Mission Zelnik : les principales propositions du rapport

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 07 Janvier 2010 à 01h28 - posté dans Musique Numérique

Remis avec plusieurs semaines de retard au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, le rapport Zelnik sur le développement de l'offre légale culturelle en ligne est enfin public. Parmi 22 propositions, le rapport préconise la taxation des revenus publicitaires de Google et des plus gros sites Internet, et l'instauration d'une licence collective pour favoriser l'accès aux catalogues. Ainsi qu'une enveloppe globale de 50 millions d'euros d'aides diverses et variées de l'Etat en faveur, essentiellement, de l'industrie du disque.

Il était très attendu, mais il risque de décevoir y compris les maisons de disques et les studios de cinéma qui l'attendaient les yeux embués d'espoir. Le rapport (.pdf) de la mission Zelnik sur le développement de l'offre légale est relativement timide, et équilibré. C'est assez rare pour être souligné. S'il accentue encore la dépendance des labels aux aides publiques, il met toutefois les pieds dans le plat à l'encontre les majors du disque, mises face à leurs responsabilités.

Avec la riposte graduée désormais adoptée, il est "devenu inexact d'affirmer que le combat contre des services illégaux gratuits serait perdu d'avance parce que déloyal", préviennent les auteurs. Finis les pleurs, il faut agir. "Plutôt que de redouter internet et de chercher à s'y adapter tant bien que mal, il convient de
prendre les devants et d'investir l'univers numérique pour en saisir toutes les opportunités
".

Qualifiée de "facilité" à laquelle il serait impossible de souscrire pour des raisons essentiellement idéologiques, la licence globale est écartée d'emblée par le rapport. Ce n'est pas une surprise, puisque Frédéric Mitterrand avait prévenu qu'il n'était pas question d'étudier cette possibilité. Comme des fuites l'avaient déjà révélé, le rapport écarte également l'idée de créer une taxe nouvelle sur les FAI, qui aurait selon les auteurs un "aspect rédhibitoire en ce qu'elle établit un surcoût pour les consommateurs sans leur apporter le moindre avantage". On ne peut que se féliciter d'une telle franchise, qui traduit l'opposition que nous avions manifesté à toute idée de taxe sans contrepartie (c'est-à-dire sans la création d'un droit à télécharger et partager librement les oeuvres).

En revanche, le rapport préconise un système de licence collective qui mettrait fin notamment aux pratiques de minimums garantis ou d'avances sur recettes exigés par les plus grandes maisons de disques. Ces pratiques permettent actuellement aux majors d'étranger les nouveaux acteurs qui n'ont pas les moyens de payer d'avance quelques millions d'euros, et de choisir les vendeurs de musique en ligne.

S'ils ont refusé de taxer les FAI, les membres de la mission ont cependant trouvé des méthodes détournées, comme une réévaluation à la hausse du taux de TVA sur les abonnements triple-play. Mais ça n'est pour les majors qu'une maigre consolation. Car contrairement à la redevance sur les abonnements que souhaitaient les industries culturelles, les recettes fiscales de la TVA ne sont pas versées à un fonds réparti aux professionnels, mais aux recettes fiscales de l'Etat. Lequel pourra (ou non) les utiliser pour mettre en place toute une série de mesures préconisées par le rapport, dont le coût global s'éleverait à une cinquantaine de millions d'euros pour 2010.

Le rapport préconise aussi la création d'une taxe sur les revenus publicitaires en ligne. L'idée de taxer les moteurs de recherche, Google en tête, a fait son chemin. Puisque la France et l'Europe sont incapables de favoriser l'émergence de grands acteurs de l'internet, autant taxer les sucess stories américaines pour financer ses industries vieillissantes. "Compte tenu de la taille du marché publicitaire sur internet, cette mesure pourrait à terme rapporter une dizaine de millions d'euros par an, acquittés principalement par les grandes sociétés opérant des services supports de publicité en ligne telles que Google, Microsoft, AOL, Yahoo! ou encore Facebook", indique le rapport. C'est tellement plus simple, et tellement plus lâche.

