Il y a tout juste un an, nous avions publié un article sur la pratique des « sextos » qui se répand à travers le monde, et notamment aux Etats-Unis. Il s’agit d’adolescents pour qui la pudeur n’est plus aussi importante que dans les générations précédentes, qui envoient par texto à leurs petit ami des images d’eux-mêmes nus, ou des messages à caractère érotique. Dans une étude menée par MTV que nous avions relayée, 10 % des sondés disaient avoir déjà envoyé des photos d’eux nus par Internet ou par mobile, et 3 % en avoir déjà partagé sur des sites web et réseaux sociaux. Or aux Etats-Unis, les autorités sont bien décidées à enrayer le phénomène avec l’aide de la justice.

Nous avions déjà évoqué le cas de trois adolescents de 14 à 15 ans poursuivis pénalement l’an dernier en Pennsylvannie pour avoir envoyé des sextos. Même chose en ce début d’année en Indiana. Une élève de 13 ans qui s’était fait confisquée son mobile en classe est poursuivie pour possession et exploitation de pédopornographie, parce qu’ils s’étaient échangés avec un autre élève des photos de leur sexe par MMS.

Comme en Pennsylvanie, le procureur a justifié les poursuites par le fait que les photos risquaient un jour de se retrouver sur Internet, et qu’il était donc essentiel de contraindre les jeunes à arrêter ces pratiques. Mais les conséquences de l’arrestation ne sont pas neutres. Les ados condamnés peuvent en effet se retrouver fichés pendant au moins 10 ans sur un registre des délinquants sexuels, avec toutes les conséquences dramatiques que ça peut avoir sur leur vie.

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