Mise à jour : les premiers bêta-testeurs ont reçu vendredi un courrier, en suédois, pour leur proposer de débuter le test. Ils sont invités à payer 15 euros pour une période de 3 mois, soit 5 euros par mois, comme annoncé par les créateurs. Soit aucune remise n’est effectuée pour le bêta-test, soit il faut s’attendre à un prix plus élevé pour la version finale.

Annoncé à la fin du mois de mars en pleine polémique sur la loi Hadopi en France, et sur la loi IPRED en Suède qui autorise la collecte des adresses IP, le service de réseau virtuel privé IPREDATOR semble enfin proche de sa mise en route. 15 jours après son annonce par l’équipe de The Pirate Bay, le service avait déjà rassemblé plus de 100.000 inscriptions à la bêta. Depuis ce matin, les inscriptions sont closes.

Pour un coût évalué à 5 euros par mois, IPREDATOR propose aux internautes de faire transiter toutes leurs communications vers un réseau virtuel privé (VPN) qui a le double avantage de masquer l’adresse IP de l’utilisateur, et l’utilisation qu’il fait de son accès à Internet. Seul le propriétaire du VPN peut voir ce qui se passe à l’intérieur, mais nombre d’internautes font une confiance sans réserve aux créateurs de The Pirate Bay, qui ont déjà donné des gages de leur attachement vicéral pour la liberté d’expression. Jusqu’à provoquer de vives polémiques.

Ils ont garanti que l’adresse IP des utilisateurs d’IPREDATOR ne serait pas loggée, tout comme leurs communications qui ne seront pas enregistrées. Ainsi, si les autorités décident de perquisitionner les serveurs du VPN, ils ne devraient trouver aucune trace des activités des utilisateurs.

En France, la loi Hadopi a soulevé un très fort intérêt pour ces solutions de VPN. Un service français est même en préparation, Ipodah, mais il n’est pas prêt à tous les sacrifices. « D’un côté nous ne voulons pas conserver les logs de connexion, c’est à dire la correspondance entre l’adresse IP que vous fourni votre FAI et l’adresse IP que vous fourni IPODAH. Et d’un autre côté nous ne cautionnons pas du tout le crime, tout ce qui est pédo-pornographie sur Internet par exemple, c’est vraiment dégoutant et immoral ! !« , racontent ainsi les fondateurs du service sur leur blog.

Mais alors, comment définir les crimes ou les délits qui justifient des sanctions, et ceux qui ne le justifient pas ? Par son approche extrême, IPREDATOR refuse d’avoir à choisir. Ipodah y songe également. « Après tout, c’est le gouvernement qui force la démocratisation du chiffrement en voulant tout contrôler à outrance« , constatent-ils. Ils sont actuellement à la recherche d’un datacenter aux Pays-Bas. « Avec de la bande passante à prix abordable, et c’est pas évident du tout« .

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