Fichier Hadopi exclusif au P2P : la boucle est bouclée

Guillaume Champeau - publié le Lundi 08 Mars 2010 à 10h44 - posté dans Société 2.0

Le fichier Hadopi qui permettra à la Haute Autorité de croiser les relevés d'infractions au droit d'auteur et les données de connexions des fournisseurs d'accès à Internet vise spécifiquement l'utilisation des réseaux P2P. Le Conseil constitutionnel avait pourtant refusé la riposte graduée en 2006 lorsqu'elle se concentrait exclusivement sur ces réseaux pair à pair.

Le gouvernement a publié dimanche au Journal Officiel un nouveau décret d'application de la loi Hadopi, qui vise la création du "Système de gestion des mesures pour la protection des oeuvres sur internet". Il s'agit du fichier Hadopi qui permet de croiser les relevés d'adresses IP de pirates présumés transmis à la Haute Autorité par les ayants droit et les données de connexion des fournisseurs d'accès à Internet. Le fichier doit ainsi permettre à l'Hadopi de garder un historique des infractions présumées pour constater la récidive, et d'obtenir l'identité des abonnés suspectés pour leur envoyer les messages d'avertissements.

Le décret prévoit ainsi que les données d'infractions présumées seront conservées 2 mois s'il n'y a pas eu de suite, 14 mois s'il y a eu l'envoi d'un e-mail, et 20 mois s'il y a eu envoi d'une lettre recommandée. Les FAI devront collaborer volontairement par la signature d'une convention, ou le gouvernement publiera un arrêté pour les y contraindre.

Pour identifier l'abonné, le FAI devra fournir les nom de famille, prénoms, adresse postale et de courrier électronique, coordonnées téléphoniques, et adresse de l'installation téléphonique de l'abonné. De leur côté, les ayants droit doivent fournir une longue liste d'informations relatives à l'infraction constatées :

  • Date et heure des faits ;
  • Adresse IP des abonnés concernés ;
  • Protocole pair à pair utilisé ;
  • Pseudonyme utilisé par l'abonné ;
  • Informations relatives aux oeuvres ou objets protégés concernés par les faits ;
  • Nom du fichier tel que présent sur le poste de l'abonné (le cas échéant) ;
  • Fournisseur d'accès à internet auprès duquel l'accès a été souscrit.
  • Quant aux agents assermentés et agréés dans les conditions définies à l'article L. 331-2 du code de la propriété intellectuelle : Nom de famille, prénoms ; Date et durée de l'agrément, date de l'assermentation ; Organismes (de défense professionnelle régulièrement constitués, sociétés de perception et de répartition des droits ou Centre national du cinéma et de l'image animée) ayant procédé à la désignation de l'agent.

Ainsi le décret vise spécifiquement les "protocoles pair à pair", c'est-à-dire les réseaux P2P. Et partant, il achève de contourner la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2006 sur la loi DADVSI.

Déjà à l'époque, le ministre de la culture Renaud Donnedieu de Vabres s'était chargé d'élaborer un mécanisme de riposte graduée au service des ayants droit, qui visait exclusivement l'utilisation des réseaux P2P avec des peines d'amendes progressives. Mais dans sa décision, le Conseil constitutionnel avait jugé "contraire au principe d'égalité devant la loi pénale, l'article 24, qui, dans le cas particulier de l'utilisation d'un logiciel d'échanges " pair à pair ", qualifiait de contraventions des actes de reproduction ou de mise à disposition d'oeuvres protégées qui constitueraient des délits de contrefaçon s'ils étaient commis par tout autre moyen de communication en ligne". Les sages reprochaient au texte de RDDV de viser spécifiquement les réseaux P2P pour créer un régime d'exception au sein des délits de contrefaçon.

C'est cette censure qui a donné l'idée quelques années plus tard de voter la loi Hadopi, dont la riposte graduée ne vise plus officiellement les seuls réseaux P2P mais toute infraction au droit d'auteur réalisée par communications électroniques. De sorte qu'elle est devenue acceptable pour le Conseil constitutionnel. Cependant, le décret ramène à la réalité en visant de fait les seuls réseaux P2P dans les relevés d'infraction. Ce qui n'est pas surprenant puisque sauf à exiger l'installation de mouchards sur les réseaux des FAI, seule l'utilisation des réseaux P2P permet techniquement de relever l'adresse IP des utilisateurs en se faisant passer pour l'un d'entre eux.

