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Le piratage, un terme trop sexy selon un syndicat d'artistes

Julien L. - publié le Jeudi 18 Mars 2010 à 17h29 - posté dans Société 2.0

Le pirate est-il trop sexy ? C'est ce que semble penser la responsable de l'International Actors' Federation. Pour elle, le piratage n'est pas un jeu où chacun serait un Johnny Depp en puissance. Non en réalité, il s'agit d'un crime. Mais changer de terminologie va-t-il réellement changer la donne ?

Les ayants droit ne manquent décidément pas d'idées pour lutter contre le téléchargement illégal. Dernière proposition en date, arrêter l'utilisation du terme "piratage" pour évoquer ce phénomène, un mot jugé trop sexy pour sensibiliser efficacement les internautes. Et c'est Agnete Haaland, la présidente de l'International Actors' Federation, qui a très sérieusement appelée à une nouvelle qualification de ce qu'elle considère comme un crime.

"Pour moi, le piratage évoque quelque-chose lié à l'aventure, cela vous fait penser à Johnny Depp" a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. "Nous voulons tous être un peu comme Johnny Depp. Mais nous sommes en train de parler d'un crime" a-t-elle asséné. "Nous devrions changer le terme de piratage", pour utiliser un mot moins glamour et moins porteur pour désigner les adeptes du téléchargement illégal.

C'est plus ou moins la même idée qu'a soutenu le fils de Rupert Murdoch, James, lors du Abu Dhabi Media Summit qui a eu lieu aux Émirats Arabes Unis. "Nous avons besoin de mécanismes d'exécutions et nous avons besoin que les gouvernements jouent le jeu... il n'y a pas de différence entre aller dans un magasin et voler une boite de Pringles ou un sac à main et prendre du contenu [numérique ndlr]. C'est une condition de base pour l'investissement et la croissance économique, et il devrait avoir le même niveau de droits de propriété que ce soit une maison ou un film".

La solution serait donc de non plus parler de pirates mais de voleurs ? Sauf qu'il est très périlleux d'essayer de mettre sur le même plan un bien matériel et un bien immatériel. C'est ce qu'avait expliqué Serge Soudoplatoff lors d'une conférence publique à l'École Normale Supérieure sur la rupture Internet. "Quand on partage un bien matériel, il se divise. Quand on partage un bien immatériel, il se multiplie".

Ainsi, la valeur n'est plus tant dans l'objet en tant que tel mais dans son usage. D'ailleurs, des études vont dans ce sens. Souvenons-nous par exemple de l'étude commandée par le gouvernement des Pays-Bas. Celle-ci montrait que les effets du partage de fichiers et du téléchargement gratuit peuvent avoir un impact très positif pour la société néerlandaise.

Publié par Julien L., le 18 Mars 2010 à 17h29
 
 
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Commentaires à propos de «Le piratage, un terme trop sexy selon un syndicat d'artistes»
 

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De toutes façons quand on "lutte contre" un usage aussi courant et qu'on a laissé prospérer parce qu'on ne croyait pas qu'Internet aurait du succès, on a perdu d'avance.


Personne, même Dame Nature, ne peut "lutter contre" l'évolution naturelle.
Dans l'histoire, on ne peux pas lui reprocher de vouloir remplacer le terme impropre de "piratage" qui n'a étymologiquement rien à faire dans le débat. Tout comme le mot "vol".
Après, placer l'échange illégal de fichiers numériques au même niveau que le meurtre, c'est à dire un crime, ça devrait être un délit :p
Cela fait un moment que le terme de partage sans contre parties financières est accepté. Ca leur fait quoi... 10 ans de retard?
traiter au minimum 70% de la population de criminel, faut oser quand même ;)
Il faut se méfier de ces glissements sémantiques.
Au début, ça fait rire mais ensuite, petit à petit, le nouveau sens imprègne l'inconscient collectif.

Exemple : les "cotisations" sociales qui sont devenues "charges" et qui sont maintenant considérées comme quelque chose par définition trop élevé alors qu'elles servent à financer toute la solidarité de notre pays.

De même, assimiler le pirate a un voleur (alors que le terme est tout à fait impropre puisqu'il s'agit de contrefaçon) permet de faire, justement, des parallèles avec des choses qui n'ont rien voir (fichiers et baguettes de pain)...
voir ici :
http://www.maitre-eo...n-de-luc-besson
mais pour eux, le fait d'être pauvre est un crime contre l'humanité déjà... il est fait histoire d'un groupe de puissant qui ?uvre pour éradiquer -physiquement- les pauvres de la surface de la terre. m'étonnerait pas que ces gens là en fasse partie...
Renommons désormais le piratage en "VIOL de la propriété intellectuelle"
Et punissons ça de la même manière que tout autre viol !

