Au garage pendant plusieurs semaines, Google a finalement décidé de remettre ses voitures Street View sur les routes. Une décision qui n'a plu à la CNIL. Dans un communiqué, le régulateur explique que cette réactivation est prématurée dans la mesure où les investigations ne sont pas encore terminées.

Les voitures de Street View ont-elles repris la route trop tôt en France ? C’est l’avis de la CNIL, qui a publié hier sur son site web un communiqué appelant Google à freiner ses ardeurs. Pour le régulateur, « la reprise de la circulation des véhicules Google Street View » en France est « prématurée« . La firme américaine avait mis à l’arrêt ses voitures pendant plusieurs semaines, suite à la polémique sur la collecte illicite de données Wi-Fi.

« La CNIL […] a mis en demeure Google de cesser toute collecte de données à l’insu des personnes concernées, de veiller à ne plus collecter de telles données de façon illicite ou déloyale et de lui fournir un certain nombre d’informations sur les modalités de recueil de ces données dans le cadre de Street View » est-il ainsi expliqué, avant de préciser « que les investigations […] ne sont pas terminées« .

Lors de la présentation de son rapport d’activité pour 2009, la Commission nationale de l’informatique et des libertés avait mis en lumière l’enregistrement de certaines données personnelles diffusées sur des réseaux Wi-Fi ouverts. En plus des adresses MAC et des noms de réseau SSID, la CNIL avait trouvé des extraits de mails et d’autres données personnelles, comme des photos.

Google a évidemment toujours affirmé que cette collecte était une « erreur«  issue d’un « bout de code » écrit en 2006 par un ingénieur de la firme. À l’époque, le programme avait pour mission d’analyser les différentes catégories de données circulant sur les réseaux publics. Et lorsque le service Street View a été mis en marche, ce bout de code a été repris dans le programme.

Dans la foulée, la firme de Mountain View a mis à l’arrêt l’ensemble de ses véhicules. D’une part, pour rassurer les différents régulateurs dans le monde et d’autre part pour détruire les données qui ont été accumulées jusqu’à présent. Par la même occasion, Google en a profité pour retirer tout élément dans le code permettant d’enregistrer des données circulant sur les réseaux Wi-Fi.

En juillet dernier, plusieurs semaines après l’arrêt forcé de ses voitures, Google a annoncé que le service allait se remettre progressivement en marche. Hier, l’entreprise américaine a donc indiqué que les voitures de Street View avaient repris leur travail sur les routes de France.

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