Le décret confirme donc, en tout cas, que les utilisateurs de sites de streaming, de serveurs FTP, de newsgroups, de sites de téléchargements (type RapidShare), etc., ne sont pas concernés par la chasse aux pirates.

Publié par Guillaume Champeau, le 8 Mars 2010 à 10h44
 
 
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Commentaires à propos de «Fichier Hadopi exclusif au P2P : la boucle est bouclée»
 

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Apocryphe, le 08/03/2010 - 11:10
Il est loin le bon temps du PARTAGE
Juste une question: Le "PARTAGE" que tu evoque a t'il réellement existé un jour? DAns mes souvenirs, à part peut etre lors de la montée en puissance du reseau ed2k, et encore. Dans mes souvenirs le p2p ca a plutot été leech à gogo d'un coté, et communautés fermées de l'autre, entre autre directconnect, les board warez et autres, et meme dabs ces comunutés, le partage etait loin d'etre desinteressé,
Cette lutte est inutile et injustifiée. Les majors n' ont qu' a revoir leur offres commerciales et on recommencera peut être à acheter. D' ici là je continuerai de boycotter même le p2p (sauf pour le libre).
Kad, le 08/03/2010 - 10:44
Le décret confirme donc, en tout cas, que les utilisateurs de sites de streaming, de serveurs FTP, de newsgroups, de sites de téléchargements (type RapidShare), etc., ne sont pas concernés par la chasse aux pirates.

C'est ce que j'avais dit précédemment. Le téléchargement direct n'est pas visé par Hadopi, car il est tout simplement trop compliqué d'obtenir l'IP d'un Internaute via un tel mode de téléchargement. Ce n'est pas impossible, mais, techniquement, oui, c'est un vrai casse-tête. Forcèment, le P2P est donc le seul mode de téléchargement concerné par l'Hadopi. Ici, relever une IP n'a rien de bien compliquer. N'importe quel utilisateur peut relever une IP, via le P2P.

Cela va-t-il avoir pour conséquences la désertion du P2P par les Internautes français ? Je ne sais pas. Le P2P a tout de même un succès qui ne se dément pas. Une personne qui cherche un fichier n'a pas à aller bien loin sur le Net pour trouver le lien pour le télécharger. De plus, les sites de P2P sont exhaustifs, car le nombre de P2Pistes qui partagent est allucinant : l'Internaute est quasi-certain de trouver ce qu'il cherche. Alors que pour le téléchargement direct, c'est une autre paire de manches. Parfois, c'est carrément chercher une aiguille dans une botte de foin. En effet, avec le téléchargement direct, il faut obligatoirement des liens, et ce n'est pas forcèment facile de les obtenir. Disons, pour généraliser, que le P2P est synonyme de facilité, ce qui n'est pas forcèment le cas pour le téléchargement direct.

Ceci dit, il semble clair pour tout le monde que le "pirate" sera plus en sécurité avec le téléchargement direct... un mode qui, avec le temps, pourrait voir son succès grandir... ce qui serait, bien sûr, un échec pour le gouvernement puisqu'il n'aura réussit, dans ce cas, qu'à obtenir une chose : la migration des "pirates" vers un mode de téléchargement plus sûrs, sans régler les causes du téléchargement illégal.
Des vraies têtes d'emule nos gouvernants ^^ Le cirque s'installe tout doucement, on va bien se marrer quand le spectacle va commencer ! réservez vos places, ça devrait valoir la peine :D
Bon ben voila c'est bien tout ca, donc on s'en fout sachant qu'il n'y a quasiment plus personne sur les P2P .
Et non, on ne va pas contester ce decret AxS/Natsume puisqu'au contraire il nous arrange ces abrutis vont se fixer sur les reseaux P2P que plus personne n'utilise !
Jorj, le 08/03/2010 - 12:29
Et comment ils vont faire si on utilise PeerBlock ?

En quoi ça consiste exactement ? Je ne pense pas que l'IP soit intégralement masquable...
 
Hal13, le 08/03/2010 - 11:30
En fait, c'est plus amusant que ça : il me semble que la loi française (par opposition à la loi anglaise par exemple) dit qu'il est interdit de pousser au crime pour attraper quelqu'un. Or mettre en partage un fichier pour voir qui le télécharge est une incitation...

