Après-Hadopi : la proposition de la SACD de taxer la publicité en ligne contestée

Julien L. - publié le Mercredi 30 Septembre 2009 à 19h19 - posté dans Société 2.0

Objectif principal : la rémunération des auteurs. La SACD a diffusé hier dix propositions visant à améliorer les revenus des auteurs et l'offre légale sur Internet. Or, parmi ces dix pistes, l'une a fait réagir les professionnels du web : la taxation des revenus publicitaires en ligne. Pour l'ASIC, une association réunissant plusieurs sociétés spécialisées dans ce domaine, appliquer une telle mesure reviendrait à créer un enfer fiscal pour l'économie numérique".

Alors que le projet de loi Hadopi 2 est entre les mains des Sages du Conseil constitutionnel, la commission dirigée par Patrick Zelnik doit désormais proposer une batterie de mesures pour améliorer l'offre légale sur Internet et la rémunération des ayants droit dans l'univers numérique. Or, si les consultations de cette mission sont particulièrement obscures,un faisceau d'indices nous laisse penser que la piste de la taxation des revenus des fournisseurs d'accès à Internet et des revenus publicitaires est très sérieusement envisagée.

Considérant que la loi Création et Internet "a posé une pierre utile et juste à la lutte contre la contrefaçon numérique et pour le respect des droits d'auteur", la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) a dévoilé hier une série de dix propositions censées permettre la construction d'une "nouvelle économie de la création à l'ère numérique". La société d'auteurs espère ainsi participer à la réflexion de la mission Zelnik. Cette nouvelle étape, aussi appelée "Hadopi 3", a pour objectif de "compléter le dispositif pédagogique et de sanctions" :

  • 1. une chronologie des médias qui reconnaisse le droit à l'expérimentation et facilite les dérogations.
  • 2. pour une exploitation permanente et suivie des oeuvres à l'ère numérique.
  • 3. la mise en oeuvre de quotas de diffusion d'oeuvres audiovisuelles et cinématographiques audiovisuelles et européennes sur les services de médias audiovisuels.
  • 4. une TVA réduite à 5,5% sur les téléchargements d'oeuvres audiovisuelles et cinématographiques.
  • 5. la création d'une plateforme publique de référencement des oeuvres.
  • 6. la relance de la politique de numérisation et de restauration des oeuvres.
  • 7. la contribution à un fonds de soutien à la création des recettes publicitaires générées sur Internet, notamment par les sites et moteurs de recherche.
  • 8. lutter contre les pratiques tarifaires prédatrices en mettant en place un minimum garanti pour les ayants droit.
  • 9. approfondir la réflexion sur des licences d'exploitation des oeuvres limitées et facultatives.
  • 10. faciliter le travail de création via un système de soutien automatique pour les auteurs.

Or, parmi ces dix pistes proposée par la SACD, l'une d'entre elles a particulièrement retenu l'attention des professionnels du web réunis au sein de l'Association des Services Internet Communautaires (ASIC). En effet, l'association, qui réunit des sociétés de premier plan comme Google, AOL, Dailymotion ou encore eBay, Yahoo et Microsoft, n'apprécie guère le principe d'une "contribution à un fonds de soutien à la création des recettes publicitaires générées sur Internet, notamment par les sites et moteurs de recherche".

L'ASIC estime que l'instauration d'une telle mesure transformerait la France en un véritable "enfer fiscal pour l'économie numérique" a ainsi déclaré Pierre Kosciusko-Morizet, co-président de l'association. "Cela relève d'une vision tournée définitivement vers le passé" a ainsi tranché le frère de la secrétaire d'État à l'Économie numérique. "C'est en s'appuyant sur les opportunités permises par le numérique - et non en s'y opposant - que la création française sera aux avant-postes de la Toile et trouvera le rayonnement qu'elle mérite !" a ajouté Giuseppe de Martino, l'autre co-président.

Cette "taxation de tous les acteurs de l'Internet" va impacter les "plates-formes de vidéos, de blogs, de musique, médias Internet, sites d'informations, mais aussi, par effet ricochet, créateurs ou consommateurs seront autant d'acteurs français soumis à cette nouvelle fiscalité" prévient Pierre Kosciusko-Morizet. Et l'association de se mettre en garde la SACD que plusieurs sites web "ont conclu ou sont en voie de conclure des accords avec la SACD" dont l'un des volets majeurs touche aux retombées financières à destination de la société d'auteurs.

Publié par Julien L., le 30 Septembre 2009 à 19h19
 
 
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Commentaires à propos de «Après-Hadopi : la proposition de la SACD de taxer la publicité en ligne contestée»
 

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Ce qu'ils nous taxent comme des gros en.. tellignets (pour le social et surtout l'ecolo qui a bon dos)., c'est ce qu'on ne pourra pas dépenser. et donc faudra pas qu'ils se plaignent du peu de consommation, pas de sous = pas de dépense inutile. pour les études de vos gamins : faites- en des traders, des footballers ou des élus.
Quelques voix = beaucoup de POGNON. Il faut tout faire sauf un travail légal ou intelligent

nt. L'avenir sera noir ! mersi ZaRKO tout petit par la taille mais très grand par l'incapacité.

1 ... la qualité des fichiers.
2 ... La mise à disposition de TOUTES les oeuvres sur UNE SEULE plateforme

1. Oui. Je ne paie que pour du PCM (qualité CD) ou "sans perte".

2. Non, inutile et terriblement lourd. Ce sont les éditeurs eux-mêmes qui doivent mettre leur catalogue en ligne. Si on admet la dématérialisation comme acquise -> plus de CD, la nécessité des réseaux de distribution s'effondre, un intermédiaire et des coûts inutiles disparaissent. J'ai jamais compris pourquoi la musique devrait transiter par Apple, encore moins par mon FAI. En fait je l'ai bien compris mais je ne marche pas là-dedans. Je ne veux pas que les catalogues soient filtrés par un intermédiaire. Une plate-forme unique gèlerait l'innovation. Si une plate-forme plus performante ou plus ergonomique apparaît, une meilleure classification par exemple ou des recherches par critères musicaux ou sonores, elle doit avoir sa place.


Et pourquoi UNE SEULE plateforme. C'est simple : j'entends sur une webradio un titre qui me plait. Et ben j'ai pas forcément envie de faire une recherche poussée pour savoir qui détient les droits dessus.

Ca c'est un autre problème, celui de la nomenclature. Un livre a un ISBN, ça vous suffit pour identifier l'oeuvre et l'éditeur. La musique n'a pas su faire ce qu'a fait le livre. Les CD sont barcodés mais si je vous dis "ce que vous écoutez est 4046167850221", vous n'avez aucun moyen de vous le procurer sans passer par la case recherchealacon.
tous le monde met les dictateur dehors mais nous ont laisse sarko .A quand un coup de pompe au cul pour le viré lui et ceux qui l'entoure avant d'avoir une dictature a la franco
>>> /dev/tty

selon moi, l'intermédiaire dont on parle ici ne serait pas une boite privée, mais l'état !!!

Parce que si je te suis dans ton raisonnement, pour être certain de pouvoir trouver le titre dont j'ai envie, je devrais souscrire un abonnement auprès de TOUS les editeurs ...

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