Content ID : le watermark de YouTube adopté par six studios français

Julien L. - publié le Mercredi 24 Juin 2009 à 16h35 - posté dans High-Tech

Google France a annoncé la signature d'un accord avec six grands studios et laboratoires audiovisuels français pour mettre en place un DRM spécifique, Content ID, afin de suivre, monétiser et bloquer les séquences vidéos soumises au droit d'auteur.

Le marquage des oeuvres n'est donc pas tout à fait mort. Après la plate-forme française d'hébergement vidéo Dailymotion et l'Institut national de l'audiovisuel (INA), c'est au tour de Google France d'annoncer l'adoption par six grands studios et laboratoires audiovisuels français d'une mesure technique de protection spécifique (MTP, aussi connu sous l'acronyme anglais DRM) de type "watermark" permettant de marquer et protéger un contenu : Content ID. Parmi ces studios et laboratoires, nous retrouvons ainsi CMC, Cognacq Jay Image, Éclair Group, Quinta Industries, MPOeMedia et VDM.

Critiqué pour avoir été un peu trop permissif sur la mise en ligne des vidéos, YouTube va donc pouvoir vérifier si une vidéo appartenant à un ayant-droit est remise en ligne. En effet, le système Content ID permet d'identifier une vidéo grâce à son empreinte unique recensée dans une base de données spécifique. L'hébergeur vidéo rappelle toutefois que l'outil d'identification ne sert pas uniquement à contrôler, mais permet également de suivre ou de monétiser une vidéo. Sur les 600 groupes de médias qui ont signé un partenariat équivalent, "la majorité choisit de monétiser leur contenu" rappelle YouTube. "Ces accords permettent aux six plus grands laboratoires audiovisuels d'utiliser Content ID de YouTube, un système sophistiqué de gestion et d'identification audio et vidéo, pour le compte de leurs clients" poursuit l'hébergeur.

Une fois la vidéo marquée, c'est aux ayant-droits de prendre le relais. S'il est donc possible d'empêcher qu'une séquence appartenant à un ayant-droit soit remise en ligne après sa suppression de YouTube, tous ne cherchent pas à verrouiller absolument le partage de vidéos. "Nos clients veulent que leurs fans partagent, découvrent et visualisent leurs créations légalement sur YouTube; mais ils veulent aussi avoir la possibilité de protéger, promouvoir et peut-être même récolter les revenus de leur contenu sur le site" explique la responsable commerciale de MPOeMedia, Anne-Charlotte Barbet.

Rappelons cependant que malgré un accord qui démontre que YouTube peut se positionner comme un partenaire technique de confiance pour la mise en ligne et la gestion de contenu protégé par le droit d'auteur, l'hébergeur vidéo fait également face à des critiques régulières et des demandes d'indemnités sonnantes et trébuchantes. La Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) a en effet réclamé récemment 10 millions d'euros de dommages et intérêts pour une centaine de clips diffusés illégalement sur Internet, soit l'équivalent de trois trimestres de chiffres d'affaires.

La société a ainsi assigné YouTube devant le tribunal de grande instance de Paris pour contrefaçon. La société de gestion collective des labels indépendants reproche à la filiale de Google le fait qu'un "nombre très important de vidéomusiques produites par ses membres, qui avaient été retirées par YouTube suite à sa demande en 2008, étaient de nouveau en ligne en 2009". Elle demande à YouTube de lui verser 10 millions d'euros de dommages et intérêt, pour "plus d'une centaine" de clips concernés.

Publié par Julien L., le 24 Juin 2009 à 16h35
 
 
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Commentaires à propos de «Content ID : le watermark de YouTube adopté par six studios français»
 

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Donc l'intérêt est un peu useless. Et c'est quoi l'intérêt de perdre 1/4 d'heure à bidouiller une vidéo pour la remettre en ligne ?

la création ?
parfois voler ( aussi) et reprise par de grands groupes mais sans impact car trop surfait ?

roflll....

www.rutube.ru
si tu retires quelques frames, ou si tu t'amuses à rajouter un gros logo tout moche sur la video comme Clubic, ça change la marque je suppose, c'est pas vraiment possible autrement... Donc l'intérêt est un peu useless.
Surtout si on pense aussi aux hardencoded subtitles, qui pourraient permettre de foutre genre un c en 3 pixel sur 3 pixel dans un coin que personne ne verra et qui foutra en l'air leur marquage.

Non, le procédé est plus que du watermark, c'est de la signature, et ça résiste assez bien aux réencodages, pertes de résolution, etc...

Je sais pas si nous parlons tous de la même chose:
Il existe du watermark visible et du non-visible.
Si tout le monde comprend comment le visible fonctionne, le non-visible part du principe d'embarqué une information (un identifiant qui spécifie l'auteur/prioprietaire, une signature (exemple: hachage) du fichier d'origine sans mark, etc...) de telle manière qu'elle optimise le compromis: information aussi non visible que possible/aussi importante que possible/aussi résistantes aux manipulations que possibles.

Bien sûr obtenir le maximum dans les 3 domaines n'est pas possible.
Si on s'occupe surtout de la résistance aux modification sur le fichiers, l'idée est justement de résister aux changements de codecs, au resize, à la requantification, au shift, etc, etc.
Avec plus au moins de réussite selon le système est l'équilibre voulu sur les 3 parameères cités ci-dessus.

Je pense que les devs de google ont du concoter un system qui sera suffisament difficile à contourner pour éviter, en tout cas au début, un contournement massif par les utilisateurs.

De plus, contrairement a un verrou numérique, qui est fermé ou ouvert (par la clé ou par crack) et qui joue le role de coffre-fort AUTOUR du fichier, le watermark fait "partie" des données du fichier. L'idée de base, c'est que le retirer est difficile, car plus on applique un "effacement" fort, plus on détruit le reste des données en même temps. Un peu comme quand on lave du linge à forte température et/ou avec des produits bourrins, on fait partir la tache, mais on nique le linge. Encore que dans cet exemple est un peu foireux: la tache est visible... une tache invisible sur une chemise, n'est plus une tache par definition. Mais je crois que vous avez compris ce que je veux dire.
Le même intérêt qu'à ''perdre'' 14 minutes à lire les articles et une minute à poster son avis.

Exemple, je te dis comme j'aime que Xbeast'11 a un super clip...Tu vas faire quoi? Attendre de le croiser dans une surface de vente? Passer dix minutes à chercher sur le réseau? Tu vas payer 1,29 € que je ne te rembourserai pas si tu n'aimes pas?

Ce sont les fans de ces clips qui se décarcassent pour les faire connaître, et pour ceux qui aiment, un quart d'heure de bénévolat, c'est même du plaisir.
Le plaisir de partager ce que l'on aime...

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