Frédéric Lefebvre agite à son tour le chiffon rouge contre les internautes

Guillaume Champeau - publié le Jeudi 02 Avril 2009 à 17h01 - posté dans Société 2.0

Alors que les députés votaient l'article 2 de la loi Création et Internet qui crée l'Hadopi, le député UMP Frédéric Lefebvre s'est moqué du pouvoir d'influence des députés socialistes. La veille, Christian Paul avait demandé à plusieurs reprises dans l'hémicycle d'envoyer massivement à Frédéric Lefebvre des messages pour signaler leur opposer au projet de loi. "Vous n'êtes pas prêts de remplir le Zénith, j'en suis à peine à une centaine de messages reçus depuis hier", s'est moqué dans l'après-midi Frédéric Lefebvre. "Vous n'êtes pas prêts avec ce succès-là de faire bouger les choses".

C'est une provocation du même acabit que le ministère de la culture qui s'enorgueillait d'avoir blindé son site Jaimelesartistes.fr contre les attaques DDoS, et qui a dû le fermer quelques heures plus tard sous le poids des attaques. Si Frédéric Lefebvre souhaitait un mail bombing en bonne et due forme, c'était la meilleure manière de le réclamer. Nous mettons toutefois en garde les lecteurs contre une telle tentative, purement contreproductive.

Mais Jean-Pierre Brard, qui avait lui-même appelé à spammer la ministre et le rapporteur, a trouvé une explication. "Les internautes nous écrivent à nous parce que vous ne savez pas lire leurs messages", a ainsi moqué le député de l'opposition, dans une phrase à double sens.

Publié par Guillaume Champeau, le 2 Avril 2009 à 17h01
 
 
57
Commentaires à propos de «Frédéric Lefebvre agite à son tour le chiffon rouge contre les internautes»
 

1
2
3
Ce qu'on appelle liberté, dans le langage politique, c'est le droit de faire des lois, c'est-à-dire d'enchaîner la liberté. Auguste Vermorel
@ jbsorba
Il a jamais été élu.
maintenant les gars et les filles il n'y a qu aux vote que nous pouvons leurs faire une riposte gradué, ne vous manqué pas confiance les plus forts c'est nous les votants
On fait pas un cheval de course avec un âne c'est valable pour tous le monde et en particulier pour les cons.
djjeffouille, le 01/01/1970 - 01:00
Pat, le 01/01/1970 - 01:00
je crois que Lefebvre a des parts dans Jamendo

En plus des casinos , du tabac et de l'alcool ? :D
a cela tu rajoute les pute et la drogue
et avec hadopi on peu ausso rajouté racket, extorsion de fond chantage ...........
Bon, c'est un peu long peut etre :/

Monsieur le député,

Malgré mon expatriation temporaire pour cause professionnelle, je suis tout de même avec attention les débats auxquels vous participez (de temps en temps) a l'assemblée. Je ne sais pas si cet écrit restera lettre morte ou ira s'enfouir dans les profondeurs de votre corbeille, mais je garde le mince espoir que vous me lirez. En effet, une pique que vous avez lance a M. Paul en séance, m'a incite a prendre ma plus belle plume et vous faire parvenir cette missive électronique. Comme l'a souligne M. Paul, je le cite, "Les internautes nous écrivent à nous parce que vous ne savez pas lire leurs messages". Je n'irais pas dans le sens de M. Briard appelant a vous spammer, mais pour une fois, j'espère me tromper et que vous saurez lire certains messages qui vous parviennent.

Tout d'abord, permettez moi de me présenter. J'ai 26 ans, je suis informaticien de formation, et libriste (Ce n'est pas vendre des livres) convaincu. Tout comme vous, depuis plusieurs années, je fais du lobbying, mais pour la communauté du logiciel libre. Inutile donc je pense de vous exprimer mon opinion sur la loi HADOPI récemment votée a l'Assemblée Nationale. Laissez moi donc vous présenter quelques aspects qui me semblent surréalistes dans le contenu de cette loi.

