Le gouvernement néo-zélandais remet sur la table la riposte graduée
Julien L. -
publié le Jeudi 16 Juillet 2009 à 15h21 -
posté dans Société 2.0
![]() Après une première tentative ratée, le gouvernement néo-zélandais a présenté cette semaine une version remaniée de la riposte graduée. Les FAI ne seront plus tenus de faire la police sur leur réseau, mais la riposte graduée est maintenue et sous la responsabilité d'un tribunal spécial. C'est finalement une version remaniée de la riposte graduée qu'a présenté hier le gouvernement néo-zélandais, sans pour autant gommer les risques qu'un tel processus risque d'engendrer. En effet, il y a quelques mois encore, le ministre du commerce Simon Power fut obligé de reculer devant la véritable fronde des internautes néo-zélandais soutenus par les fournisseurs d'accès locaux et certaines entreprises, comme Google qui jugeait que le projet "met en danger les droits fondamentaux et les droits procéduraux des utilisateurs, en menaçant de suspendre l'accès à Internet des utilisateurs en se basant sur de simples allégations et en renversant la charge de la preuve sur l'utilisateur qui doit démontrer qu'il n'y a pas eu de délit". Le principal point de discorde reposait sur la fameuse section 92A du texte qui comportait beaucoup trop d'incertitudes pour être adoptée. La firme de Mountain View ajoutait à ce sujet que "la Section 92A sape les bénéfices sociaux et économiques d'un internet ouvert et universellement accessible, en prévoyant une peine de suspension ou de résiliation qui est disproportionnée par rapport au dommage de la contrefaçon en ligne". Pour résoudre les problématiques soulevées par le projet gouvernemental, le premier ministre avait chargé son ministre du commerce de réécrire les passages les plus flous du texte. Pour se faire, une commission spéciale composée de juristes spécialisés dans la propriété intellectuelle ont participé à l'élaboration de cette nouvelle riposte graduée. La principale avancée de ce nouveau document concerne les FAI qui n'auront pas à jouer le rôle de "police du droit d'auteur" pour l'industrie culturelle. Néanmoins, la riposte graduée est toujours d'actualité, malgré les craintes qu'elle suscite, en particulier sur le volet des sanctions. Le nouveau cadre est donc le suivant : Étape 1 : dans le cas où un titulaire constate la violation d'un droit par un internaute (comme la mise en ligne d'un fichier par exemple), celui-ci avertira le FAI correspondant qui se chargera d'alerter l'internaute. Pour cela, le fournisseur d'accès utilisera l'adresse IP fournie par l'ayant-droit pour retrouver l'abonné. Il recevra alors un premier avertissement. Étape 2 : en cas de nouvelle infraction, le processus de l'étape 1 sera renouvelé, avec en plus l'envoi d'une mise en demeure réclamant l'arrêt de ces activités. À partir de ce point, l'abonné devrait avoir la possibilité de contacter l'ayant-droit. Étape 3 : si malgré l'envoi de la mise en demeure, l'ayant-droit constate la poursuite des infractions, il pourra alors faire une demande au tribunal en question pour que le FAI remette certaines données personnelles du titulaire pour l'identifier pleinement. Étape 4 : à ce stade, l'action en justice sera possible. Le tribunal informera alors le titulaire de l'abonnement qu'une plainte a été déposée contre lui. Ce dernier pourra toutefois fournir ses propres explications et passer par une médiation. Dans ce cas, les coûts de la procédure devraient être partagés et un médiateur approuvé par le gouvernement serait envoyé. En cas d'échec, le tribunal pourra décider de sanctionner l'internaute à travers un éventail de sanctions, allant de la simple amende à la coupure de l'accès Internet. Plusieurs problèmes vont néanmoins survenir rapidement. Tout d'abord, l'actuelle juridiction désignée pour examiner ces litiges ne compte que trois employés travaillant à temps partiel. Or, si l'industrie culturelle se satisfait a priori de ce nouveau texte, elle va rapidement se trouver face à un dilemme : doit-elle poursuivre sans relâche tous les internautes néo-zélandais qu'elle détecte, au risque d'engorger la riposte graduée et la rendre inopérante ? Ou doit-elle lever le pied et limiter les poursuites à quelques cas spécifiques, mais avec l'éventualité de rendre la riposte graduée inoffensive ? La seule solution viable reste une augmentation drastique des ressources attribuées à ce tribunal, sinon la riposte graduée néo-zélandaise ne sera absolument pas efficace. Toutefois, Matthew Holloway de la Creative Freedom Foundation estime que le système peut quand même fonctionner : "ce n'est pas nécessairement un problème insoluble. Cela pourrait avoir du sens de se restreindre à certaines plaintes spécifiques, en se basant par exemple sur une échelle des infractions. L'échelle peut être ajustée par la suite. Cette méthode serait alors similaire à l'approche du Canada sur la question : la police indique certains petits délits ne font pas l'objet d'une enquête parce qu'ils n'ont tout simplement pas les moyens". Le document de discussion de l'article 92 bis modifié sera ouvert aux propositions jusqu'au 7 août. à lire aussi
Prix indiqués avec livraison
12
Commentaires à propos de «Le gouvernement néo-zélandais remet sur la table la riposte graduée»
Je savais pas que l'UMP faisait aussi de la politique en Nouvelle Zelande !