Il me semble que c'est "on ne peut pas effectuer de délit pour en arrêter un autre"... Ce qui m'a toujours fasciné quand on fonce a 220 sur l'autoroute pour arrêter un chauffard qui roule a 200... pourtant, personne n'a jamais contesté... La loi et son application... C'est valable aussi pour le piège...
Finalemsent, ils interdisent les échanges non commerciaux; ceux du P2P, ou personne ne gagne rien à part un peu de culture en plus. Et se contrefoutent des échanges marchands; comme le direct download par exemple, où certains se font des c.uilles en or sur le dos des artistes (pense par exemple à wawamania).
 
Elbarto83, le 08/03/2010 - 13:49
Bon ben voila c'est bien tout ca, donc on s'en fout sachant qu'il n'y a quasiment plus personne sur les P2P .
Et non, on ne va pas contester ce decret AxS/Natsume puisqu'au contraire il nous arrange ces abrutis vont se fixer sur les reseaux P2P que plus personne n'utilise !

Si personne ne l'utilisait, je pense que personne n'en parlerait içi ou personne ne se plaindrait (perso, je ne débat pas sur les copies K7 audio ou VHS).

Le P2P type ed2k est facile à utiliser pour n'importe quel néophyte et il suffit de lancer une recherche pour se rendre compte qu'il y a encore beaucoup, mais alors, beaucoup d'utilisateurs malgrè ce qu'on veut nous faire croire (pour nous inciter à ne pas l'utiliser???). HADOPI, que je ne défends pas, veut lutter contre cela et surtout cette certaine aisance d'utilisation (en traitant les utilisateurs du P2P de "crétins décérébrés" au passage puisque "aisément repérables" --> ca ne vous semble pas louche ?).

Tout cela ne bloquera pas (du moins n'est pas censé) l'utilisation légale du P2P. Le problème est surtout dans l'erreur de relevé de l'IP et la bonne foi du téléchargeur qui tombe sur un fake. Je prends pour exemple l'autre jour, je cherhais une documentation sur des recettes pour régime et sur 90% des fichiers de recettes que j'ai chargé, je me suis tapé un .exe vérolé en lieu et place des dites recettes. Comme les fichiers font que quelques MO, il est difficile de surveiller à chaque mise en download si le fichier est bien celui qu'on veut charger... On se retrouve non seulement en position de téléchargement "illégal" mais qui plus est, on le partage !

Les connections risquent donc de se crypter un maximum dès qu'Hadopi sera définivement en place et à moins d'interdire les connexion chiffrées (qui risque de poser quelques problèmes bancaire même si le chiffrement est faible), cela va nous mettre un beau bordel du coté de la surveillance de la vrai cybercriminalité.

Ca fait des années qu'on le dit...
Je dois faire une constatation quand même, depuis la promulgation d'Hadopi, le P2P va plus vite ... les leechers auraient-ils désertés ?
Kad, le 08/03/2010 - 10:44

Pour identifier l'abonné, le FAI devra fournir les nom de famille, prénoms, adresse postale et de courrier électronique, coordonnées téléphoniques, et adresse de l'installation téléphonique de l'abonné. De leur côté, les ayants droit doivent fournir une longue liste d'informations relatives à l'infraction constatées :

Date et heure des faits ; Adresse IP des abonnés concernés ; Protocole pair à pair utilisé ; Pseudonyme utilisé par l'abonné ; Informations relatives aux œuvres ou objets protégés concernés par les faits ; Nom du fichier tel que présent sur le poste de l'abonné (le cas échéant) ; Fournisseur d'accès à internet auprès duquel l'accès a été souscrit. Quant aux agents assermentés et agréés dans les conditions définies à l'article L. 331-2 du code de la propriété intellectuelle : Nom de famille, prénoms ; Date et durée de l'agrément, date de l'assermentation ; Organismes (de défense professionnelle régulièrement constitués, sociétés de perception et de répartition des droits ou Centre national du cinéma et de l'image animée) ayant procédé à la désignation de l'agent. Ainsi le décret vise spécifiquement les "protocoles pair à pair", c'est-à-dire les réseaux P2P. Et partant, il achève de contourner la décision du Conseil constitutionnel du 27 juillet 2006 sur la loi DADVSI.


