Création Public Internet : vers une licence globale à 5 euros par mois ?
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 30 Juin 2009 à 19h46 -
posté dans Société 2.0
![]() La plateforme Création Public Internet, qui réunit la Quadrature du Net, le Samup, l'UFC-Que Choisir et le collectif Pour le Cinéma, propose de légaliser l'échange d'oeuvres non commercial en contrepartie du versement d'une taxe collectée chaque mois par les FAI.
La fin de l'année sera chaude du côté des taxes et des lobbys, avec les futurs Etats généraux de la création annoncés par le gouvernement, qui doivent aborder l'après-Hadopi. D'un côté la Sacem et une partie de l'industrie du disque et du cinéma réclame déjà une taxe sur les FAI, sans contrepartie, pour compenser les pertes liées au piratage - il se murmure même que certains fournisseurs d'accès ont déjà dans leur carton des offres illimitées propriétaires qu'ils entendent lier aux abonnements dès cette année. De l'autre, des associations de consommateurs, d'internautes et de cinéastes indépendants demandent une taxe obligatoire sur les FAI qui autoriserait cette fois les échanges d'oeuvres, quel que soit le moyen utilisé par les internautes. La Quadrature du Net, le Samup, l'UFC-Que Choisir et le collectif Pour Le Cinéma (de Juan Paulo Branco Lopez) proposent ainsi, avec leur plateforme Création Public Internet, "un financement mutualisé adossé à une licence collective autorisant les échanges des œuvres numériques entre individus". Le but étant de parvenir à "l'élaboration d'un modèle de diffusion des œuvres qui assure à la fois un accès pour tous à une culture diverse et un financement équitable pour les artistes/créateurs". La proposition, disponible sur le site de Création Public Internet (CPI), sera débattue lors des assises de la création qui seront organisés (en marge des Etats généraux) avant la fin de l'année. Proche de la licence globale proposée en 2005 lors de la loi DADVSI, la proposition est pour le moment floue. Elle se veut ouverte aux discussions et aux améliorations suggérées par tous les intervenants qui souhaiteraient se joindre au débat. L'idée n'étant pas de brutaliser d'entrée les ayants droit qui trouveraient tel ou tel point de désaccord et refuseraient d'emblée de discuter plus précisément du projet. Le postulat de base est déjà suffisamment clivant pour éloigner tout Pascal Nègre en puissance. "Nous proposons un droit au partage de fichiers, hors marché, accordé au consommateur", explique ainsi le collectif. "Pour bénéficier de ce droit le consommateur doit s’acquitter d’une contribution financière chaque mois". Le montant, qui sera à déterminer, est évalué pour le moment autour de 5 euros par mois. Comme l'envisageait la licence globale façon 2005, elle doit être obligatoire et non optionnelle, comme le proposait plus récemment la "contribution créative" des députés socialistes. Tous les internautes doivent la payer, quel que soit leur usage de leur ligne à Internet. "Pour que le produit de cette contribution soit prévisible et acceptable par le monde de la création, elle doit être obligatoire. Pour qu'elle soit acceptable pour les consommateurs, son niveau doit être raisonnable", résument en effet les membres de la plateforme. Une proposition ? Non, un casse-tête Avec 5 euros par mois et sur la base du nombre d'abonnés à Internet actuels, c'est 1,2 milliards d'euros qui pourraient être collectés chaque année. Une somme très importante si on la compare aux 240 milions d'euros que rapporte actuellement la gestion collective sur les ventes de musique aux usagers finaux, qui seront par définition les plus impactées par une licence globale. Mais il faudra aussi compenser, a minima, les échanges d'oeuvres cinématographiques. La somme serait prélevée par les FAI, mais apparaîtrait de manière distincte sur la factures du consommateur, "pour que ce dernier ait conscience qu'il y a une contrepartie à ce nouveau droit, et que les oeuvres de l'esprit ne sont pas gratuites". Et pour les FAI, "ce mécanisme évite de polluer la stratégie prix des opérateurs, d’introduire une opacité tarifaire ou des distorsions concurrentielles". Une fois collectée, la somme serait répartie selon des clés encore très imprécises. "Faut-il suivre les modèles utilisés pour la copie privée avec, par exemple, un partage en 3 pour la musique, 1/3 pour les droits voisins des producteurs, 1/3 pour les artistes-interprètes ?", demande la plateforme CPI. "Comment identifier et comptabiliser les œuvres téléchargées pour assurer une redistribution des revenus qui soit la plus juste et la plus équitable possible ?", "Comment rémunérer en fonction d'un usage donné ?", et comment respecter l'esprit de la chronologie des médias, perçue comme indispensable par le milieu cinématographique. Les questions restent nombreuses, et extrêmement sensibles. Pour le moment, personne n'a osé ouvrir le dossier, en restant cantonné à une opposition doctrinale contre le principe-même de la licence globale. Réussir à provoquer une discussion constructive serait un exploit en soi. Résoudre le casse-tête serait un miracle. Sur le même sujet
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Commentaires à propos de Création Public Internet : vers une licence globale à 5 euros par mois ?