Sûr qu'ils vont citer la France comme "exemple" à suivre (ou pas) ! Un double "reste une augmentation" sur le dernier paragraphe
A quand la fin du droit d'auteur dans sa forme actuel ? Si les pays pouvaient mettre autant d'ardeur à copier ce qui fonctionne bien chez les autres, que de tenter de reproduire des lois stupides et inadaptées, le monde se porterait mieux !
Au moins maintenant on sait pourquoi la Nouvelle Zélande à la croix du sud dans son drapeau : car leurs politiciens ont complètement perdus le nord...
Au moins maintenant on sait pourquoi la Nouvelle Zélande à la croix du sud dans son drapeau : car leurs politiciens ont complètement perdus le nord...
Et hop ! 100Francs dans le nourrin ! Blague à part, bah avec un peu de chances ils seront aussi manches que nos chers politocards, et comme ici ... Bah au choix ... le mur ou les abysses. Étape 1 : dans le cas où un titulaire constate la violation d'un droit par un internaute (comme la mise en ligne d'un fichier par exemple), celui-ci avertira le FAI correspondant qui se chargera d'alerter l'internaute. Pour cela, le fournisseur d'accès utilisera l'adresse IP fournie par l'ayant-droit pour retrouver l'abonné. Il recevra alors un premier avertissement.
question sur quel base une IP ne veux rien dire mais aussi le FAI a il pour mission d'être au service d'un tiers on peut dire c'est comme le spam si le méthode reste en boite noire le FAI ne fait que boite postale il ne donne RIEN sur son client il ne fait que passe plat. Étape 2 : en cas de nouvelle infraction, le processus de l'étape 1 sera renouvelé, avec en plus l'envoi d'une mise en demeure réclamant l'arrêt de ces activités. À partir de ce point, l'abonné devrait avoir la possibilité de contacter l'ayant-droit. Via son FAI? (boite postale pas de contact direct) toujours la question des preuves etc. etc. ) Étape 3 : si malgré l'envoi de la mise en demeure, l'ayant-droit constate la poursuite des infractions, il pourra alors faire une demande au tribunal en question pour que le FAI remette certaines données personnelles du titulaire pour l'identifier pleinement. Le titulaire de la ligne n'est pas OBLIGATOIREMENT l'auteur des fait (imputabilité des fait etc. etc.) le FAI peut il faire OPPOSITION a cette demande (obligation de débat contradictoire recours en appel) on tourne en rond. Étape 4 : à ce stade, l'action en justice sera possible. Le tribunal informera alors le titulaire de l'abonnement qu'une plainte a été déposée contre lui. Ce dernier pourra toutefois fournir ses propres explications et passer par une médiation. Dans ce cas, les coûts de la procédure devraient être partagés et un médiateur approuvé par le gouvernement serait envoyé. En cas d'échec, le tribunal pourra décider de sanctionner l'internaute à travers un éventail de sanctions, allant de la simple amende à la coupure de l'accès Internet. Risque de renversement de la charge de la preuve puisque le titulaire qui n'est pas l'auter potentiel des fait devra apporter des argument pour prouver que ce n'est pas lui on tourne en rond. Le CC n'a pas couler une loi mais un PRINCIPE "la riposte finale" ou la "solution graduée" implique de par sa nature des violations de droit ou de libertés elle ne peut être appliqué que dans un cas a mon sens les fait sont commis via un serveur web chez un hébergeur en gros avec un site web qui lui est CLAIREMENT IDENTIFIABLE dans ce cas c'est un peut comme la (berq) la LCEN ou l'éditeur est avisé de son comportement manifestement (cela ce voie c'est gros comme une maison) illicite il est mis en garde via son prestataire qui fait boite postale mais son prestataire NE DOIT PAS ETRE TRANSFORME EN BOURREAU SANS Y AVOIR ETE CONTRAINT PAR UN ORDRE D'UN TRIBUNAL ce que la LCLEN fait sauter au passage! Cette idéologie de solution graduée et autre riposte finale n'est donc pas applicable point barre! Le passage du point 1 au point 2 suppose la constitution d'une liste (noire) pour pouvoir détecter la récidive.
Si c'est coté ayant-droit, retour de bâton, données nominatives toussa, d'autant plus si l'IP n'est pas fixe .... Si c'est coté FAI, l'ayant droit va devoir envoyer des rafales de demandes pour pouvoir tomber sur un récidiviste si l'IP n'est pas fixe. Comme de toute façons, l'IP n'est pas une preuve, mais juste une présomption, ça s'écroulera comme ici ... |
A LA UNE
LES + COMMENTÉS
Télécharger
ultrasurf,
windows 7 gratuit,
total video converter,
antivirus avast,
passion,
restauration msn messenger,
index php,
emule,
Accès rapide :
Communication |
Encoder ou convertir |
Personnalisation |
Diagnostic |
eMule (et mods eMule) |
Photo numérique |
Outils Réseau |
|
Enfin du moment qu'ils y croient......