Ah... le bonheur de la démesure...
Quand je pense qu'ils ont inventé le terme "piratage" justement pour nous faire passer pour des brigands sanguinaires... Qu'ils le remplacent par ce qu'ils veulent, on saura se le réapproprier : on ne regarde pas le mot nous, mais la définition qu'il y'a derrière. Et celle-ci est bonne ou mauvaise selon notre jugement, et pas selon une connotation qui se veut universelle.
badmax, le 18/03/2010 - 17:52
Il faut se méfier de ces glissements sémantiques.
Au début, ça fait rire mais ensuite, petit à petit, le nouveau sens imprègne l'inconscient collectif.

Exemple : les "cotisations" sociales qui sont devenues "charges" et qui sont maintenant considérées comme quelque chose par définition trop élevé alors qu'elles servent à financer toute la solidarité de notre pays.

De même, assimiler le pirate a un voleur (alors que le terme est tout à fait impropre puisqu'il s'agit de contrefaçon) permet de faire, justement, des parallèles avec des choses qui n'ont rien voir (fichiers et baguettes de pain)...
voir ici :
http://www.maitre-eo...n-de-luc-besson

un impôt devient une charge lorsque celui ci devient trop lourd ou est inefficacement employé. les cotisations sociales TELLES quelles sont conçues AUJOURD'HUI sont du grand n'importe quoi et ruinent la classe moyenne qui représente la richesse réelle du pays (les riches ne partageant rien du tout, on ne peut pas les inclure dans le compte...).

donc ce sont bien des charges. le jour où la masse des prélèvement et la redistribution des richesses sera correctement rééquilibrée, on pourra parler de contribution.
Sauf que les pirates, c'est en Somalie.
Je propose qu'on parle d'"amateurs de Culture un peu trop partageurs aux goût des Majors", ça sonne plus réaliste...
Et sinon, le terme de "voleur" pourrait nous faire penser à Ribin Hood, faut faire gaffe =p
C'est vrai que violeur (de droit d'auteur) ou criminel, voir assassin (d'artistes) est nettement plus approprié ! ou pas.
Nous savons tous que le *piratage* sur le Web est en réalité du *partage*
"piratage" ressemble aussi à "partage"... Ca aussi ils voudraient peut etre qu'on oublie ?
oui, ils ont tout a fait raison! changeons le mot piratage par : "Entubing" en anglais ca fait plus professionnel

et ceux qui achèterons des dvd's à 30€ ils feront plus de la consommation, mais du Swalloing, encore une fois l'anglais est plus pertinent je pense.
XD
Ptdr. Juste lol.

Le gars a du bosser en tant qu'ingénieur pendant deux ans pour sortir cette conclusion. :D

It
dites moi: c'est qui les criminels:

Car les artistes sur un cd a 9€ ont que 9 centimes je crois dessus....

C'est qui les voleurs, les arnaqueurs, les criminels?

Ceux qui utilisent le talent des autres pour se faire des couilles en or? qui les utilise comme du PQ et jetté une fois utiliséet vidé de tout le jus qu'il arait pu apporter?

Ou ceux qui manifestent contre ça en faisant un pied de nez à ces vilains en (certes ne payant pa l'artiste non plus) mais ne contribuent pas à ce vol...

En achetant un CD, c'est ces voleurs qui sont enrichis..

Biensur que le piratage ce n'est pas bien non plus, je n'incite pas au piratage, mais je pense qu'avant de requalifier ce terme, ils feraient mieux de se regarder et peut etre que le mot crime leur raisonnera dans leur petite boite craniene...si ils se regardent dans une glace..
Et si on changeait Majors, en Escroc ou charognard, ou rentier ? Même signification, mais certes moins glamours.
Un "crime" ? Quelle pauvre imbécile. Même en droit américain, un "crime" ça a une signification. Télécharger un morceau sur Emule, ça n'est pas foutre en l'air quelqu'un en voiture.

Pour l'heure, ça n'est pas un "crime", mais un délit.

Alors si on estime que le terme de "piratage" est trop sexy, on n'a qu'à appeler ça par son vrai nom : "partage".

Et puis les petits jeux sémantiques des puissants, ça commence à gonfler. Alors comme ça, on ne dit pas "vidéosurveillance", mais "vidéoprotection" ? On ne dit pas "piratage", mais "viol pédo-nazi perpétré sur un artiste Universal au bénéfice d'Al Qaida" ?

Moi je parle exclusivement de "vidéoflicage", et de "partage en ligne".

Nous, les vraies gens, ceux qui votent pour ces cons et qui consomment les produits de ces porcs, nous n'allons pas en plus nous laisser confisquer la langue.

On sait trop bien quel usage en fait le néolibéralisme.
il n'y a pas de différence entre aller dans un magazin et voler une boite de Pringles ou un sac à main et prendre du contenu [numérique ndlr]
c'est sûr qu'avec une mentalité pareille les choses ne vont jamais avancer

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