![]() Natasha
Le 30 Juin 2009 à 19h49
Sauf que, cette licence telle qu'elle est actuellement présentée, n'a de globale que le nom ...
![]() mcguffin
Le 30 Juin 2009 à 19h56
en effet, rien n'est globale, c'est une licence Musicale.
quid du cinema, du livre, du logiciel?... ![]() ![]() GeorgeBarclay
Le 30 Juin 2009 à 19h59
Ben je crois que cela ne se veut pas une licence globale sinon cela s'appelerait ainsi
![]() ![]() Kad Redal
Le 30 Juin 2009 à 19h59
en effet, rien n'est globale, c'est une licence Musicale. quid du cinema, du livre, du logiciel?... le cinéma serait couvert (vu que l'alliance Pour Le Cinéma est membre, ça me paraît couler de source). Les autres je ne sais pas. ![]() ![]() mysteury
Le 30 Juin 2009 à 20h00
Je ne sais pas où vous voyez d'écrit que ça ne concerne que la musique.
Moi perso 5€ par mois pour musique + cinéma ça me va parfaitement, d'autant que sur ces 5€ la moitié sera certainement déboursée par les FAI. Je trouve l'idée excellente mais pas nouvelle, reste à la développer ![]() ![]() Hyggor
Le 30 Juin 2009 à 20h03
c'est a peu prés le même système que la redevance télé , que l'on regarde les chaines publique ou privée en fin de compte on paye pour tous ...
les fai baissent leurs abonnements au web de 5 euros et ils rajoutent cette taxe , comme ça on voit rien !! ça fera une taxe de plus pour la meme chose .... ils en ont pas marre de nous taxé plusieurs fois pour la meme chose ? il faut quoi pour calmer tous ces vautours ???? une revolte ??? ![]() ![]() DDB
Le 30 Juin 2009 à 20h11
c'est a peu prés le même système que la redevance télé , que l'on regarde les chaines publique ou privée en fin de compte on paye pour tous ... les fai baissent leurs abonnements au web de 5 euros et ils rajoutent cette taxe , comme ça on voit rien !! ça fera une taxe de plus pour la meme chose .... ils en ont pas marre de nous taxé plusieurs fois pour la meme chose ? il faut quoi pour calmer tous ces vautours ???? une revolte ??? +1 ![]() ![]() shamankick
Le 30 Juin 2009 à 20h11
@Mysteury "d'autant que sur ces 5€ la moitié sera certainement déboursée par les FAI."
??? tu sais ça comment ? et a mon avis tu rêve. ![]() Aefron
Le 30 Juin 2009 à 20h13
http://www.creationp...osition0609.pdf
Notamment l'ignoblissime texte suivant : Toutes les oeuvres sont-elles concernées ? Non, n’entrent pas dans le champ de la licence : 1. Les oeuvres n’ayant pas fait l’objet d’une commercialisation ou d’une mise à disposition préalable numérique par les créateurs eux mêmes. 2. Une chronologie des médias minimale (celle qui sépare la projection en salles de la diffusion télévisuelle ou sur supports des films, le concert et sa diffusion numérique, le livre et sa diffusion sur internet) reste ainsi protégée. Bien sûr, les créateurs resteront libres de faire le choix d'une diffusion simultanée s'ils l'estiment utile. Par exemple pour la promotion des films, comme cela s'est déjà fait dans plusieurs cas. La reproduction et diffusion non autorisée dans le cadre du dispositif doit rester sujette à la poursuite pour contrefaçon et celle-ci peut être efficace lorsqu'un ensemble de droits importants aura été reconnus pour les internautes. - catalogue limité, puisqu'impossibilité de partager ce que les ayant-droits n'ont jamais numérisé (ils entendent "jamais en DVD", par exemple, ou "jamais sur le Net" ? Bon, l'un comme l'autre, c'est du foutage de gueule : dans le premier cas, les vieux films undergrounds et cie, pour lesquels le P2P est un miracle, ce sera toujours illégal ; adieu, Deadlock de Klick, Irezumi de Masumura, ou Santa Sangre de Jodo ; dans le deuxième cas, il suffira aux ayant-droits de ne vendre sur le net qu'une portion congrue des albums, ou les dix premières minutes d'un film, par exemple en guise de miettes) ; quant à la version, on pourra distribuer nos rips, ou faudra distribuer ce que les ayant-droits auront mis à disposition (genre, avec DRM, encodages dégueulasses, ...) ? - pour la répartition, admettons la bonne intention (évoquée) de redistribuer aux petits, mais si ça passe par une évaluation échantillonée, ce sera encore un foutage de gueule, où seuls les gros se gaveront ; la seule solution honnête, c'est de laisser le payeur choisir le destinataire de la licence, et ça, pas mention, puisqu'ils parlent au contraire de mesure. - paiement obligatoire (au nom de quoi ? ça nuit à qui, le Kopimi ? encore, si je pouvais choisir à qui ça va... je pourrais me dire que mon geste sert à quelque chose auquel je tiens, m'enfin, avec une "mesure"). - pour ainsi dire pas de livres, puisque la plupart ne sont pas numérisés par les ayant-droits (par contre, les logiciels étant numérisés par nature... mais est-ce considéré comme des oeuvres ?) Bref, du foutage de gueule de A à Z : leur licence gabelle sur seulement une partie des medias, à catalogue limité, interdisant de partager l'underground, pour forcer les échantillons choisis de mass-media, à paiement obligatoire, et favorisant, encore, les gros ? Qu'ils se la collent au fion, avec une caisse de clous rouillés. Je préfère encore rester dans l'illégalité que de subventionner cette bouse infâme, cumulant toutes les grotesqueries possibles et imaginables. ![]() ![]() Natasha
Le 30 Juin 2009 à 20h15
'Kad, le 01/01/1970 - 01:00 en effet, rien n'est globale, c'est une licence Musicale. quid du cinema, du livre, du logiciel?... le cinéma serait couvert (vu que l'alliance Pour Le Cinéma est membre, ça me paraît couler de source). Les autres je ne sais pas. Moi j'ai remarqué que la Chronologie des médias, qui peut-être sera fixée à 2 ans (au bon vouloir des ayants droits) devrait primer. Ma lecture aurait-elle été erronée ? ![]() ![]() Goldoark
Le 30 Juin 2009 à 20h27
Plutôt crever que de payer 5 euros / mois pour ces enfoirés. Qu'ils crèvent tous.
Que leurs entreprises moisissantes, adipeuses et croulantes se fassent racheter et qu'ils se fasse virer. ![]() ![]() Goldoark
Le 30 Juin 2009 à 20h30
C'est stupide de la part du CPI. COMPLETEMENT CON !
Les majors feront le raisonnement suivant : 1 titre téléchargé = 1 album perdu (ou = 1 titre téléchargé sur une plateforme en ligne) Et 4 euros / mois NE SUFFIRONT JAMAIS à ravaliser avec cette somme. Je n'arrête pas de le répéter : contre la gourmandise abusive des majors, la seule solution c'est de les faire crever de faim. Il n'y a pas de compromis possible, pas de licence globale, rien, que dalle. Cette initiative est stupide, elle se voit donc remettre un prix d'honneur de la Fédération de Licence des Occasions Pourries, la FLOP. ![]() Goldy
Le 30 Juin 2009 à 20h38
Moi je propose la méthode la plus équitable possible, une formule déclarative automatique basé sur l'empreinte sonore des fichiers musicaux.
Un logiciel, qui peut-être distribué sous licence libre, écoute les fichiers sons présent sur les médias de l'utilisateur, il crée pour chacun d'entre eux un code d'empreinte sonore unique qui est ensuite soumis aux serveurs de l'autorité en charge de réguler cette licence globale. Les empreintes sont comparées dans une base de données de tout les morceaux soumis à la licence globale, et ainsi il est possible de répartir équitablement en fonction du nombre de personnes possédant les morceaux d'un auteur en particulier. à‡a respecte la vie privée des utilisateurs, car l'empreinte ne permet pas reconstituer le contenu du fichier, donc dans le cas d'un fichier personnel qui serait scanné, il sera simplement ignoré car absent des bases de données. C'est une méthode que j'ai imaginé y'a un bon moment, j'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion de l'exposer. ![]() ![]() SIDI
Le 30 Juin 2009 à 20h45
Je trouverai étonnant que cette licence voit le jour avant plusieurs années, vu tout le mal qu'ils se donnent pour lutter contre l'échange en ce moment.