Pour les spécialistes, j'ai une question qui me vient à l'esprit :

Comment ces miliciens de l'Hadopi feront-ils pour reconnaitre le fameux "marquage" et donner les "informations relatives au oeuvres ou objets protégés téléchargées concernés par les faits", lorsque les fichiers en question seront des fichiers .rar, des images disque ou autres fichiers compressés ? Lesquels peuvent en outre être protégés par un mot de passe ...

Seront-ils obligés de télécharger l'intégralité du fichier eux-mêmes ? Et de faire sauter la protection s'il y en a une ?

Si tel est le cas, il va leur falloir du temps et de l'espace disque pour y parvenir ...



:rolleyes:
Rapidshare a son siège social en Suisse et Mégaupload à Hongkong, encore des délocalisations lol
Winael, le 08/03/2010 - 11:14
Ce qui veut dire que les sociétés de surveillances des ayants droits vont être obligés de partagés pour constater les infractions... et dans ce cas de mettre à dispo des fichiers..

En fait, c'est plus amusant que ça : il me semble que la loi française (par opposition à la loi anglaise par exemple) dit qu'il est interdit de pousser au crime pour attraper quelqu'un. Or mettre en partage un fichier pour voir qui le télécharge est une incitation...

Ca va au delà de ça ama: Ce que tu dis vaut pleinement pour, par exemple, le trafic de drogue. Aux usa, les flics ont le droit de participer au trafic, de proposer de la dope, etc, dans le cadre d'une enquête, et en France non. Mais la drogue est intrinsèquement illicite, le fait de se procurer du crack est interdit dans tout les cas. Dans le cas de fichiers sous copyright, ce n'est pas le download de tels fichiers qui est interdit (sinon, on serait en faute en cas de téléchargement depuis le site de la Fnac !). Ce qui est interdit, c'est de DL un fichier copyrighté depuis une source illicite (c'est à dire qui n'avauit pas de droit de mise en partage).
A partir du moment où des majors mettraient eux mêmes en place des honeypots où ils uploaderaient leurs propres oeuvres, la source deviendrait licite (les majors disposent bien du droit d'uploader les oeuvres dont ils détiennent les droits...)et le fait e downloader à partir d'eux devienrait licite, que ce soit en France, en GB ou aux USA.

En gros, ces honeypots ne serviraient qu'à "blanchir" les downloads qui, sans eux, auraient été illicites...
Le fait de mentionner "pair à pair" signifie surtout qu'il fallait bien nommer cette "chose" sur lequel nous partageons. Pour eux, très certainement qu'Usenet appartient à cette catégorie. Si ils ne le surveilleront pas, c'est surtout qu'ils n'en ont pas les moyens, pas qu'ils ne le veulent pas.

Ensuite en lisant tout ce qui touche à la loi, il n'y a rien qui laisse penser qu'ils utiliseront des "honeypots". Diffuser avant les "pirates" une copie d'un film c'est pas trop leur but et ça serait plutôt cocasse. Surtout que pour attraper du monde pas besoin de faire ça, il suffit de se mettre en partage sur les fichiers des dits pirates. Et oui ils auront une autorisation des ayants droits pour le faire, mais juste pour eux, faut pas rêver.
monsieur Guillaume Champeau vous avez soreti une anerie

La loi harnaquedopi qui se base sur le principe du surveille les autre ou sinon c'est toi qui sera puni, doctrine bien connu de tout bon dictateur ne vies nullement L'AUTEUR PRESUME DES FAIT mais le TITULAIRE DE LA LINGE pour ne pas avoir "cafté le nom" du fautif sous couver de non sécurisation a ce tire quesque une négligence caractérisée? et quesque que sécurise une connexion internet?

Nom du fichier tel que présent sur le poste de l'abonné (le cas échéant) ;

Encore du novleng car IMPOSSIBLE DE SAVOIR QUI ce trouve DERIERE LE ROUTEUR et/ou le PC etc. allez zou et une et deux poubelle!