Le premier aspect sur lequel j'insisterais est le cote technique, car c'est celui que je maitrise le plus.
Je suis utilisateur de logiciel libre, linux en particulier pour mon système d'exploitation, et il est totalement incompatible avec le logiciel - payant - proposé par l'HADOPI pour "sécuriser" sa ligne. De plus, ce logiciel va sécuriser le poste (j'insiste sur 'le poste') de l'internaute lambda, mais ne va pas sécuriser la "box", le micro ordinateur qui se connecte chez le FAI pour fournir le service d'accès a Internet. Vous savez je pense aussi bien que moi l'importance qu'ont les réseaux wifi aujourd'hui. Rien ne pourra garantir, malgré la "sécurisation" du poste de mon internaute lambda, que sa ligne sera utilise par une tierce personne. Je prends un exemple simple: une famille a, de plus en plus, un ou 2 ordinateurs a la maison. Notre fiston lambda téléchargera sa musique favorite, mais maman lambda, en bonne citoyenne, aura installé le dit logiciel. La famille est donc protégée des sanctions et avertissements d'HADOPI. Il suffit donc d'installer ce logiciel pour être protégé de toutes sanctions? J'aimerais vous demander honnêtement ce que vous pensez de l'argument de Mme Albanel, Ministre de la Culture, quand elle répond que l'on pourra présenter un disque dur comme preuve. Sans vouloir faire de publicité gratuite, et pour vous guider vers ma pensée, je vous demanderez juste si vous connaissez www.rue-montgallet.com? Je pense que vous suivrez aisément mon raisonnement.

Un deuxième point que je développerais est le cote filtrage, repérage d'adresses ip, etc. La loi HADOPI prendra des décisions de sanctions sur la base d'un relevé d'adresse IP. Vous devez savoir qu'il est relativement simple de changer d'adresse ip et de masquer son adresse véritable. En réponse a ce mode de fonctionnement, des organisations telles que ThePiratebay (le terme pirate, piratage etc, je donnerai mon opinion dans un paragraphe suivant) ont annonces la diffusion massive d'adresses ip pour tromper les différentes méthodes de repérage d'adresses IP. Comment ferez vous la différence entre une adresse ip réellement coupable et un faux positif. Récemment, M. Frédéric Aidouni, auteur d'un logiciel utilisé par la gendarmerie pour repérer des échanges a contenus pédophiles, a été interviewé. Il explique clairement, qu'il faut vérifier ce que l'adresse IP incriminée a téléchargé, de ce fait, télécharger le contenu pour vérifier qu'il est bien litigieux. Il souligne l'existence de solutions de vérification automatique, mais nombreux sont les fichiers diffusés sur internet dont la description ne correspond pas au contenu réel. Comment vérifierez vous que la personne visée par hadopi aura bien téléchargé elle même le contenu soit disant protégé? Comment l'internaute pourra différencier le contenu protégé de celui libre de droit (un artiste peut diffuser ses œuvres gratuitement s'il le désire)

Depuis quelques années, un débat anime de nombreux groupes, l'anonymat sur internet. Des récentes expériences telles que celle de facebook (modification de leurs conditions d'utilisations) a montré que les internautes sont relativement sensibles a cet aspect de leur "vie électronique". Ne pensez vous pas que l'apparition de la loi HADOPI va inciter de nombreuses personnes a se protéger plus efficacement? Ou tout au moins, des logiciels garantissant un meilleur anonymat vont apparaitre. Si je ne me trompe, la loi n'est pas applicable tant que les décrets d'applications n'ont pas été publiés (je vous invite fortement a me répondre si je suis dans l'erreur). Il y aura un laps de temps conséquent pour mettre en place les solutions techniques permettant le filtrage et les infrastructures HADOPI. Je souhaite le développement de ces solutions, non pas a des fins illégales, mais juste par défense de mes libertés individuelles, mon anonymat, mon droit a garder mes communications privées. Cependant, je crains que ces solutions vont servir a des personnes qui ont des intérêts beaucoup moins louables. Ne craignez vous pas que pendant ce temps la, apparaissent des logiciels garantissant un anonymat fort? voir une dissimulation plus efficace des contenus échanges? Implicitement, la loi HADOPI va vite être caduque, sans compter sur le fait que les jeunes générations (dont je fais partie, mais je pense aux plus jeunes qui découvrent internet en 2008-2009) sont de plus en plus éduqués et connaissent de mieux en mieux internet et son fonctionnement.

