Bouygues, SFR et Orange d'accord pour filtrer Internet sur requête de l'Etat
Guillaume Champeau -
publié le Vendredi 13 Février 2009 à 21h20 -
posté dans Société 2.0
![]() Les trois grands opérateurs mobiles et ADSL ont donné leur accord pour filtrer Internet sur la base d'une liste de sites fournie par le gouvernement. La mesure pourrait être introduite dans le projet de loi Création et Internet. Nicolas Sarkozy pourra compter sur le soutien de quatre des grands fournisseurs d'accès à Internet français dans son projet de filtrage des contenus sur Internet. La Fédération Française des Télécoms (FFT), qui rassemble principalement Bouygues Telecom, France Telecom (Orange) et SFR, mais aussi Numericable, s'est dit vendredi en accord total avec la demande du chef de l'Etat. Les FAI membres de la Fédération "sont décidés à bloquer les sites" comme le leur a demandé le Président de la République, a assuré vendredi le groupement à l'AFP. "Nous sommes parfaitement d'accord avec cette démarche, que l'on accompagne et sur laquelle on travaille avec le ministère de l'Intérieur et le secrétariat d'Etat à la Famille", a ainsi déclaré le directeur général de la Fédération, Yves Le Mouël. "Les opérateurs sont décidés à bloquer ces sites pédopornographiques. On veut lutter contre cette forme de criminalité sur le net", a-t-il ajouté, sans préciser que seul le gouvernement décidera si un site doit être ou non placé sur la liste. La seule interrogation des grands opérateurs concerne leur porte-feuille et les coûts de mise en place des outils de filtrage. "Normalement c'est à l'Etat de payer", assure ainsi M. Le Moël, qui précise que "s'il s'agissait de quelque chose d'anecdotique, quelques milliers ou centaines de milliers d'euros, je pense que les opérateurs le prendraient en charge". Le deuxième opérateur ADSL en France, Free, qui n'est plus membre de la Fédération Française des Télécoms avec laquelle il avait des divergences de vues et d'intérêts, s'est pour sa part déjà dit hostile au projet de filtrage. Selon M. Le Moël, la mesure de filtrage, initialement prévue dans le cadre de la très retardée loi de programmation de sécurité intérieure, pourrait finalement être imposé dans le projet de loi Création et Internet. Tout un symbole. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Bouygues, SFR et Orange d'accord pour filtrer Internet sur requête de l'Etat»
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Typhus
le 14/02/2009 à 02:22
Si c'est du filtrage au niveau DNS ca va pas aller loin!
@Dude78 : 1, tout à fait d'accord.
@cooperman : hors sujet ta réponse.... Tu trouves donc ça normal des sites pédophiles? Qu'il ne faut rien faire ... ? Flob : n'exagère pas quand même, on est pas en Chine ici. Il ne faut pas parce qu'une mesure est prise contre un vrai problème qu'il faut extrapoler vers des choses qui n'ont rien à voir... @Robert Catesby : ça sert à rien de résilier ton contrat chez X ou Y pour aller chez Free simplement parce que X.Niel n'est pas d'accord avec le gouvernement. Si cette décision passe devant les assemblées, que la loi est votée et que les decrets d'application sont publiés, tout le monde devra s'y plier, Free y compris. Sauf erreur de ma part, Free n'est pas au dessus des lois. Par contre, je suis d'accord sur l'éventuelle dérive que ce texte peut permettre!
'Dude78', le 01/01/1970 - 01:00 "Les opérateurs sont décidés à bloquer ces sites pédopornographiques. On veut lutter contre cette forme de criminalité sur le net". ça parait tellement logique qu'on se demande pourquoi c'est pas déjà fait...Ce qui permet de lutter contre les pédophiles c'est de les traquer de remonter la piste en recherchant des preuves réelle de leur implication dans des crimes. Or le filrage n'est absolument pas prévus pour faire arrêter ces criminels; Il y a des exemples testés sur des réseaux qui structurellement ne ressemblent absolument pas au nôtre, par exemple en Norvège. Mais quel est le but recherché ? Les policiers et gendarmes français qui travaillent sur ces dossiers m’ont expliqué qu’ils ne cherchent pas à attraper les pédophiles, ils ont déjà des techniques pour ça, mais à filtrer à la base pour empêcher que les gens tombent dessus, s’y habituent, et finissent pédophiles. Or si je leur demande si le nombre de cas de pédophilie a statistiquement baissé en Norvège, ils ne savent pas me répondre.