![]() ![]() ActarusProcyon
Le 30 Juin 2009 à 20h51
Il suffit de proposer une banque mondiale de données, où tout serait téléchargeable en excellente qualité, et sans DRM. La répartition serait calculée en fonction du nombre de téléchargements, et serait gérée par un organisme indépendant des différentes industries...
![]() Aefron
Le 30 Juin 2009 à 21h05
Un logiciel, qui peut-être distribué sous licence libre, écoute les fichiers sons présent sur les médias de l'utilisateur Tu me mets un mouchard chez moi, je ne fais pas que montrer les dents : je mords. Non, mais, on croit rêver : on échappe au mouchard Hadopi, qui d'ailleurs serait arrivé pile-poil pour LOPPSI (je rappelle que ce n'est pas parce qu'un code est libre qu'on peut y comprendre quoi que ce soit : il peut parfaitement être obsfuqué à cet effet - le caractère libre, c'est la licence ; le code, ça se trifouille pour être illisible ; en outre, c'est un binaire, qu'on fait tourner, et comme il serait chargé de faire de la compta, on peut miser sur ce qu'il soit signé, et donc, pas compilable pour être utilisé : tu garantis comment, et pas que dans ce cas, puisque ça dépend aussi du compilateur et cie, que le binaire correspond aux sources ? C'est impossible : NON, le libre n'est pas un grigri, et en tant que tel, il n'est pas garant de grand chose), décrite comme un arsenal de surveillance numérique du citoyen, et il s'en trouve encore pour en redemander... virez les par la porte, ils reviennent par le jardin. Les empreintes sont comparées dans une base de données de tout les morceaux soumis à la licence globale, et ainsi il est possible de répartir équitablement en fonction du nombre de personnes possédant les morceaux d'un auteur en particulier Ah, ça serait juste en fonction de ce qui est possédé ? Et si on n'écoute pas, on rémunère quand même ? Quel intérêt par rapport à une déclaration manuelle (voire sélective): faut vraiment se taper un mouchard, pour ça ? D'autant qu'il y aura quand même des marges d'erreur : c'est inévitable, et aucune mesure sérieuse ne les évacue. Et alors, les petits, l'underground, ils n'auront, mécaniquement, par effets de bord, rien du tout. Ce canon, il ne sert que pour savoir si Ronny Ralliday touchera 35,78% au lieu de 35,79% du magot. Génial. Bon, l'avantage, c'est que ce sont les cotisations des petits qui paieront le gigantesque coût du bousin, vu qu'ils ne verront rien en retour... m'enfin. ça respecte la vie privée des utilisateurs, car l'empreinte ne permet pas reconstituer le contenu du fichier, donc dans le cas d'un fichier personnel qui serait scanné, il sera simplement ignoré car absent des bases de données Donc, ça ne respecte la vie privée que pour ce qui n'est pas répertorié par la base de données : pour le reste, ça la viole allègrement, la vie privée... c'est du propre, dis-donc. Vu que ça concernerait les films, donc, les boulards, qui eux, n'ont pas attendu avant d'être à disposition sur le net, j'imagine la gueule du père de famille qui se pignole sur des ladyboys philipins, quand il se dit que si on compare ce qu'il mate à une base de données, c'est pour rémunérer les ayant-droits, et que, de toute façon, c'est ça, où le tribunal. Génial. Je ne parle même pas du cas du légionnaire qui se mâte l'intégrale de Candy en cachette, lors de ses permissions, ou du PDG, qui écoute l'intégrale de Sheyla, et "Let me be a dragqueen"... On n'a ostensiblement pas la même conception de la vie privée. C'est une méthode que j'ai imaginé y'a un bon moment, j'ai déjà eu plusieurs fois l'occasion de l'exposer. Pas de quoi être fier : le DRM mouchard... brillant. J'ai entendu Rascal Pègre en parler aussi, je crois. Une solution d'une lourdeur béhémotesque, d'une intrusion digne du pire parasite imaginable, tout ça pour couper les cheveux en quatre. Ce n'est pas parce que la surveillance numérique de tout un chacun est possible qu'il faut en coller partout : c'est une TRES MAUVAISE idée. Non, mais, c'est si compliqué, d'imaginer un serveur web, dans lequel on choisit à qui on veut que les 5€ soient redistribués ? Infiniment plus simple, zéro intrusion, pas