La loi HADOPI a été présentée comme solution a la perte de CA de maisons de disques, de producteurs, etc et également soit disant la mort des créateurs. Je citerai une interview d'un chanteur, qui explique ses sources de revenus. Sur un cd, il gagne 15 centimes d'euros, 4500euros pour 30 000 disques vendus, ce qui n'est pas a la portée de tout le monde (la liste des artistes "pro" HADOPI en vendent surement beaucoup plus, et ne sont pas a plaindre concernant leurs revenus). Ce sont les maisons de disques qui vivent de la vente des cds. Il nous explique par contre qu'il vit principalement grâce aux concerts qu'il donne. Pourquoi ne pas donner la possibilité aux maisons de la culture, aux MJC, aux petites salles de concerts, aux collectifs d'organiser plus de concert? De faire découvrir des groupes plus facilement? De donner la possibilité a de petites salles d'accueillir de plus gros groupes de musiques? Pourquoi dépenser de l'argent a surveiller internet au lieu de promouvoir VRAIMENT la culture?
Personnellement, le support physique ne m'intéresse pas, ou plus (et je ne pense pas être le seul internaute dans ce cas). Aujourd'hui, je vous défie de trouver quelqu'un qui va aller dans une grande enseigne commerciale pour acheter un lecteur cd portable. Les produits mis a la disposition du plus grand nombre concerne - presque - uniquement le support de contenus numériques (MP3, films divx etc). Comment promouvoir un système qui devient obsolète, face a des stratégies commerciales ou l'on cherche a vendre du contenu numériques uniquement? De plus, je suis d'accord que produire 1000 ou 10000 cd a un coup conséquent (mettons tout de même un bémol, le prix unitaire d'un cd n'est pas prohibitif). Mais produire 10000 morceaux numériques? Vous pouvez en faire l'expérience vous même en faisant 10000 "copier coller" de ce mail. Le prix est dérisoire. Mon opinion personnelle est bien entendu que cette loi va tout d'abord favoriser les grands compagnies de production, les majors. Mais pourquoi ne pas essayer de leur faire monétiser un système d'échange de fichiers? de promouvoir le spectacle vivant? L'argument du tout gratuit n'est pas valable a mon sens, les internautes sont prets a payer pour avoir acces a du contenu culturel. De ma propre experience, ils sont en tout cas prets a payer pour se proteger d'HADOPI.

Les moyens de revenus des artistes sont maintenant nombreux, mais ces compagnies restent sur un modèle économique qui n'est pas pérenne. Cependant, regardons de plus prés les revenus des artistes, et ceux des majors, et rendons a césar ce qui est a césar. Les artistes mériteraient de plus gros revenus avec le système actuel, ce qui n'est pas le cas. Des solutions de licences globales (appelons les autrement si vous n'aimez pas le terme licence globale) devraient être a l'étude. Certaines solutions viables ont été proposées, pourquoi ne pas les prendre en compte. Mme Albanel a argumente contre cette solution sous prétexte de sa complexité. De la même manière, je vous renverrais vers le diagramme présentant le fonctionnement d'HADOPI, un modèle de simplicité n'est ce pas?

Cette loi entame gravement les droits de la défense. Comme l'ont soulignes plusieurs "webzines" (pardonnez mes angliscismes.. ), la loi HADOPI introduit une présomption de culpabilité. C'est a l'internaute de prouver son innocence. Vous ne le voyez peut être pas de cette façon. S'il suffit de présenter un disque dur, je ne me fais pas trop de soucis. Mis a part ces détails techniques, mais que pensez vous de cette aspect de la loi? Comment accepter la réponse de M. Franck Riester, qui décrit ces problèmes comme de simples détails?

Je n'ai pas explique tous mes arguments, et j'aurais de quoi débattre plus longuement. Cependant, mon texte est surement assez long, et il est surement possible que vous ne lisiez pas ces mots. Si c'est le cas, je vous remercie grandement. je ne compte pas sur un revirement total de votre part, mais sachez juste que votre provocation inutile m'a convaincu de re-contacter des députés, afin d'essayer de combler le manque de connaissances techniques certains, d'un cote politique comme de l'autre.

