Les choses s’accélèrent pour l’arrivée d’un quatrième opérateur mobile en France. Le gouvernement a inscrit le débat sur les conditions d’attribution des fréquences de réseaux mobiles à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale du 5 février prochain.

En début d’année, François Fillon a annoncé que les 15 Mhz de la quatrième licence 3G seront finalement divisés en trois lots de 5 Mhz, dont le dernier sera réservé à un nouvel entrant. Sauf très improbable surprise, il devrait s’agir de Free, qui s’est dit « très heureux » de la nouvelle, même si la division des fréquences devra l’obliger à limiter le nombre de clients et, probablement, sa couverture géographique.

Suite au débat parlementaire, un appel à candidature devra être lancé par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), pour une décision finale arrêtée d’ici l’été. Le débat du 5 février devrait donc permettre d’en savoir plus sur les conditions d’attribution des trois lots de fréquences, qui pour le moment n’ont pas été détaillées par le gouvernement. Le tarif, en particulier, reste la grande inconnue. En période de crise économique et donc budgétaire, le gouvernement devrait être tenté de faire monter les enchères entre les trois opérateurs actuels (Orange, SFR et Bouygues Telecom), qui ne pourront pas tous obtenir un lot de fréquences.

Free, qui ne devrait pas subir de forte concurrence sur le dernier lot réservé, estime que les 5 Mhz devraient coûter environ 200 millions d’euros.

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