La copie privée d'un CD audio n'est pas un droit opposable

Guillaume Champeau - publié le Mardi 09 Décembre 2008 à 10h22 - posté dans Société 2.0

Avec les nouveaux barèmes qui devraient être adoptés ce mois-ci, les consommateurs payeront bientôt en France plus de 40 centimes d'euro par CD vierge à titre de compensation financière pour la copie privée. Une somme reversée ensuite aux différentes maisons de disques et sociétés de droits d'auteur bénéficiaires de la taxe. Mais il n'y a pas pour autant en retour de droit effectif à la copie privée pour les consommateurs.

Appliquant sa jurisprudence Mulholland Drive établie en avril 2007 à propos de la copie privée des DVD, la première chambre civile de la cour de cassation a jugé le 27 novembre 2008 que la copie privée d'un CD audio n'était pas un droit opposable, mais une simple exception au droit exclusif des auteurs et des producteurs. La différence est fondamentale, puisqu'un droit opposable permet au justiciable de saisir le tribunal lorsqu'il n'a pas la possibilité de jouir de son droit (lorsqu'il ne peut pas faire de copie privée), alors qu'une exception permet simplement de se défendre d'une action judiciaire en brandissant l'exception comme excuse (en indiquant qu'une copie n'est pas une contrefaçon parce qu'elle est une copie privée).

La cour de cassation a ainsi rappelé que "la copie privée ne constitue pas un droit, mais une exception légale au principe prohibant toute reproduction intégrale ou partielle d'une oeuvre protégée faite sans le consentement du titulaire de droits d'auteur", et que la copie privée "ne pouvait être invoquée au soutien d'une action formée à titre principal".

En l'espèce, il était reproché à Warner Music France et à la Fnac d'avoir commercialisé l'album "Testify" de Phil Collins avec un dispositif anti-copie. Le plaignant, soutenu par l'UFC-Que Choisir, exigeait le droit de réaliser une copie numérique de l'album, en expliquant que le verrou rendait sa lecture et sa reproduction impossible sur son ordinateur. Saisi en 2003, le tribunal de grande instance de Paris avait donné raison au consommateur, avant d'être contredit en appel, puis désormais par la cour de cassation.

Publié par Guillaume Champeau, le 9 Décembre 2008 à 10h22
 
 
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Commentaires à propos de «La copie privée d'un CD audio n'est pas un droit opposable»
 

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Flamberge, le 01/01/1970 - 01:00
Le vendeur peut-il me poursuivre pour avoir craqué la protection du support qu'il m'a vendu ?
Si le contournement n'a pas été fait à des fins d'interopérabilité, oui.
Seri, le 01/01/1970 - 01:00
acrosomia, le 01/01/1970 - 01:00
A Numerama: QUI (quel artiste) touche cette redevance ?

Est-ce que ce sont unqiuement les gros genre Souchon, Hallyday, Obispo ou les descendants de Brel ?

Quid des artistes plus confidentiels comme les Ogres de Barback ou de petits labels ?
Je ne crois pas que la répartition soit publique. Cependant, cette rémunération étant censée compenser le préjudice financier causé par l'application de l'exception pour copie privée, il me paraît logique qu'elle soit répartie entre les artistes qui sont le plus copiés, ce qui est très probablement déterminé par le nombre de ventes (ou peut être sondage, mais sur une petite quantité de sondés ça risque d'être encore plus inexact) vu que personne ne va aller contrôler le contenu de tous les supports de stockage pour relever une par une toutes les copies privées réalisées.


acrosomia, le 01/01/1970 - 01:00
En tant que label ou artiste indépendant, est-il nécessaire d'être un membre de la SACEM et cie pour pouvoir ensuite toucher cette taxe ?
Vu que c'est la SACEM qui est chargée de répartir les revenus...


Il y a juste une petite erreur ce n'est pas la SACEM qui réparti l'argent de la copie privée c'est la SORECOP et copie France qui font cela la SACEM reçois la part qui revient a ses membres a elle de la répartir ensuite.