Je vous souhaite une bonne journée,

Cordialement,

Remi WIPLIEZ
kennux, le 01/01/1970 - 01:00
Bon, c'est un peu long peut etre :/

Monsieur le député,

Malgré mon expatriation temporaire pour cause professionnelle, je suis tout de même avec attention les débats auxquels vous participez (de temps en temps) a l'assemblée. Je ne sais pas si cet écrit restera lettre morte ou ira s'enfouir dans les profondeurs de votre corbeille, mais je garde le mince espoir que vous me lirez. En effet, une pique que vous avez lance a M. Paul en séance, m'a incite a prendre ma plus belle plume et vous faire parvenir cette missive électronique. Comme l'a souligne M. Paul, je le cite, "Les internautes nous écrivent à nous parce que vous ne savez pas lire leurs messages". Je n'irais pas dans le sens de M. Briard appelant a vous spammer, mais pour une fois, j'espère me tromper et que vous saurez lire certains messages qui vous parviennent.

Tout d'abord, permettez moi de me présenter. J'ai 26 ans, je suis informaticien de formation, et libriste (Ce n'est pas vendre des livres) convaincu. Tout comme vous, depuis plusieurs années, je fais du lobbying, mais pour la communauté du logiciel libre. Inutile donc je pense de vous exprimer mon opinion sur la loi HADOPI récemment votée a l'Assemblée Nationale. Laissez moi donc vous présenter quelques aspects qui me semblent surréalistes dans le contenu de cette loi.

Le premier aspect sur lequel j'insisterais est le cote technique, car c'est celui que je maitrise le plus.
Je suis utilisateur de logiciel libre, linux en particulier pour mon système d'exploitation, et il est totalement incompatible avec le logiciel - payant - proposé par l'HADOPI pour "sécuriser" sa ligne. De plus, ce logiciel va sécuriser le poste (j'insiste sur 'le poste') de l'internaute lambda, mais ne va pas sécuriser la "box", le micro ordinateur qui se connecte chez le FAI pour fournir le service d'accès a Internet. Vous savez je pense aussi bien que moi l'importance qu'ont les réseaux wifi aujourd'hui. Rien ne pourra garantir, malgré la "sécurisation" du poste de mon internaute lambda, que sa ligne sera utilise par une tierce personne. Je prends un exemple simple: une famille a, de plus en plus, un ou 2 ordinateurs a la maison. Notre fiston lambda téléchargera sa musique favorite, mais maman lambda, en bonne citoyenne, aura installé le dit logiciel. La famille est donc protégée des sanctions et avertissements d'HADOPI. Il suffit donc d'installer ce logiciel pour être protégé de toutes sanctions? J'aimerais vous demander honnêtement ce que vous pensez de l'argument de Mme Albanel, Ministre de la Culture, quand elle répond que l'on pourra présenter un disque dur comme preuve. Sans vouloir faire de publicité gratuite, et pour vous guider vers ma pensée, je vous demanderez juste si vous connaissez www.rue-montgallet.com? Je pense que vous suivrez aisément mon raisonnement.

Un deuxième point que je développerais est le cote filtrage, repérage d'adresses ip, etc. La loi HADOPI prendra des décisions de sanctions sur la base d'un relevé d'adresse IP. Vous devez savoir qu'il est relativement simple de changer d'adresse ip et de masquer son adresse véritable. En réponse a ce mode de fonctionnement, des organisations telles que ThePiratebay (le terme pirate, piratage etc, je donnerai mon opinion dans un paragraphe suivant) ont annonces la diffusion massive d'adresses ip pour tromper les différentes méthodes de repérage d'adresses IP. Comment ferez vous la différence entre une adresse ip réellement coupable et un faux positif. Récemment, M. Frédéric Aidouni, auteur d'un logiciel utilisé par la gendarmerie pour repérer des échanges a contenus pédophiles, a été interviewé. Il explique clairement, qu'il faut vérifier ce que l'adresse IP incriminée a téléchargé, de ce fait, télécharger le contenu pour vérifier qu'il est bien litigieux. Il souligne l'existence de solutions de vérification automatique, mais nombreux sont les fichiers diffusés sur internet dont la description ne correspond pas au contenu réel. Comment vérifierez vous que la personne visée par hadopi aura bien téléchargé elle même le contenu soit disant protégé? Comment l'internaute pourra différencier le contenu protégé de celui libre de droit (un artiste peut diffuser ses œuvres gratuitement s'il le désire)

