Le roaming n'a décidément pas bonne presse du côté de la Commission européenne. Après avoir obtenu un plafonnement de facturation pour l'itinérance mobile sur les appels vocaux, l'exécutif européen veut réduire l'écart entre le prix réel du service et la tarification appliquée par les opérateurs.

Près d’un an après sa nomination au poste de commissaire européen en charge de la société de l’information, Neelie Kroes continue de s’activer sur le front du numérique. Cette fois, ce sont les tarifs de l’itinérance mobile, plus connu sous le terme anglais de roaming, qui sont sont dans le collimateur de la Commission européenne. En effet, Neelie Kroes considère que cette pratique est « dépassée« .

« L’examen de la Commission européenne sur l’itinérance mobile doit chercher la source du problème et les solutions possibles » a-t-elle déclaré, dans des propos repris par Reuters. Il y a une « absence d’un marché vraiment concurrentiel unique pour tous les aspects liés aux services de télécommunications en Europe » a-t-elle également souligné.

« Je vais évaluer les barrières structurelles, économiques et juridiques » a-t-elle indiqué, avant de prévenir qu’elle n’hésitera pas à « proposer des mesures nécessaires pour les surmonter« . Auparavant chargée de la concurrence, Neelie Kroes n’a pas hésité à infliger des amendes conséquentes pour les entreprises ne respectant pas la législation européenne. L’an dernier, Intel fut condamné à 1,06 milliard d’euros pour abus de position dominante.

Au regard du marché commun de l’Union européenne, Neelie Kroes considère que la facturation mobile doit être réalisée en fonction du type de données – voix, messages ou données (data) – et doit reposer sur le coût réel de la fourniture d’un tel service. L’objectif étant de faire en sorte que les prix réels et la tarification choisie par les opérateurs tiennent dans un mouchoir de poche.

Ce n’est pas la première fois que la Commission européenne se penche sur les tarifs des opérateurs mobile. Il y a quelques années, l’ancienne commissaire en charge de la société de l’information, Viviane Reding, avait exigé que les opérateurs baissent leur prix. Elle avait notamment obtenu un plafond de facturation pour l’itinérance sur les appels vocaux.

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