Une étude canadienne a mis en lumière l'impact de la pratique du jeu vidéo sur certaines tâches visuo-motrices. Contrairement aux autres individus, les joueurs utiliseraient davantage le cortex préfontal pour les accomplir.

La pratique du jeu vidéo semble décidément pleine de vertus ! Ces dernières années, plusieurs études se sont intéressées à l’impact de ce hobby sur les capacités cognitives des joueurs. Si les jeux vidéo n’améliorent pas l’intelligence à proprement parler, ils favorisent néanmoins le développement de certaines facultés bien précises. Au point d’agir jusque dans des domaines particulièrement complexes, comme la chirurgie.

Cette semaine, PC World s’est fait l’écho d’une enquête menée par des chercheurs canadiens sur la motricité impliquant le geste de la main et les yeux. D’après les conclusions du document, le jeu vidéo a entraîné le cerveau pour gérer des tâches visuo-motrices complexes. Un entraînement qui serait particulièrement intéressant dans certains domaines de la santé, comme la coelioscopie, où l’utilisation d’un écran est indispensable pour ausculter et soigner un patient.

Vingt-six personnes d’une vingtaine d’années ont participé à l’expérience Les treize premiers ont joué aux jeux vidéo pendant trois ans au rythme minimum de quatre heures par semaine, tandis que les treize autres ne se sont quasiment pas intéressés à ce loisir. Ensuite, ils ont dû effectuer un certain nombre de tâches visuo-motrices pour évaluer l’impact du jeu vidéo sur leur activité cérébrale.

Les personnes non-joueuses ont tendance à utiliser le lobe pariétal pour résoudre les tâches demandées. Cette zone est notamment impliquée dans les modalités sensorielles, de l’attention et de la perception de l’espace.

À l’inverse, les sujets joueurs ont plus souvent activé le cortex préfrontal, une zone du lobe frontal. Cette région du cerveau, qui a fortement évolué au fil de l’évolution, est responsable des fonctions cognitives comme par exemple le raisonnement ou les fonctions exécutives.

Comme le font remarquer nos confrères, l’étude est cependant muette sur les jeux utilisés dans le cadre de cette étude. Nous ne savons pas si les sujets ont joué à un genre bien précis, comme un FPS ou un jeu de simulation, ou s’ils ont eu la possibilité d’être confrontés à plusieurs genres différents.

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