Depuis quelques années, un débat anime de nombreux groupes, l'anonymat sur internet. Des récentes expériences telles que celle de facebook (modification de leurs conditions d'utilisations) a montré que les internautes sont relativement sensibles a cet aspect de leur "vie électronique". Ne pensez vous pas que l'apparition de la loi HADOPI va inciter de nombreuses personnes a se protéger plus efficacement? Ou tout au moins, des logiciels garantissant un meilleur anonymat vont apparaitre. Si je ne me trompe, la loi n'est pas applicable tant que les décrets d'applications n'ont pas été publiés (je vous invite fortement a me répondre si je suis dans l'erreur). Il y aura un laps de temps conséquent pour mettre en place les solutions techniques permettant le filtrage et les infrastructures HADOPI. Je souhaite le développement de ces solutions, non pas a des fins illégales, mais juste par défense de mes libertés individuelles, mon anonymat, mon droit a garder mes communications privées. Cependant, je crains que ces solutions vont servir a des personnes qui ont des intérêts beaucoup moins louables. Ne craignez vous pas que pendant ce temps la, apparaissent des logiciels garantissant un anonymat fort? voir une dissimulation plus efficace des contenus échanges? Implicitement, la loi HADOPI va vite être caduque, sans compter sur le fait que les jeunes générations (dont je fais partie, mais je pense aux plus jeunes qui découvrent internet en 2008-2009) sont de plus en plus éduqués et connaissent de mieux en mieux internet et son fonctionnement.

La loi HADOPI a été présentée comme solution a la perte de CA de maisons de disques, de producteurs, etc et également soit disant la mort des créateurs. Je citerai une interview d'un chanteur, qui explique ses sources de revenus. Sur un cd, il gagne 15 centimes d'euros, 4500euros pour 30 000 disques vendus, ce qui n'est pas a la portée de tout le monde (la liste des artistes "pro" HADOPI en vendent surement beaucoup plus, et ne sont pas a plaindre concernant leurs revenus). Ce sont les maisons de disques qui vivent de la vente des cds. Il nous explique par contre qu'il vit principalement grâce aux concerts qu'il donne. Pourquoi ne pas donner la possibilité aux maisons de la culture, aux MJC, aux petites salles de concerts, aux collectifs d'organiser plus de concert? De faire découvrir des groupes plus facilement? De donner la possibilité a de petites salles d'accueillir de plus gros groupes de musiques? Pourquoi dépenser de l'argent a surveiller internet au lieu de promouvoir VRAIMENT la culture?
Personnellement, le support physique ne m'intéresse pas, ou plus (et je ne pense pas être le seul internaute dans ce cas). Aujourd'hui, je vous défie de trouver quelqu'un qui va aller dans une grande enseigne commerciale pour acheter un lecteur cd portable. Les produits mis a la disposition du plus grand nombre concerne - presque - uniquement le support de contenus numériques (MP3, films divx etc). Comment promouvoir un système qui devient obsolète, face a des stratégies commerciales ou l'on cherche a vendre du contenu numériques uniquement? De plus, je suis d'accord que produire 1000 ou 10000 cd a un coup conséquent (mettons tout de même un bémol, le prix unitaire d'un cd n'est pas prohibitif). Mais produire 10000 morceaux numériques? Vous pouvez en faire l'expérience vous même en faisant 10000 "copier coller" de ce mail. Le prix est dérisoire. Mon opinion personnelle est bien entendu que cette loi va tout d'abord favoriser les grands compagnies de production, les majors. Mais pourquoi ne pas essayer de leur faire monétiser un système d'échange de fichiers? de promouvoir le spectacle vivant? L'argument du tout gratuit n'est pas valable a mon sens, les internautes sont prets a payer pour avoir acces a du contenu culturel. De ma propre experience, ils sont en tout cas prets a payer pour se proteger d'HADOPI.