Pour la petite histoire ils (les cona********) qui ont pondu ce texte ont dans leur délir fumistes ciblé le seul mécanisme SANS VALEUR ECONOMIQUE PROPRE car rapidshare et autre ne sont pas des asso loi 1901.
lionel, le 08/03/2010 - 13:08
Apocryphe, le 08/03/2010 - 11:10
Il est loin le bon temps du PARTAGE
Juste une question: Le "PARTAGE" que tu evoque a t'il réellement existé un jour? DAns mes souvenirs, à part peut etre lors de la montée en puissance du reseau ed2k, et encore. Dans mes souvenirs le p2p ca a plutot été leech à gogo d'un coté, et communautés fermées de l'autre, entre autre directconnect, les board warez et autres, et meme dabs ces comunutés, le partage etait loin d'etre desinteressé,

Honnetement j'ai dans ma vie personnelle, je n'ai partagé qu'une seul fois aux anonyme (donc pure partage desinteressé) c'est sur internet, à travers des forums tehcnique (partage de connaissance) ou avec eMule (partager de zik) qui me semblait etre un soft super simple à prendre en main pour partager (drag & drop dans le répertoire quoi)

Mais bon clairement eMule a été formidable mais n'a pas su vraiment évoluer pour toute les raisons que tu as cité. Mais dans les fait ca a plutot bien marché, il faut juste quelques innovation et ajustement sans doute...

Peut etre que stealthnet ou autre P3P vaincront...
Ne pas oublier les F2F et autres lesquels, je me suis laissé dire, faisaient plusieurs jumps pour arriver au destinataire...
moi je ne partage plus depuis un moment via la mule je suis uniquement sur le p3p est la mule risque va en prendre un coup sa c'est sur on na jamais voulue changer j'attand les premier jugement on va bien se rigoler :)
Natasha, le 08/03/2010 - 14:16
Pour les spécialistes, j'ai une question qui me vient à l'esprit :

Comment ces miliciens de l'Hadopi feront-ils pour reconnaitre le fameux "marquage" et donner les "informations relatives au oeuvres ou objets protégés téléchargées concernés par les faits", lorsque les fichiers en question seront des fichiers .rar, des images disque ou autres fichiers compressés ? Lesquels peuvent en outre être protégés par un mot de passe ...

Seront-ils obligés de télécharger l'intégralité du fichier eux-mêmes ? Et de faire sauter la protection s'il y en a une ?

Si tel est le cas, il va leur falloir du temps et de l'espace disque pour y parvenir ...
:rolleyes:

Oui ils sont obligés de télécharger un fichier pour savoir de quoi il s'agit.
Sinon au tribunal ils vont se faire lyncher en règle par le juge.
Imagnez un peu l'avocat de la défense sortir : "Mon client monsieur X à télécharger le film les.vacances.de.grand-mère.Xvid-Truefrech.avi avez vous une preuve que le film téléchargé correspond bien au film sortie en salle? Non...
Donc vous accusez mon client de téléchargement illégal mais vous n'avez pas vérifié préalablement la licité du contenu...
Donc vous n'avez pas de preuve que mon client à commit un acte répréhensible.
Donc les faits reprochés à mon client ne sont pas constitués.
De fait, votre honneur je demande la relaxe pour mon client."
  Bonjour,

Longtemps que j'avais pas posté sur Numérama.

Mais là je suis quand même "légèrement" choquée par certains commentaires sur cet article et quelques autres sur le même sujet.          

Vous vous croyez à l'abris lorsque vous "commentez"...en "vrac"...

"Ben c'est pas mon problème, je préfère payer pour être tranquille, le P2P est mort vive les solutions payantes...suis à l'abris moi, c'est pas comme ces "quiches" de Mmne Michu sur les mules.

De toute façon je regarde en streaming ce qui m'intéresse, et puis je vais regarder la télé un peu plus...etc..."

C'est un résumé, hein...tous ne disent pas çà...mais une très grande majorité, quand même.

_________________________________

Vous n'êtes à l'abris de RIEN...les injections d'IP vont être massives.
Vous serez comme les autres quand le faux positif tombera sur vous, je me marre d'avance^^.

Le P2P était un protocole simple et accessible à tous...sûrement ce qui vous ennuient, vous qui vous prennez pour des geeks..MDR!

Les logiciels de sécurisation, même minables (c'est certain qu'ils le seront ...et impossible à caser dans un Mac ou un GNU Linux...d'ailleurs quel linuxien acceptera de mettre cette daube dans sa machine?..Pas moi en tous cas!)

Vous êtes même prêts à les acheter pour les mettre sur un Winds en croyant naïvement que celà va vous permettre de continuer à engraisser les porcs qui montent des sociétés bidons et se font du fric en imposant (merci HADOPI) le téléchargement ILLEGAL ET PAYANT.

