Voilà enfin l’explication pour laquelle le nouveau traité ACAC sur la lutte contre la contrefaçon est classé Secret Défense. Vous ne le saviez pas, mais le piratage finance les activités des plus grands groupes terroristes internationaux, et la lutte contre la contrefaçon est donc devenue une question de sécurité nationale. C’est en tout cas la conclusion d’un rapport commandé par l’Association Américaine des Studios de Cinéma (MPAA), à la Rand Corporation, dont Le Monde livre les conclusions.

Selon le rapport, la vente de DVD pirates est une activité qui peut rapporter un bénéfice « trois fois plus élevé que le trafic de drogues« , avec des disques vendus 9 dollars sur le marché noir alors qu’ils coûtent 70 centimes à fabriquer.

« Une carte du piratage des DVD (fabrication et vente) pointe les pays particulièrement actifs : Bolivie, Brésil, Chine, Colombie, Indonésie, Kazakhstan, Koweït, Lituanie, Malaisie, Pakistan, Roumanie, Russie et Ukraine. Le rapport fournit une liste d’organisations mafieuses ou « gangs » qui ont ajouté le piratage de films à leurs activités criminelles (trafic d’armes et de stupéfiants, prostitution, contrefaçon, racket, etc.)« , rapporte Le Monde. Heureusement, la France n’est pas visée.

Mais « en Italie on retrouve la Camorra ; en Espagne, le Madrid Human Smuggling Ring, en Grande-Bretagne, la Lotus Trading Company ; en Asie, les triades de Hongkong ; au Canada, les Big Circle Boys ; et, aux Etats-Unis, deux groupes mafieux : Yi Ging et Jah Organization« .

« Nous avons trouvé des preuves que les bénéfices du piratage finançaient le Hezbollah« , assure Gregory Treverton, qui a conduit l’enquête.

« Les acheteurs de copies piratées pensent commettre une petite offense, mais c’est faux ! C’est un crime contre la propriété intellectuelle et c’est, donc, comme le montre notre rapport, une question de sécurité nationale« , ajoute-t-il.

Moralité : plutôt que d’acheter des DVD piratés au marché du coin, piratez-les gratuitement sur BitTorrent, vous éviterez de financer les bombes que l’on attache à la ceinture des enfants.

Ou on a mal compris ?

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