Pour résumer, les opérateurs voudront s’en servir pour faire autre chose, l’Etat voudra s’en servir pour faire autre chose, et pour le moment, personne n’a fourni un chiffre prouvant que cela soit efficace. C’est une situation relativement inquiétante. Après personne ne revient sur le fait que plus le pédophile donnes des éléments précis permettant de l'incriminer en temps que preuve concrètes plus il est simple pour la victime de faire valoir ses droits. Car sans preuves des années après, les procès se font paroles contre paroles au sein de l'environnement familial et péri familiale. Sur "la pédophilie" : Je voudrais revenir sur ce point dans l'analyse des causes d'Outreau. Je soutiens depuis le début que les deux problèmes véritablement posés dans cette affaire sont la détention provisoire (et notamment sa durée) et le traitement judiciaire des affaires de moeurs et notamment celles impliquant des mineurs.
Pendant des années, ces affaires ont été insuffisamment prises en compte par l'institution judiciaire, qui leur appliquait rigidement sa grille de lecture pénale en matière de preuve (importance de l'aveu, recherche de preuves matérielles non équivoques). Or, les affaire de ce type présentent des particularités que la justice pénale a tatonné à prendre en compte. - l'absence de preuves matérielles évidentes : dans la majorité des cas, les actes commis laissent peu de traces. Des attouchements, une fellation, tout cela est sans conséquence physique pour les victimes. On résume souvent ces affaires à "c'est parole contre parole". Ce sont en réalité, sur la base des paroles des protagonistes, des faisceaux de faits qui sont recherchés (confidences faites à un proche à l'époque des faits, concomitance avec une dégradation de l'état psychologique de la victime, possibilité matérielle). Et il est plus difficile de se forger une conviction. - le temps écoulé : dans ce type de dossier, les faits sont souvent révélés longtemps après leur commission. Parfois quelques mois, parfois des années. Et le législateur a renforcé cette tendance en augmentant petit à petit les délais de prescription. La recherche d'éléments matériels devient encore plus difficile, les témoignages sont fragilisés. - l'exploitation de la parole des uns et des autres : le témoignage humain est fragile, ce n'est pas nouveau. La perception d'une même scène peut être différente pour chacun et des divergences apparaissent souvent. Il est particulièrement difficile d'avoir une grille de lecture raisonnée des témoignages. On a tendance à penser que si un élément est faux, tout le reste l'est nécessairement. Et pourtant, particulièrement s'agissant d'enfants, et encore plus quand les faits sont anciens et ont été répétés, la non réalité d'un élément n'invalide pas pour autant le reste. J'ai le souvenir notamment d'un dossier, où les faits étaient reconnus, et où les récits de la victime et de ses deux agresseurs divergeaient notablement sur les lieux (elle situait la plupart des agressions dans une chambre, ses deux frères dans une autre pièce) et les dates (à l'âge qu'elle pensait avoir au moment de certaines agressions ses frères ne résidaient plus au domicile). Chacun d'eux était pourtant sincère dans son récit. - la réprobation sociale qui s'attache à ce genre de faits : les agresseurs sexuels, particulièrement ceux qui s'en prennent à des enfants, sont fortement réprouvés. Un homme qui tue sa femme pourra espérer garder le soutien de sa famille et de ses proches. Un agresseur d'enfant qui le reconnaît perd tout. Ce sont des faits extrêmement difficiles à admettre, parce qu'il leur est même souvent difficile de l'admettre en leur for intérieur. Les dénégations des coupables sont aussi fortes que celles des innocents. Il n'est pas rare qu'un agresseur qui reconnait les faits dans le cabinet du juge d'instruction continue à protester de son innocence devant ses proches. Toutes ces particularités bousculent les repères judiciaires. Faut-il les prendre en compte et traiter différemment les affaires de moeurs, avec des exigences différentes en matière de preuve ? Faut-il au contraire leur appliquer la même grille de lecture et les mêmes standards qu'aux autres infractions ? La justice pénale a oscillé (et oscille sans doute encore) entre ces deux positionnements, qui portent chacun en germe des risques d'erreur judiciaire, dans des sens opposés. Une lecture non spécifique conduit à innocenter des coupables, une lecture sur-adaptée amène le contraire. Le choix devrait être facile à faire : celui de la présomption d'innocence. Donc on sait que le filtrage ne permettra pas d'arrêter des pédophiles et qu'il est compliqué de dire si il permettra d'éviter des faits de pédophilie sachant que ces affaires existent depuis bien plus longtemps qu'Internet. c est pas nouveau et ca continue . notre role de mouton commence serieusement a devenir inconfortable. m enfin tant qu il y aura de l argent a se faire pour les hautes shperes, toute tentative de contrer sera vaine, on pourra dire se qu on voudra, ca fait longtemps que le peuple est soumis et je crois d ailleurs que ca a toujours été.
