Après une année en beta test, le VPN conçu par The Pirate Bay est désormais accessible à tous les internautes. Le service propose de chiffrer entièrement vos connexions et de protéger votre adresse IP contre le paiement d'un forfait de 15 euros par trimestre. De quoi se mettre à l'abri des ayants droit et des autorités, promettent-ils.

Tout au long de l’année 2009, nous avons suivi le développement d’IPREDator, le service de réseau privé virtuel (VPN – Virtual Private Network) mis en place par les administrateurs de The Pirate Bay. Après une longue période de beta fermée à laquelle nous avons participé, le VPN a finalement ouvert ses portes à l’ensemble des internautes ce mois-ci. Comme prévu, l’utilisation du service est facturée 15 euros par trimestre, en échange d’une connexion Internet entièrement chiffrée et anonyme.

Suite à la transposition de la directive européenne IPRED (Intellectual Property Rights Enforcement Directive) dans le droit suédois, les responsables de The Pirate Bay avaient annoncé le lancement d’un réseau privé virtuel associé à un système de proxys. L’objectif était de préserver la liberté des internautes contre les industries culturelles qui ont désormais la possibilité de collecter elles-mêmes les adresses IP des individus suspectés d’enfreindre le droit d’auteur.

Dans les faits, IPREDator va établir un tunnel sécurisé entre votre connxion et les serveurs VPN installés en Suède, permettant de masquer la nature des échanges, des téléchargements et de la navigation d’un internaute. Les avantages sont multiples : si les ayants droit parviennent à récupérer une adresse IP, ce sera celle du VPN et non pas celle de l’internaute. De plus, à supposer que les serveurs soient saisis par la police, aucun historique n’est conservé. Même le fournisseur d’accès à Internet ne peut pas savoir ce que fait un abonné s’il passe par un VPN, puisque IPREDator se substitue complètement au FAI.

Les connexions étant encapsulées, impossible de savoir ce qui relève du peer-to-peer, du streaming, du téléchargement direct, de la navigation ou du jeu en ligne. Donc, les autorités n’ont aucun moyen de faire le distinguo entre les activités légales et illégales. Il est donc impossible de filtrer correctement quoi que ce soit, à moins de tout bloquer ou d’interdire l’utilisation d’un VPN.

Par la suite le VPN devrait supporter d’autres technologies, comme le protocole TLS (Transport Layer Security), en plus de l’actuel protocole d’encapsulation PPTP (Point-to-Point Tunneling Protocol) actuellement utilisé. Pour les initiateurs de ce projet, à l’heure où le législateur durcit la loi pour lutter contre le téléchargement illégal, l’arrivée d’un tel service devrait  » envoyer un signal très clair à nos politiques

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