Selon le rapport Zelnik, "les sociétés opérant des services en ligne ont progressivement capté une part importante de la publicité en ligne, sans toujours rémunérer les créateurs comme le font les sociétés éditrices de contenu". Mais le rapport oublie de dire que les "créateurs" qui font vivre Google, Microsoft, AOL, Yahoo ou Facebook ne sont plus les industries du disque, du cinéma ou de l'édition, mais bien les internautes eux-mêmes à travers leurs blogs, forums, et autres sites Internet. Clairement placé dans le colimateur, Google pourrait aussi faire l'objet d'une enquête de l'Autorité de la concurrence, demandée par la mission Zelnik.

Les principales propositions du rapport :

  1. La création d'une carte "Musique en ligne", sorte de Chèque Restaurant adapté à la musique en ligne dont environ la moitié de la valeur faserait prise en charge par l'Etat, donc par le contribuable. La mission préconise que l'Etat y investisse 25 millions d'euros par an.
  2. Une campagne de communication évaluée à 5 millions d'euros, payée par l'Etat, au bénéfice des "services légaux de musique en ligne".
  3. Un renforcement des aides fiscales pour l'industrie du disque, avec un renforcement du crédit d'impôt disque de 12 millions d'euros par an. L'industrie du phonogramme vieille de plus d'un siècle n'arrivant pas à trouver sa place dans l'ère numérique, le rapport propose de la mettre un peu plus sous perfusion publique.
  4. La mise en en place d'une licence collective qui facilite l'accès aux catalogues pour les services de musique en ligne, alors dispensés des lourdes négociations avec les maisons de disques. La mission propose d'étendre aux webradios le régime de la licence légale qui existe déjà pour les radios hertziennes (elles peuvent diffuser ce qu'elles veulent contre le paiement d'une rémunération équitable), et d'inciter les professionnels à mettre en place une licence collective volontaire d'ici la fin de l'année 2010 pour les services de téléchargement et de streaming à la demande. C'est la grande bonne surprise du rapport, qui met les maisons de disques face à leur responsabilité. Faute d'accord, le rapport préconise l'instauration d'une licence obligatoire par la voie législative.
  5. L'extension du prix unique au livre numérique. La mission Zelnik veut aligner le prix des livres numériques sur le prix des livres papier, avec l'extension du régime de 1981 aux e-books identiques à leur version papier ("homothétique"). Pas sûr qu'interdire la concurrence sur le prix soit toutefois le meilleur moyen de lutter contre le piratage... Le rapport appelle également de ses voeux l'extension du taux de TVA réduit (5,5%) aux livres numériques, ce qui semble de bon sens.
  6. Un réexamen des relations entre auteurs et éditeurs. C'est une proposition bienvenue, qui doit inciter le gouvernement à légiférer en faveur d'une meilleure protection des intérêts des auteurs dans leurs contrats avec les éditeurs. Mais le rapport Zelnik est très prudent, et n'avance aucune piste concrète. C'est dire si la route reste longue pour replace l'auteur au centre du droit d'auteur.
  7. La limitation des exclusivités de VOD pour les FAI. L'essentiel de la vidéo à la demande payante est aujourd'hui consommée par les offres présentes sur les box des fournisseurs d'accès à Internet. Mais chaque FAI sélectionne aujourd'hui ses offres, qui ne disposent que d'une partie du catalogue. Le rapport propose donc que la loi "fixe pour (les services de VOD) des principes d'accès non
    discriminatoire aux réseaux de distribution
    ", qui assurent aux éditeurs de services de VOD la possibilité d'accéder à toutes les boxes sans discrimination.
  8. La taxation du domaine public audiovisuel. C'est un vieux serpent de mer qui revient sur le devant de la scène. Le rapport propose de taxer l'exploitation des films tombés dans le domaine public, dont l'exploitation est par nature libre et gratuite, pour abonder un fonds de numérisation des films du patrimoine.
  9. L'augmentation de la TVA sur les abonnements "triple-play" aux FAI, à travers une baisse de la proportion du taux réduit de TVA appliqué actuellement à 50 % des forfaits.
  10. La taxation des revenus publicitaires en ligne, par la création d'une "taxe prenant pour assiette les revenus publicitaires en ligne des sociétés établies dans l'Union européenne, générés par l'utilisation de leurs services en ligne depuis la France". Le rapport propose un taux de 1 à 2 % de taxe sur la part des revenus publicitaires résultat de l'utilisation des services concernés depuis la France. Les obstacles juridiques, notamment européens, sont cependant nombreux.
Publié par Guillaume Champeau, le 7 Janvier 2010 à 01h28
 
 
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Commentaires à propos de «Mission Zelnik : les principales propositions du rapport»
 

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Les contribuables paieront officiellement les chaussettes de Bruel et les chemisiers de Lara Fabian.
Pcinpact

http://www.pcinpact....-toner-taxe.htm

Et bientôt une taxe sur les cartouches d'encres.