Les moyens de revenus des artistes sont maintenant nombreux, mais ces compagnies restent sur un modèle économique qui n'est pas pérenne. Cependant, regardons de plus prés les revenus des artistes, et ceux des majors, et rendons a césar ce qui est a césar. Les artistes mériteraient de plus gros revenus avec le système actuel, ce qui n'est pas le cas. Des solutions de licences globales (appelons les autrement si vous n'aimez pas le terme licence globale) devraient être a l'étude. Certaines solutions viables ont été proposées, pourquoi ne pas les prendre en compte. Mme Albanel a argumente contre cette solution sous prétexte de sa complexité. De la même manière, je vous renverrais vers le diagramme présentant le fonctionnement d'HADOPI, un modèle de simplicité n'est ce pas?

Cette loi entame gravement les droits de la défense. Comme l'ont soulignes plusieurs "webzines" (pardonnez mes angliscismes.. ), la loi HADOPI introduit une présomption de culpabilité. C'est a l'internaute de prouver son innocence. Vous ne le voyez peut être pas de cette façon. S'il suffit de présenter un disque dur, je ne me fais pas trop de soucis. Mis a part ces détails techniques, mais que pensez vous de cette aspect de la loi? Comment accepter la réponse de M. Franck Riester, qui décrit ces problèmes comme de simples détails?

Je n'ai pas explique tous mes arguments, et j'aurais de quoi débattre plus longuement. Cependant, mon texte est surement assez long, et il est surement possible que vous ne lisiez pas ces mots. Si c'est le cas, je vous remercie grandement. je ne compte pas sur un revirement total de votre part, mais sachez juste que votre provocation inutile m'a convaincu de re-contacter des députés, afin d'essayer de combler le manque de connaissances techniques certains, d'un cote politique comme de l'autre.

Je vous souhaite une bonne journée,

Cordialement,

Remi WIPLIEZ

Pourquoi tu lui souhaites une bonne journée ?
Il peut aller se faire sodomier :D
En plus pas trop bonne idée que de mettre le mot hadopi, ce sera direct le filtrage par ce mot la.
Marrant :)

Personne n'a pensé que cette burne de Lefebvre mentait tout simplement ?
@djjeefouille && MoHa80

m'en fous, ca m'a donne l'envie a tous les autres :D
l'envie d'ecrire* >-
no comment
au moins on peut affirmer qu'ils logent tous à la même enseigne sado-maso DDos/mailbombing ;
@kennux
Je suis également dans l'informatique et tes propos sont les miens depuis longtemps.
Du bon sens tout simplement compatible avec notre époque
Merci pour ton courrier !

@djjeefouille
+100 :) :) :)
ce triste sir est un gens foutre de la dernière espèce, puant a l'extréme qui ne mérite que le mépris le plus total et qui a une époque pas si éloigné que cela ce serait retrouvé souffleté pour réparation en un duel tel le marquis de cuevas contre serge lifar ou bien entre René Ribière et Gaston Defferre.

il est rabessant d'écrire a ce gugus méprisable.
L'homme de Néanderthal et l'homme de Cro Magnon étaient des gens évolués par rapport à cette... chose
Freddy le cauchemar de vos nuits connectées. Ca va sortir mais sans maquillage, à pas besoin!
s'ils trouvent le net nul, pourquoi y vont-ils alors ?

1
2
3
Télécharger
Windows Media Player
Lecteur audio et vidéo - Le lecteur multimédia de Microsoft
 
RealPlayer
Lecteur audio et vidéo - Ensemble multimédia de Real Networks
 
LeechFTP
Client FTP - Client FTP petit mais pratique
 
SniffIM
Communication - Espionner les conversations MSN & Yahoo au sein d'un réseau
 
Indy
Recommandation musicale - Radio musique libre intelligente
 
Avril 2009
 
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
Matoumba
EntrepreNantes
Numerama est un site du réseau PressTIC