Me corriger en cas d'erreur merci.
Flamberge, le 01/01/1970 - 01:00
- Si je veux exercer mon droit à copie privée, je dois craquer la protection.
- La jurisprudence m'autorise à craquer la protection pour faire une copie privée car je ne peux me retourner contre le vendeur du produit protégé qui me lèse du droit à copie.

Le vendeur peut-il me poursuivre pour avoir craqué la protection du support qu'il m'a vendu ?
Gorkk, le 01/01/1970 - 01:00
Flamberge, le 01/01/1970 - 01:00
Le vendeur peut-il me poursuivre pour avoir craqué la protection du support qu'il m'a vendu ?
Si le contournement n'a pas été fait à des fins d'interopérabilité, oui.
La cour de cassation répond ici aux contempteurs de la loi DADVSI qui invoquaient la copie privée comme un droit auquel ladite loi porterait atteinte. Nenni, répond la cour, même avant cette loi, la copie privée n'a toujours été qu'une exception, une tolérance légale, à laquelle un auteur astucieux peut tout faire pour porter atteinte. Elle lui interdit juste de se plaindre quand néanmoins un tiers y arrive. Ce qu'apporte de nouveau la loi DADVSI, c'est que porter atteinte à une MTE apposée sur une œuvre digitale est interdit, c'est un délit, non couvert par l'exception de copie privée. Mais par exemple, pointer un camescope sur un écran de télévision pour enregistrer une œuvre protégée par des MTE à une fin personnelle n'est pas un délit.
Bon alors, on peut, on peut pas, on en est où :mur: ?
jbsorba, le 01/01/1970 - 01:00
Il y a juste une petite erreur ce n'est pas la SACEM qui réparti l'argent de la copie privée c'est la SORECOP et copie France qui font cela la SACEM reçois la part qui revient a ses membres a elle de la répartir ensuite.

Me corriger en cas d'erreur merci.
Bien vu. Au moins quelqu'un qui ne répond pas une connerie, des accusations sans preuves ou des mensonges dans cette discussion. Finalement je trouve quand même comiques tous ces crétins qui se précipitent sur les médias truffés de DRM pour venir ensuite pleurer dans les forums de Numerama qu'ils ne peuvent pas dupliquer leurs trucs. Quelle bande de blaireaux. Enfin c'est quant même gentil de leur part de récompenser ceux qui leur chient dans les bottes en leur donnant du pognon. Sont pas rancuniers.

Gorkk, le 01/01/1970 - 01:00
[...] si vous avez gagné moins de 380 € dans l'année, on vous paye pas et on garde le pognon pour nous, pour le répartir à ceux qui ont fait plus d'argent avec nos pubs dans l'année...
[...]
N'est-ce pas justement le rôle de la SACEM de défendre le droit de ses adhérents, et non de nécessiter de leur part qu'ils se défendent contre un vol de la part de la SACEM (qui collecte de la copie privée en leur nom et ne leur reverse pas ? Sans parler des droits de pressage de CDs que paient les artistes et qu'ils ne touchent pas toujours...).
Où sont tes preuves ? Diffamation.

Ashareth, le 01/01/1970 - 01:00
Makhno>> Hum sauf que, si c'était le cas, tu n'aurais pas moins de 50% des ayants-droits qui touchent de la thune sur les sommes collectées hein. :D
Tu vois bien que tu n'es qu'un gobe-mouche qui avale toutes les sottises de Numerama. On a réussi à te faire croire qu'il suffisait d'avoir déposé des morceaux ou enregistré un titre pour avoir une rente à vie. J'ai des amis qui sont à la SACEM et qui touchent zéro. Leurs partitions sont déposées mais ne sont pas jouées, tout simplement. Pour toucher des droits il faut que tes oeuvres en génèrent c'est le B-A BA. Et ça marche pas quand les patrons de bar embauchent tes potes et qu'ils envoient chier la SACEM en expliquant que c'est du racket. Ouaaaiis font tous ces idiots en choeur. Super ! Ultra rebelle de la mort. Fuck SACEM ! Et le mec se fout leurs droits dans la poche. Je suis sûr que dans quelques années, sans le sou, devenus alcooliques, après s'être fait entuber par tous les organisateurs, ils iront encore dépenser leur RMI chez lui. SACEM = RACKET qu'ils chanteront, ces buses.