La mission préconise d'élargir l'assiette de la redevance sur le matériel de reproduction et d'impression (imprimante, etc.) à d'autres secteurs voisins. Cette redevance pour copie privée, une véritable taxe de nature fiscale, est portée à 2,25% actuellement. Zelnik préconise de l'étendre aux consommables des appareils de reprographie, et donc les cartouches jets d'encre et les toners laser. Ces sommes iraient alors tout droit dans les poches du Centre National du Livre.

Problème : on fait ici jouer à la copie privée un rôle qui n'est pas du tout le sien. La redevance pour copie privée est la contrepartie d'un acte licite. Là, on tisse un lien pour permettre d'accroitre les moyens qui serviront au triplement du budget de la numérisation. En clair : cela n'a rien à voir et dénature totalement les fondements du système.
Quelques mesures intéressantes (l'extension du prix unique du livre, la limitation des exclusivités VOD ...)
Pour le reste, elles me semblent globalement assez "naïves" (ça tombe bien). Au moins, la taxation des FAI avait une certaine logique quelque part ... On allait récupérer de l'argent auprès de sociétés qui, disons le, se sont quand même pas mal enrichies parfois "sur le dos" des industries culturelles (= cf à l'époque les campagnes de pub façon "prenez un abonnement chez nous, vous téléchargerez plus vite sur emule")
Alors que là ... Je ne saisis pas vraiment pourquoi facebook par exemple devrait payer une taxe pour compenser les pertes des industries culturelles. Quel rapport ??

Ensuite, l'idée de carte pré-payée n'est au fond pas mauvaise mais me paraît dans le contexte complètement à côté de la plaque et vouée à l'échec.

En ce qui concerne les avantages fiscaux, pourquoi pas, si ces mesures exigent des contreparties : On râle parce que les banques qui ont reçu des aides de l'état continuent à distribuer des bonus extravagants à leurs traders, cela signifie bien que l'état peut se permettre de demander des comptes aux entreprises aidées. Doit-on tolérer qu'une entreprise aidée continue à licencier des salariés pour les remplacer par des stagiaires ? Ou tout simplement, qu'une entreprise aidée "tourne" en partie grâce à ses stagiaires payés 300 euros par mois ? (et naïve en fait partie)
Cela me paraîtrait choquant d'accorder des aides financières mirobolantes à des entreprises qui ne prennent aucun engagement par ailleurs, et continuent de mener des politiques RH parfois dignes d'avant 1936. (je caricature volontairement ... je n'évoque ici que le statut des stagiaires. Et selon moi ce n'est absolument pas un problème anecdotique, bien au contraire)

Sinon, je ne crois absolument pas à la mise en place de la licence collective dont il est fait état dans le rapport. (je suis complètement d'accord avec le principe mais je ne pense pas que cela puisse être concrétisé)
En fait il n'y a rien de vraiment nouveau, rien de vraiment innovateur... Pas de quoi faire couler de l'encre, ni de quoi relancer l'offre légale, pourtant le but initial de ce "rapport".

Petite question, pourquoi ne pas faire une offre mixée entre Jiwa et Beezik pour le cinéma : location d'un film gratuitement avec obligation de regarder de la pub. Ou tu paye un peu pour la location sans pub, ou tu paye un peu plus pour avoir une copie sans pub. Là on aurait une vrai raison de renoncer au téléchargement : à quoi bon puisque tu peux regarder qqch gratuitement pour toi, pendant que les ayant droit sont rémunéré par la publicité. A 5€ la location VOD, on peut bien trouver 5€ de pub à regarder (c'est combien les 30 secondes de spot pub sur TF1 à 20h40??).
lilalola, le 07/01/2010 - 10:37
Quelques mesures intéressantes (l'extension du prix unique du livre, la limitation des exclusivités VOD ...)


