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Le fondateur de Wikipédia croit dans les applications payantes pour sauver la presse

Julien L. - publié le Mardi 07 Septembre 2010 à 14h30 - posté dans Société 2.0

Le fondateur de Wikipédia, Jimmy Wales, a évoqué la situation de la presse en ligne lors d'un entretien avec l'Associated Press. Selon lui, les applications payantes pourraient soutenir financièrement les médias se développant dans la sphère numérique. Cette solution serait plus efficace que la mise en place d'un péage payant à l'entrée des sites web.

Ces dernières années, Rupert Murdoch a régulièrement reproché à Google de vampiriser l'activité numérique de la presse internationale avec son service Google Actualités. D'après le magnat des médias, la firme de Mountain View se permet d'enregistrer d'importantes recettes publicitaires sous couvert de délivrer de l'information gratuitement aux internautes avec son agrégateur.

En guise de représailles, l'homme d'affaires décidait fin mai de verrouiller certains titres de la presse britannique, comme The Times et son édition dominicale le Sunday Times, pour qu'ils ne soient plus accessibles sur Google News. En conséquence, les internautes intéressés par les articles développés dans ces journaux doivent s'inscrire et débourser une livre sterling pour accéder au site.

Le modèle économique misant sur un péage à l'entrée d'un site d'actualités n'a cependant pas eu l'effet escompté. En juillet dernier, Reuters a cité des chiffres de Experian Hitwise indiquant une véritable dégringolade de l'audience de ces sites. Un tiers du trafic généralement constaté sur The Times et le Sunday Times s'est évaporé, et la chute aurait pu être encore plus lourde.

D'ailleurs, peu de journaux ont repris la stratégie de Rupert Murdoch. Si certains sites d'actualités proposent une partie de leurs contenus derrière un accès payant, la majorité des informations reste accessible gratuitement. "Les gens ont pris l'habitude d'obtenir du contenu sans payer" avait déclaré Gordon Brown, l'ancien premier ministre britannique.

Quelle sera la solution pour la presse en ligne ? Pour le fondateur de Wikipédia, le salut pourrait venir des applications mobiles. Dans un entretien accordé à l'Associated Press, Jimmy Wales a défendu le modèle des applications payantes comme une des solutions pouvant aider la presse à exister durablement dans la sphère numérique.

"Le modèle des applications [...] offre des possibilités nouvelles et intéressantes pour les journaux" a-t-il ainsi déclaré à l'occasion d'un forum organisé en Italie. L'émergence de boutiques en ligne de premier plan comme l'App Store, l'Android Market ou le Kindle Store doit permettre la création de nouvelles sources de financement pour la presse, plus efficaces et plus rentables que les péages à l'entrée des sites web.

Cependant, même avec le concours des plates-formes légales de téléchargement, la presse devra entreprendre une mutation conséquente pour développer de la valeur ajoutée autour de l'information. Fin mai, l'Associated Press avait constaté que la seule reprise des communiqués ne suffisait pas à générer une audience importante.

À l'inverse, les sujets traités en profondeur, avec une vérification immédiate des informations (fact-checking), sont beaucoup plus appréciés des internautes. Ces derniers sont plus enclins à les lire, à les diffuser et à revenir par la suite pour consulter d'autres actualités.

Publié par Julien L., le 7 Septembre 2010 à 14h30
 
 
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Commentaires à propos de «Le fondateur de Wikipédia croit dans les applications payantes pour sauver la presse»
 
Un tiers de trafic en moins, ça veut dire que deux tiers des lecteurs payent†ce résultat me semble plutôt excellent s'il peut être confirmé !
Non. Un tiers de trafic en moins, ca ne veut rien dire de plus. Quelqu'un qui revient 10 fois par jour, ca reste 1 utilisateur. quelqu'un qui vient, tombe sur une page qui lui demande de l'argent et s'en va 10 fois dans la journée, c'est toujours un utilisateur.
croustibat, le 08/09/2010 - 09:33
Non. Un tiers de trafic en moins, ca ne veut rien dire de plus. Quelqu'un qui revient 10 fois par jour, ca reste 1 utilisateur. quelqu'un qui vient, tombe sur une page qui lui demande de l'argent et s'en va 10 fois dans la journée, c'est toujours un utilisateur.
Mais quelqu'un qui vient un jour, constate que c'est payant et ne vient plus les autres jours, ce n'est plus un utilisateur.

Quelqu'un qui vient tous les jours lire les résumés (gratuits) des articles pour sa revue de presse est un utilisateur.

Ce qui serait intéressant, c'est d'avoir des statistiques sur le nombre de gens qui paient.
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