Ashareth, le 01/01/1970 - 01:00
Les industriels sont loin d'être les grands méchants dans l'histoire, c'est juste que, comme d'hab, les représentants des ayants-droit sont des gens n'ayant aucune compréhension de la technologie, des modes de consommation, ne savent pas ce que le concept "d'évolution" ou "d'adaptation" veut dire, et ont voulu le beurre et l'argent du beurre au lieu de s'adapter au marché et à la technologiue.
Si tu prenais le temps d'aller lire le dernier rapport de séance de la commission (16 pages) tu comprendrais que les industriels ont de quoi être verts de la connerie qu'ils ont faite eu égard à leur propre cause. Car ce sont eux qui ont demandé une nouvelle étude ultra-précise avec prise en compte du piratage. Le Conseil d'Etat leur a donné raison. Mais une étude ultra-précise ça prend en compte tous les usages jusque dans leur moindre détail, y compris le taux de compression ce qui n'était pas le cas avant. Les questions et la méthodologie ont été validées à l'unanimité de la commission avec l'institut de sondage, les industriels ont signé. Tous les résultats de l'étude sont détaillés et commentés avec la responsable TNS-SOFRES dans le rapport. Ils ne sont pas contents des résultats alors qu'ils ont tout demandé, cautionné et obtenu un regard sur toute la procédure. Les voilà mauvais joueurs à faire du foin sur PCimpact. Je ne pense pas qu'une telle dose de mauvaise foi plaise à M. Besson qui à mon avis ne doit pas trop apprécier qu'on le prenne pour un con. D'après Electron Libre les industriels perdraient un siège à la commission. Ils ont de quoi se mordre les doigts de leur comportement de fils de putes. Ça n'a pas marché et ils sont verts de rage.

Ashareth, le 01/01/1970 - 01:00
Ah oui j'oubliais, donc comme la redevance n'est pas versée pour les supports avec protection, tu peux me montrer où dans le rapport des SRPD c'est indiqué que tel volume de ventes de cd ne compte pas pour la redevance parce qu'il y a des protections (sachant que depuis des années une très forte proportion, genre plus de 50% des cds vendus, ont, d'une manière où d'une autre, une mesure de protection anticopie) ?

Cela n'est indiqué nulle part, et les artistes/maisons de disques derrière touchent quand même leur part de la rcp en tenant compte des supports avec protection vendus.
Et après c'est les vilains industriels qui sont responsables de tout....
Où sont tes preuves ? Diffamation.