Pour le prix unique du livre tu fais comment avec les libraires belge, luxembourgeois et suisse. On délocalise la vente de livres électroniques comme on a déjà fait avec les cd et dvd vierge et comme cela s'achemine pour les cartouche d'encre vers ces pays ou tu réduit la francophonie à la France métropolitaine en interdisant aux auteurs français de vendre leur livres à l'étranger.
"il n'y a aucun contrôle ni aucun garde fou républicain et démocratique à l'usage des taxes et autres impôts. ces malades mentaux qui prétendent nous gouverner peuvent piocher comme ils le veulent dans la bourse de la nation et dépenser à tout va, ils ne risquent rien !

moi je pense sincèrement que l'idée des tribunaux républicains qu'avait évoqué la folle du poitou à un moment était particulièrement judicieuse. les élus devraient s'engager avant mandat à respecter une ligne directrice de perception et de dépense des impôts, si ils ne réussissent pas à tenir leur engagement, à la fin de leur mandat ils devraient rembourser leurs indemnités d'élu et seraient pénalisés d'un retrait de leurs droits civiques proportionnel à leur échec.
"

Et oui! pas d'obligation de résultat, auto-amnistie, corruption, indemnités confortables et cumuls des mandats = République bananiére
 
Les commissaires du peuple ont parlé, mais quels sont ces 4 camarades sur le podium : est-ce une nouvelle instance du Soviet Suprême ? Pourchasser les sociétés privées et les individus pour protéger les privilèges de l'élite intellectuelle du peuple, voilà la nouvelle stratégie du camarade Sarko 1er.

Bientôt la bataille de Sarkograd sur un écran censuré près de chez vous.
Actuellement, c'est les sites à l'étranger qui s'en mettent plein les poches (hebergement, streaming, DDL ) , avouez qu'il y a un peu de quoi tourner le dos a notre pays, apparement nos dirigeants s'en battent les... Mais alors Mitterand m(s)inistre de la culture ... j'en reviens toujours pas
dekson, le 07/01/2010 - 12:08
Actuellement, c'est les sites à l'étranger qui s'en mettent plein les poches (hebergement, streaming, DDL ) , avouez qu'il y a un peu de quoi tourner le dos a notre pays, apparement nos dirigeants s'en battent les... Mais alors Mitterand m(s)inistre de la culture ... j'en reviens toujours pas

Tu oublies les sites Européens de vente en ligne de supports numériques enregistrables, et bientôt de cartouches d'encre ...

Avec la TVA payée dans le pays Européen où est situé le site du vendeur. (au taux français pour le cas où le taux de TVA du pays concerné serait inférieur à celui applicable en France).



:rolleyes:
Pcinpact petite revue du rapport zelnik.

* Une taxe touchant les revenus publicitaires en ligne

Voilà deux ans, Christine Albanel poussait en avant l’idée d’une taxe sur les nuits dans les grands hôtels pour financer la restauration du patrimoine. L’argument ? Le lien naturel entre tourisme et patrimoine.

Dans le rapport Zelnik on retrouve cette même idée, sans rapport : taxer les publicités des services en ligne pour financer la culture. C’est la fameuse taxe Google, mais qui frappe en réalité tous les services en ligne.

Comment est-elle justifiée ? « Situées en aval de la chaîne de valeur, les sociétés opérant des services en ligne ont progressivement capté une part importante de la publicité en ligne, sans toujours rémunérer les créateurs comme le font les sociétés éditrices de contenu. »

Dans un univers sans frontière, quel serait le fait générateur de cette ponction ou plus exactement la règle de territorialité qui s’appliquerait ? Simplissime : « dès lors que l’événement sous-jacent à la transaction – en l’occurrence, la vision d’un affichage publicitaire ou le suivi d’un lien sponsorisé – serait, lui, localisé en France ». Ensuite ? « Ces revenus seraient intégrés à l’assiette du prélèvement obligatoire proposé dès lors que l’utilisateur du service serait localisé en France, quel que soit les pays d’établissement de l’opérateur du service comme de l’annonceur. »