de checksums à faire (paye la base de données, qu'il faut pour ton bouzin et 20 millions d'internautes : heureusement qu'on est les champions du nucléaire!), et favorise ce que les gens aiment VRAIMENT. Le Kopimi n'est pas équivalent à la consommation des CD et cie : il permet avant tout de découvrir, de se cultiver, d'explorer. Vouloir savoir combien il y a de poils sur le derrière des singes à quatre culs de South Park, ici, c'est un non sens. Ca, c'est à la limite adapté à la taxation des lieux publics, des festivals de zique, et de tout ce qui fait une part de son profit grâce à l'art. Si cette licence devait exister, son but serait de faire prendre conscience au public, qui n'en fait d'autre profit qu'intellectuel, que la création a un coût, et que la mécenner, c'est bel et bon. Pas besoin de sortir l'armée d'experts comptables pour faire de la pédagogie. Au contraire : si on veut rendre le citoyen responsable, qu'on commence à le traiter comme tel, ce qui exclut radicalement tout mouchard, et suggère de le laisser maître de ses choix. ![]() painsek
Le 30 Juin 2009 à 21h10
y'a quand même de l'hypocrisie de la part des gens qui piratent...
ok ce système n'a pas l'air parfait comme ça mais c'est déjà une amélioration vers un système juste pour les artistes et les consommateurs... ça me fait marrer les gens qui écrivent "je ne paierai jamais 5eur pour ces enfoirés qui veulent nous arnaquer" et que ça ne dérange pas de payer une fortune des fringues faites au bangladesh par des enfants ou un ordinateur fait par des chinois qu'on oblige à travailler 14h par jour. assumez que vous voulez tout sans payer ou alors révoltez vous contre tout, et arrêter de consommer sans réfléchir. ![]() Aefron
Le 30 Juin 2009 à 21h10
Il suffit de proposer une banque mondiale de données, où tout serait téléchargeable en excellente qualité, et sans DRM. La répartition serait calculée en fonction du nombre de téléchargements, et serait gérée par un organisme indépendant des différentes industries... Il faudrait alors forcer les ayant-droits qui se bataillent (heureusement que je n'ai pas attendu qu'ils terminent pour choper le mirifique Santa Sangre), bloquant toute édition de tonnes et de tonnes d'oeuvres, à donner les masters... ... on peut rêver. Mais ce ne serait pas pour tout de suite. En attendant que ces guignols se sortent les épaules des fesses, les garants de la culture, et de sa diffusion, ce sont les Kopimistes. Et la manière de s'assurer que les données sont disponibles, c'est de laisser faire ceux quiconque veut les mettre à disposition. C'est la principale force du Kopimi sauvage. Et ce pourquoi, tant qu'on ne force pas les oeuvres à être disponibles à tous, rien ne saura égaler cette noble pratique. Edit : et ça ne résout pas le problème de l'underground dont les miettes seront bouffées par les marges d'erreur. Je me répète, mais la proportionnelle appliquée sur des millions d'artistes, c'est insensé. Et ce n'est pas parce que c'est techniquement possible que ce serait juste en quoi que ce soit. ![]() Aefron
Le 30 Juin 2009 à 21h11
ce système n'a pas l'air parfait comme ça mais c'est déjà une amélioration C'est sûr : un étron dans l'assiette, ce n'est pas si mal. Après tout, ça aurait pu être une coulante, et on pourrait n'avoir qu'une fourchette... ![]() pefm
Le 30 Juin 2009 à 21h12
légaliser l'échange d'oeuvres non commercial en contrepartie du versement d'une taxe Euh, si c'est pas commerciale, c'est gratuit non ?? Donc c'est payer une taxe pour télécharger des trucs gratuits ??? Ou alors j'ai mal compris... sinon je rejoint un peu goldoark. Les majors nous ont déclaré la guerre à nous leur client, je vois pas pourquoi on leur ferait ce cadeau d'1,2 milliard d'euro par mois. Y'a quelques mois je disais l'inverse mais plus maintenant. Et qu'ils viennent pas pleurer pour quelques milliers d'emplois perdus... Ces derniers mois, ce sont des centaines de milliers d'emplois industriels qui ont été détruit et ça n'a pas l'air de les émouvoirs plus que ça puisqu'ils ne font rien pour lutter contre. ![]()
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