Un disque sur quatre vendu aux Etats-Unis est acheté sous forme numérique sur iTunes. Selon NPD Group, la plateforme d'Apple continue de contrôler le marché malgré l'abandon des DRM, et creuse même l'écart sur ses concurrents.

La stabilité paye. Malgré très peu d’innovation et de changements depuis son lancement en 2003, iTunes continue de dominer le marché de la musique numérique commerciale, et creuse même l’écart. Selon l’institut NPD Group, Apple vend désormais sur sa plateforme un quart de la musique vendue aux Etats-Unis, tous types de supports confondus.

Au premier semestre 2009, iTunes contrôlait 69,1 % des ventes numériques, qui représentent environ un tiers du marché de la musique enregistrée outre-Atlantique. Plus doucement que prévu il y a quelques années, mais sûrement, le numérique s’apprête à rejoindre le CD en part de marché. Le chiffre d’affaires de la musique numérique a progressé de 16 % en valeur en 2008, à 1,7 milliards de dollars, tandis que les ventes de CD continuent de chuter. Les courbes devraient se croiser selon l’institut d’ici la fin de l’année 2010, aux Etats-Unis.

En France, le marché du numérique représente encore moins de 15 % du marché global. Selon les derniers chiffres du SNEP, le marché de la musique enregistrée a pesé 118,7 millions d’euros au premier trimestre 2009, dont seulement 17,6 millions pour le marché numérique, d’ailleurs en baisse de 1 % ! Et ça n’est pas la loi Hadopi qui devrait faire des miracles, n’en déplaise aux espoirs de Pascal Nègre et de ses amis.

Car avant la répression, c’est bien le dynamisme et la concurrence entre les plateformes qui a boosté le marché aux Etats-Unis, alors qu’en France les acteurs sont léthargiques (à l’exception de Deezer, dont on continue à beaucoup douter de la viabilité économique). Premier concurrent d’iTunes aux Etats-Unis, AmazonMP3 représente aujourd’hui 7,6 % du marché numérique américain, devant Rhapsody (3,7 %) et la plateforme de Microsoft, Zune Marketplace (2,6 %).

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