Alors que Twitter a levé pas moins de 100 millions de dollars supplémentaires, le site de micro-blogging a joué la carte de l'économie en faisant directement appel aux membres du réseau pour traduire le service dans un maximum de langues possibles. Cela avait déjà marché il y a quelques mois pour Facebook.

Lancé il y a maintenant plus de trois ans, Twitter a connu indéniablement une ascension fulgurante. Dans un premier temps adopté par les « early adopters », le site a rapidement conquis les Américains, dont les journalistes, les célébrités et même les hommes politiques. Mieux encore, le site de micro-blogging a été véritablement au coeur de la stratégie numérique du camp démocrate (avec Facebook et de nombreux autres réseaux sociaux et sites communautaires) et des protestations iraniennes de cet été. Sauf que depuis tout ce temps, seules deux langues étaient proposées : anglais et japonais.

Calquant la méthode utilisée par Facebook, Twitter a donc décidé de donner carte blanche aux internautes pour adapter le site dans leur langue maternelle. Dès lors, il incombe à la communauté d’adapter « What are you doing ? » dans le maximum de langues possibles allant de l’arabe au russe, en passant le vietnamien, le coréen ou l’hébreu, sans oublier le croate, le chinois ou encore le portugais. En ce qui concerne l’allemand, le français, l’espagnol et l’italien, Twitter indique qu’ils « sont en train de travailler dessus« . Chacune de ses langues est d’ailleurs gérée par une équipe de traducteurs bénévoles.

Les premières traductions devraient arriver très rapidement. Facebook, qui a été décliné en plus de 70 langues, avait d’ailleurs vu le zèle de certains participants. La version espagnole avait d’ailleurs été bouclée en à peine trois semaines. Or, dans la mesure où Twitter contient beaucoup moins de texte que les autres réseaux sociaux, nous devrions rapidement voir de nouveaux choix de langues dans les réglages du site.

Si Facebook est désormais populaire dans de nombreux pays du monde, ce n’est pas le cas de Twitter qui reste essentiellement utilisé par les Américains. Mais grâce à ces prochaines localisations, le site devrait attirer une nouvelle frange d’internautes d’ici quelques semaines. De plus, cela sera également l’opportunité pour la plate-forme de micro-blogging de concurrencer plus férocement les réseaux sociaux concurrents présents dans d’autres pays.

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