La mission Zelnik a la conviction réelle que tous les sites mondiaux vont 1) faire un tracking de tous les revenus publicitaires provenant d'un internaute avec une IP française et 2) spontanément déclarer cela au fisc. Un de nos contacts égratigne : « c'est la CNIL qui va être contente, puisque avec cette taxe, c'est le fisc qui va nous imposer de fliquer les gens dans le secteur de la pub ! »

Combien ? Pour le rapport, « il est raisonnable de considérer qu’à terme, cette mesure pourrait générer un surcroît de recettes fiscales de l’ordre de 10 à 20 millions d’euros par an, acquittés principalement par les grandes sociétés opérant des services supports de publicité en ligne telles que Google, Facebook, Microsoft, AOL ou Yahoo. »

Il y a pas à dire ils y travaillent depuis 4 mois d'arrache pied à ce rapport. Rien que le flou sur la façon de calculer et de recevoir le produit de cette taxe va en faire marrer plus d'un. Quid des internautes français qui se connecteraient à ces sites par l'intermédiaire d'un VPN?

Sinon on me dit que Johnnny halliday est en train d'organiser son évasion fiscale de France, ne serait il pas plus simple déjà de taxer l'intégralité des droits d'auteur pour lesquels une représentation ou un vente est réalisée en France pour ne plus permettre cette évasion fiscale vers la suisse ou d'autres pays.
Natasha, le 07/01/2010 - 12:22
dekson, le 07/01/2010 - 12:08
Actuellement, c'est les sites à l'étranger qui s'en mettent plein les poches (hebergement, streaming, DDL ) , avouez qu'il y a un peu de quoi tourner le dos a notre pays, apparement nos dirigeants s'en battent les... Mais alors Mitterand m(s)inistre de la culture ... j'en reviens toujours pas

Tu oublies les sites Européens de vente en ligne de supports numériques enregistrables, et bientôt de cartouches d'encre ...

Avec la TVA payée dans le pays Européen où est situé le site du vendeur. (au taux français pour le cas où le taux de TVA du pays concerné serait inférieur à celui applicable en France).



:rolleyes:

Et après dis moi pourquoi les sociétés délocalisent

Non, la TVA réduite sur une partie de l'abonnement ADSL est simplement due à la présence de services audiovisuels qui bénéficient d'un taux à 5.5%.
Ce taux réduit s'applique sur environ 50% de l'abonnement (ce n'est pas exactement le meme pourcentage pour tous les FAI !!)
PCInpact nous informe aussi que les FAI versent une redevance aux ayants droit pour l'acheminement de ces services audiovisuels, qui est logiquement basée sur le montant de l'abonnement à TVA réduite. Mais si on diminue la part de l'abonnement qui bénéficie de la TVA réduite, on diminue par la même occasion les sommes reversées aux ayants droit. ^^
Vous avez dit un rapport?

Cette commission a dit ce que "le politique" voulait entendre.


"La mise en en place d'une licence collective" Bien avec 10 ans de retard et uniquement pour la musique et en streamming, que pour les pro bref peut mieux faire ce que il faut c'est une licence obligataire sur tout ce que est "audiovisuel enregistré" et disponible pour tous en fonction de ce que on cherche a faire que on soit professionnel (licence d'exploitation commerciale adapté au type d'activitée etc.), asso 1901 (système de contribution exemple 1 euro par adhérents) ou simple citoyen (licence globale ou extension redevance copie privée LDC et compagnie).

"La limitation des exclusivités de VOD pour les FAI." voir plus haut si une licence obligataire est crée ce truc tombe de lui même.

"L'extension du prix unique au livre numérique" Le fiasco de la musique version livre on repart pour un tour? avec le numérique le livre va subir le même effet que le reste. Donc si on fait les mêmes conneries on va se prendre une gamele. Mais faut faire vite car ça chauffe et vite.

"Un réexamen des relations entre auteurs et éditeurs" Et entre auteur et/ou éditeur et public sinon rien! on ne veux plus disposer "d'exeptions" mais de DROIT! CLOSE NON NÉGOCIABLE! Mais ici avec un producteur comme rapporteur on risque de faire picht.