edit je ne parle pas du filtrage des sites pedophile mais bien des derives qu une telle mesure pourrait avoir et le fait de notre impuissance hein
MANIPULATIONS, MENSONGES, INCOMPETENCE VOLONTAIRE.
J'affirme que la pédopornographie n'est qu'un prétexte à un filtrage généralisé ! 1. Les autorités ne consultent absolument pas les FAI dans cette action. Ce sont pourtant des experts. Des experts qui leur expliqueraient sans doute trop bien que c'est inutile. 2. Tout le monde un tant soit peu au courant sait très bien qu'il est très facile de contourner des filtres sur Internet et surtout des filtres http : les proxies publics, les anonymisers et les onions routers (tor) sont là pour ça. Et, les internautes se sachant quelque peu surveillés ou pratiquant une activité illégale sont certainement les PREMIERS utilisateurs de ce genre de technique. Et ça le gouvernement ne PEUT PAS l'ignorer. A l'instar de la lutte contre le terrorisme qui ne vise qu'à surveiller un peu plus le peuple, la pseudo-lutte sur Internet contre la pédopornographie ne VISE QU'UNE SEULE CHOSE : filtrer la totalité de l'Internet ! Et ceci dans un seul but : aider l'industrie de la musique et du cinéma FAUSSEMENT dénommée industrie de la culture. db industrie: L?industrie est l'ensemble des activités humaines tournées vers la production en série de biens . donc on est bien en présence d une industrie de la culture . apres on sais tous qu une industrie est la pour faire du pognon et pour eux la fin justifie toujours les moyens . m enfin c est pas le sujet hein
Il me semble avoir lu qu'il y aurais 400 sites pédophiles dans le monde. (Dixit la gendarmerie française si mes souvenirs sont bons).
Si l'on devait s'en tenir a filtrer 400 ou même 600 sites je ne pense pas que les FAI parleraient de financement. Mais ils savent deja que la liste s'allongera dans le futur. Les pedophiles Les fumeurs de cannabis L'Ultra gauche (surtout ceux qui prennent le TGV) PirateBay ... o_izi>> Personne ne trouve normal les sites pédophiles, maintenant il y a déjà des moyens légaux et pas anti-constitutionnels pour lutter contre.