_________________________________

Remarque dans l'ensemble, les blogueurs du dimanche l'ont pas volé...eux qui ont voté Sarkozy ou mieux encore... se sont abstenus (style, "ah c'est jamais qu'une voix, alors" ).

Venez-pas vous plaindre le jour où le mail tombera sur vous.

L'égoïsme est le propre de la majorité des internautes, vous ne faites pas exception à la règle en préférant faire de l'humour plutôt que de vous bouger pour trouver des solutions alternatives et libres!

Les projets style ODEBIAN vous font marrer...inventez autre chose, si vous êtes si malins que çà.

Çà vous évitera la surprise de recevoir, d'un coup, d'un seul...1,2, XXX mails plus une recommandée...dans une boite mail que vous n'ouvrez jamais (là les quiches c'est vous ...)

Parce que Mme Michu, non seulement elle l'ouvre sa boite mail....mais elle se sert du navigateur Orange par exemple...la pauvre.
C'est pas top...mais au moins elle le lira son "courriel" 
_________________________________

Boycottez, toutes ces merdes qu'on nous impose...même à la télé, surtout à la télé!

Les infos pourries, les films français et autres musiques toutes plus HADOPISTES les unes que les autres...les merdes américaines...tout ce dont vous êtes friants.

Ayez ce courage de renoncer quelques mois à ce que vous aimez en douce, sans vouloir l'avouer en public, çà fait pas assez "hacker" ?

Commencez déjà pas comprendre ce qu'est un vrai hacker...lisez le bouquin de Richard Stallman tiens, si vous lisez encore!

_________________________________

Mon post est agressif, je sais!
Vous allez me casser en postant des horreurs...je m'en fous.

J'avais besoin de le dire...et je retourne en Espagne pour ne plus revenir.
D'ailleurs la frontière est fermée, il neige sur le Perthus..et le fantôme d'HADOPI arrive chez nous...on ne va pas y couper non plus!

Merci internautes français, qui nous avez tant aidés il y a deux et demi...et qui continuez allègrement à faire semblant d'ignorer que nous sommes tous concernés!



Avec beaucoup de rancune..

Aintzane


ps il se peut que ce post contiennent des fautes d'orthographes...pas la peine de me le faire remarquer.
Je n'ai pas de correcteur et parle le plus souvent en espagnol ou catalan, sauf sur le forum français où je sévis, je suis en effet une horreur de P2Piste convaincue.
Mais je poste depuis longtemps avec un bon tunnel ssh.^

reps...merci à KAD et à Neuro, (entre autre ^) pour le formidable boulot d'infos fourni depuis plus de deux ans.
Vous n'êtes pas les seuls, PCINpact et quelques autres..merci, car depuis l'Espagne, çà nous donne un peu d'oxygène.


[ Edit météo]...ici on a des coupures d'électricité et il neige sur Barcelone...donc je vous ennuierai plus...on va être coupé.^^
Oui ils sont obligés de télécharger un fichier pour savoir de quoi il s'agit.
Sinon au tribunal ils vont se faire lyncher en règle par le juge.
Imagnez un peu l'avocat de la défense sortir : "Mon client monsieur X à télécharger le film les.vacances.de.grand-mère.Xvid-Truefrech.avi avez vous une preuve que le film téléchargé correspond bien au film sortie en salle? Non...
Donc vous accusez mon client de téléchargement illégal mais vous n'avez pas vérifié préalablement la licité du contenu...
Donc vous n'avez pas de preuve que mon client à commit un acte répréhensible.
Donc les faits reprochés à mon client ne sont pas constitués.
De fait, votre honneur je demande la relaxe pour mon client."
En France on ne dit pas "votre honneur" :france:

Sinon d'après ce que j'ai compris oui en gros ils ont un catalogue d'oeuvres à "surveiller" et :
1. Ils recherchent les copies de cette oeuvre sur un réseau, les téléchargent pour authentifier le fichier correspondant avec son Hash ID sur le réseau
2. Récoltes les IP de tous les peers étant en "partage" sur un fichier ayant le même ID, sans doute avec obligation d'initier le téléchargement

Je ne crois pas qu'ils aient à le finir en entier, donc reste aux juges à savoir si ils sont prêts à baser des preuves sur la seule confiance dans le réseau P2P en question, et la fiabilité de son système d'ID.

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