"La taxation du domaine public audiovisuel" A la on a quelque chose mais mal fait c'est la taxation des profits tirés de l'exploitation du bien public pour garantir la sauvegarde de se dernier entre autre c'est un peut mieux ce concept et même évoqué dans le livre du bon usage de la piraterie.

"L'augmentation de la TVA sur les abonnements "triple-play" " HORS SUJET recalé! cette TVA a 5.5 sur la partie TV c'est en contre partie d'autres ponctions et contributions au cinéma et autre c'est donc un intrus fiscal qui n'a absolument rien a voir avec l'objectif poursuivi.

"La taxation des revenus publicitaires en ligne" AUCUN rapport exemple on va taxer la régie de numérama pour la musique alors que ce site n'exploite pas de musique du grand n'importe quoi. De plus si c'ext comme la TVA avec les FAI (taxe dans les caisses de l'état) c'est du HORS SUJET.

"Un renforcement des aides fiscales pour l'industrie du disque" Et bien nous y voila les sangsues sont de retour! le contribuable n'a pas pour but de soutenir des activités a but lucratif avec l'agent de ses impots! SAUF AU CAS PAR CAS (acteur industriel stratégique etc.) et dans un tel cas cela doit être encadré par des conditions et un contrôle IMPITOYABLE! on est loin des désirs de ces comiques du disques, la on est dans des questions plus larges et plus stratégiques qui ne concernent plus la culture mais l'économie et ses enjeux bref trop gros pour être dans ce rapport et être réservés a des profiteurs! C'est aussi valable pour la presse en ligne et tout autre secteur qui demandent toujours et encore que le contribuable supporte parfois a fond perdu des activités de droit privés et a but manifestement lucratif.

"La création d'une carte "Musique en ligne" Encore un gadget voir le 1 de mon post qui le réduit en poussière.

"Une campagne de communication" Aller vous en reprendrez bien une couche!

Tien les tartes a la crèmes volent bas ces temps si. Chaud DEVANT!!!
enter, le 07/01/2010 - 16:04
>>>"Cette commission a dit ce que "le politique" voulait entendre."

Tu t'attendais à quoi ?
toujours égal à toi même, tu ne fais que critiquer les commentaires en attaquant dans le HS.
Tu le fait quand le commentaires sur la news (et pas une critique de l'article de numerama, juste un avis sur les propositions du rapport si tu en es capable....

Ps : Tu cote toujours comme une quiche...........
enter, le 07/01/2010 - 16:04
>>>"Cette commission a dit ce que "le politique" voulait entendre."

Tu t'attendais à quoi ?


A ce que tu soutiennes ce rapport, mon petit troll préféré.

A rien d'autre.



:biggrinthumb:
J'ai pas tout compris à l'histoire du taux réduit mais on ne veut pas taxer les FAI mais on leur augmente la TVA ?

La TVA n'est pas payée par les professionnels mais par les consommateurs, autrement dit, tu taxes directement le consommateur sans toucher au CA des FAI ..

Donc bien une taxe pour les consommateurs, et tout les consommateurs, qui deviendra un impot, quand il n'y aura plus de ligne analogique.

Et puis si cette TVA est appliquée au triple play, ca se passe comment pour une simple connexion internet sans TV ni tel ??
J'ai pas tout compris à l'histoire du taux réduit mais on ne veut pas taxer les FAI mais on leur augmente la TVA ?

La TVA n'est pas payée par les professionnels mais par les consommateurs, autrement dit, tu taxes directement le consommateur sans toucher au CA des FAI ..

Donc bien une taxe pour les consommateurs, et tout les consommateurs, qui deviendra un impot, quand il n'y aura plus de ligne analogique.

Et puis si cette TVA est appliquée au triple play, ca se passe comment pour une simple connexion internet sans TV ni tel ??

Oui pour le principe de la TVA et NON pour l'histoire de la TVA réduite sur le triple play

regardez VOTRE FACTURE si vous avez le triple play.

La TVA a 5.5% c'est pour la fourniture de service de télévision CAR en contre partie de cette TVA a 5.5% le FAI est ponctionné pour le cinéma et d'autres fonds du même type.

passer de 5.5 a 19.6 c'est donc une augmentation d'impot déguisée qui est HORS SUJET. car elle n'a AUCUN RAPPORT avec l'objectif poursuivi par ce fameux rapport.

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