Personne ne tombe "par hasard" sur du contenu pédophile ou un site pédophile hein. Et si des "enfants" tombent dessus, comment dire, ça veut dire que leurs parents ne font pas leur taff et ne les surveillent pas, et après, lorsqu'ils sont ados/adultes si ils tombent dessus et ne sont pas foutus de les reporter aux organismes ad'hoc c'est leur problème. Il y a des lois, qu'on les applique. Vouloir faire une "blacklist" totalement obscur, sans raison, sans qu'un JUGE décide ce qui y est ou pas ajouté à l'issue d'une enquête ET d'un rendu de décision (les deux étant PUBLIQUES) est totalement inadmissible et choquant. Surtout que tout le monde sait très bien que ce n'est que l'excuse à deux francs pour pouvoir après l'étendre par décret sans que personne n'y puisse rien. Après ce sera quoi ? Les sites que les ayant-droits n'aiment pas ? Ceux qui diffusent des informations que nos gouvernants ou ceux qui s'occuperont de la liste n'aiment pas ou qui les dérangent ? Et après les sites d'informations "non-officiels" ? Il est choquant que l'on puisse ne serait-ce qu'envisager ça en démocratie, encore plus que des gens qui en seront victimes trouvent ça normal voir bien. Le pire étant que ce sera vous les premiers à pleurer quand ça vous pètera à la tête, et que vous viendrez vous plaindre que personne n'a empêché ça. C'est dingue de pas comprendre ça quand même. filtrer la pedophilie , le terrorisme et autres dangerosité ok, mais pas comme ça,
il faut agir, quand c est le CPE tout le monde manifeste, internet rien. Beaucoup croient encore internet=perversité alors que c est la vie reelle reproduite derriere un ecran.Faut pas de filtre sans contre pouvoir. unissons nous, mais la passivité regne parmi les internautes, c est pas assez concret, mais quand des sites ou blogs seront bloqués alors la dans les forums ca chialeras bougez vous un peu bande de moutons !!! j'ai un question qui est peut être con : La liste des sites dits "pédophiles" va être fournie par le gouvernement, je suis ok mais comment va-t-il pêcher cette liste et où ? Quand on va sur un site quelconque, on ne peut pas deviner que c'en est un sauf si on s'y connecte et de là, passer pour un pédophile .... je suis sceptique sur ses fameuses listes.... à mon avis, c'est un piège à con
Deuxièmement, le gouvernement peut faire bloquer n'importe quel site même si celui-ci n'en est ps un. on nous mène vraimen en bateau. Je suis étonnée que personne ne se pose la question. Ca y est on se fait couillonner. je résilie mon abonnement à internet, je n'ai pas envie d'être surveillée. On est assez surveillés à mon goût avec les puces (carte bleue, carte navigo, carte vitale). je me croirai dans le roman bien connu avec big brother : 1984
A mon humble avis et ça n'engage que moi, ces sites sont connus depuis très longtemps et peut être que "certains grands personnages" y vont aussi pour satisfaire leur sale instinct pervers.... Pourquoi alors ne réagir que maintenant ? je dois être vraiment stupide ou naïve au choix
et dernière chose : attention maintenant à ce qu'on va dire sur notre "présidieu" et ses apôtres, ce sera peut être filtré. Bienvenue dans la "démocratie". A bientôt peut être
Cela va être comme pour le fichage ADN, on a commencé avec les crimes de sang et sexuels, aujourd'hui des que vous êtes condamnés c'est devenu obligatoire. Et pas question de refuser.
http://www.ladepeche...vement-ADN.html n'exagère pas quand même, on est pas en Chine ici.
On n'y est pas encore, mais on en prend résolument le chemin. Il ne faut pas parce qu'une mesure est prise contre un vrai problème qu'il faut extrapoler vers des choses qui n'ont rien à voir...
Le problème, c'est que comme déjà signalé dans d'autres topics sur le même sujet, il y a des précédents sur les dérives de ce type : on crée une loi qui met en place une mesure exceptionnelle contre un type de crime qui révolte tout le monde (sinon, vu la mesure mise en place, tout le monde serait contre), puis on étend progressivement le périmètre de cette loi à des crimes moins révoltants, et on finit par l'étendre aussi à des délits mineurs. Et je parle ici de la France, pas de la Chine.La France quitte l'Internet. Totalement affligeant. Cet homme ne laissera que des ruines derrière lui.
'cooperman', le 01/01/1970 - 01:00 Beaucoup croient encore internet=perversité alors que c est la vie reelle reproduite derriere un ecran.Faut pas de filtre sans contre pouvoir.Car la violence, la pédophilie, les meurtres, etc... n'existent que depuis la création du net......
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