la relation avec le client, le cloud peut permettre une réduction significative des émissions de carbone". Toujours selon l'enquête, l'étude s'est intéressée à l'empreinte environnementale des serveurs, des réseaux et des infrastructures de stockage de trois entreprises composées respectivement de 100 personnes, de 1 000 personnes et de 10 000 personnes. La première a vu une réduction des émissions carboniques de 90 %, la seconde de 60 à 90 % et la troisième de 30 à 60 %. Si Microsoft se félicite de ces résultats, des organisations spécialisées dans la défense de l'environnement sont beaucoup plus circonspectes. Et c'est un euphémisme. Greenpeace considère que le développement du stockage des donénes des utilisateurs sur des serveurs distants reliés entre eux entraîne un problème majeur d'impact sur le climat. Le GeSI a estimé que ces émissions pourraient néanmoins baisser de 15 % dans le secteur high-tech grâce à l'effet combiné d'une amélioration des technologies et d'un usage intensif des énergies renouvelables. Mais ce chiffre, tout comme l'étude commandée par Microsoft, présentent un profil forcément avantageux vis-à-vis de leurs intérêts. Et l'adoption des énergies renouvelables comme source énergétique n'est pas rapide, étant plus chères que le charbon ou le nucléaire. À l'heure actuelle, la consommation des data centers est d'au moins 330 millions de KWh. Celle-ci pourrait dépasser le milliard d'ici 2020. Signe que l'informatique dans les nuages va se développer dans les années à venir. Au-delà de la question écologique, d'autres problématiques sont intimement liées au cloud computing, et doivent trouver des réponses convaincantes. En déplaçant ses données à l'extérieur de l'entreprise, les responsables doivent avoir confiance dans la société en charge de l'hébergement. En particulier pour les données les plus sensibles. D'autres difficultés peuvent survenir. Il n'est pas impossible d'imaginer une attaque informatique contre un data center, un piratage de données ou un quelconque évènement du même acabit. Ces problématiques se posent également pour les utilisateurs. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Microsoft défend le cloud computing sous l'angle écologique»
Mais en revanche, le cloud computing permet une économie d'échelle sans précédent, et donc également une économie d'énergie.
Dès que l'on aura des solutions de sécurisation des liens suffisamment difficilement cassable, là ça pourra prendre sont réel envol ( pe des liens fibre direct ) Les grandes compagnies qui se soucient de l'environnement, je n'arriverai jamais à y croire, sauf si ça peut augmenter le chiffre d'affaire.
RoadRash, le 05/11/2010 - 18:14 Les grandes compagnies qui se soucient de l'environnement, je n'arriverai jamais à y croire, sauf si ça peut augmenter le chiffre d'affaire.Ben, RoadRash, si les grandes firmes peuvent être convaincues que c'est leur intérêt de respecter l'environnement, c'est la meilleure façon de faire avancer les choses. Les grands discours et les grandes causes laissent indifférents les décideurs fixés sur le concret, mesurable, bornés au point d'ignorer le long terme. Pas le choix, hein :-| -- Sinon, @ Mindo, si je peux juste suggérer une remarque, pourquoi pas un peu "d'évangélisation", en mentionnant le fait qu'à la base les efforts sont aussi à faire par les utilisateurs, par exemple en choissant des hôtes faisant un effort de responsabilité. Par exemple, il y a des hébergeurs comme hostgator.com qui ne font appel qu'à de l'électricité renouvelable, etc... Petite info au passage : Le datacenter de Microsoft pour la solution AZURE (à base d'Hyper-v d'ailleurs il me semble) et situé je ne sais plus ou au USA (désolé, j'ai pas retenu... :-/), utilise le barrage situé à quelques KM comme source principale (et unique ?) d'énergie, donc, dans le principe d'énergies renouvelables, on fait pour le coup pas beaucoup mieux :-p
"l'étude s'est intéressée à l'empreinte environnementale des serveurs, des réseaux et des infrastructures de stockage de trois entreprises composées respectivement de 100 personnes, de 1 000 personnes et de 10000 personnes."
[...] "En déplaçant ses données à l'extérieur de l'entreprise, les responsables doivent avoir confiance dans la société en charge de l'hébergement. En particulier pour les données les plus sensibles." Attention à ne pas oublier l'infrastructure réseau entre l'entreprise et le datacenter. Certes ces infrastructures sont gérées par des FAI (ou une ligne louée dédiée), et non par ces 3 entreprises, et elles sont là et consomment même si elles n'utilisent pas le cloud. Mais avec ces équipements réseau qui se multiplient, on consomme globalement de plus en plus. Ces réseaux externes pourraient être aussi une source de risque. En cas de panne chez les FAI, l'entreprise se retrouverait coupée de ses données. En tous cas pour le reste l'étude est intéressante. Cela montre que des petits serveurs locaux semblent moins efficients que les machines de certains datacenters. Après il faut placer les data center là où l'énergie produite pourrait être réutilisée (par exemple chauffage, eau chaude, etc etc)
En fait il faut réfléchir en global et pas faire comme Greenpeace toujours crier au loup. Même si Microsoft à des intérêts financiers dans l'affaire (mais c'est le but de toute société) le cloud peut être une grande source d'économie pour les entreprises. RoadRash, le 05/11/2010 - 18:14 Les grandes compagnies qui se soucient de l'environnement, je n'arriverai jamais à y croire, sauf si ça peut augmenter le chiffre d'affaire.Un peu comme le quidam qui achète une voiture "écologique" parce qu'elle ne va consommer que 5 l/100km en moyenne contrairement à la voiture de base qui en consomme 10... Ca lui coutera beaucoup moins cher en essence. |
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