TotoRhino, le 01/01/1970 - 01:00
Moi, je lis :
La cour de cassation répond ici aux contempteurs de la loi DADVSI qui invoquaient la copie privée comme un droit auquel ladite loi porterait atteinte. Nenni, répond la cour, même avant cette loi, la copie privée n'a toujours été qu'une exception, une tolérance légale, à laquelle un auteur astucieux peut tout faire pour porter atteinte. Elle lui interdit juste de se plaindre quand néanmoins un tiers y arrive. Ce qu'apporte de nouveau la loi DADVSI, c'est que porter atteinte à une MTE apposée sur une œuvre digitale est interdit, c'est un délit, non couvert par l'exception de copie privée. Mais par exemple, pointer un camescope sur un écran de télévision pour enregistrer une œuvre protégée par des MTE à une fin personnelle n'est pas un délit.
Ce qui veut dire que contourner la MTP via un logiciel est interdit, mais "à l'ancienne" oui ?
Dans l'exemple, il semble donc qu'on ne peut se servir de DVDShrink qui va ôter la protection du DVD pour faire la copie, mais on peut enregistrer la TV qui va diffuser le DVD. Et tu en connais beaucoup de personne qui font leur copie de cette manière ?
Alors dire que la copie privée est autorisée en se basant sur cette manière de procéder est être particulièrement décalé de la réalité. Combien de copies de films ou musiques, conservent les MTP ?
Ça n'est pas exactement ça que dit le Maître. Simplement que si tu réussis à copier sans craquer on ne peut aller au tribunal contre toi. Les termes de la loi ne sont pas la « copie est autorisée » mais « on ne peut s'y opposer » (s'y opposer en justice, attaquer en justice). Pour le reste je ne suis pas bête à manger du foin DRM et je n'achète jamais de ces merdes. Je copie et je ne vois pas pourquoi je ne paierais pas la redevance d'autant que les sources sont de plus en plus nombreuses. Pour la musique les DRM sont morts et grâce au P2P ceux de la vidéo les suivront.
Tu vois bien que tu n'es qu'un gobe-mouche qui avale toutes les sottises de Numerama. On a réussi à te faire croire qu'il suffisait d'avoir déposé des morceaux ou enregistré un titre pour avoir une rente à vie. J'ai des amis qui sont à la SACEM et qui touchent zéro. Leurs partitions sont déposées mais ne sont pas jouées, tout simplement. Pour toucher des droits il faut que tes oeuvres en génèrent c'est le B-A BA. Et ça marche pas quand les patrons de bar embauchent tes potes et qu'ils envoient chier la SACEM en expliquant que c'est du racket. Ouaaaiis font tous ces idiots en choeur. Super ! Ultra rebelle de la mort. Fuck SACEM ! Et le mec se fout leurs droits dans la poche. Je suis sûr que dans quelques années, sans le sou, devenus alcooliques, après s'être fait entuber par tous les organisateurs, ils iront encore dépenser leur RMI chez lui. SACEM = RACKET qu'ils chanteront, ces buses.
Ca n'empêche pas. Tous les organisateurs d'événements ne sont pas des cafetiers qui se mettent les droits dans leurs poches.
TotoRhino, le 01/01/1970 - 01:00
Bon alors, on peut, on peut pas, on en est où :mur: ?
C'est ce que je disais : le flou artistique :mur: :mur: :mur:
Flamberge, le 01/01/1970 - 01:00
TotoRhino, le 01/01/1970 - 01:00
Bon alors, on peut, on peut pas, on en est où :mur: ?
C'est ce que je disais : le flou artistique :mur: :mur: :mur:


Non le flou total du style tait toi et pompe pire que les shadocks.
Au fait, pour votre info, voila comment ça se passe ici: (extrait du site de la SCPCP - Société canadienne de perception de la copie privée)

"Au Canada, la copie privée est légale et ne constitue pas une violation du droit d'auteur. La raison en est que, en contrepartie du droit d'effectuer des copies pour usage privé qui est accordé aux consommateurs, les titulaires des droits d'auteur inhérents aux enregistrements musicaux se voient reconnaître un droit à rémunération sous la forme de redevances pour copie privée."

Au moins, ça a le mérite d'être clair: OUI on paye une redevance, mais OUI la copie privée est LÉGALE.

À méditer...
lewdsquirrel, le 01/01/1970 - 01:00
Au fait, pour votre info, voila comment ça se passe ici: (extrait du site de la SCPCP - Société canadienne de perception de la copie privée)

"Au Canada, la copie privée est légale et ne constitue pas une violation du droit d'auteur. La raison en est que, en contrepartie du droit d'effectuer des copies pour usage privé qui est accordé aux consommateurs, les titulaires des droits d'auteur inhérents aux enregistrements musicaux se voient reconnaître un droit à rémunération sous la forme de redevances pour copie privée."

Au moins, ça a le mérite d'être clair: OUI on paye une redevance, mais OUI la copie privée est LÉGALE.

À méditer...
Faudrait en parler à Anne pas belle :-p
polar_bear, le 01/01/1970 - 01:00
Tu vois bien que tu n'es qu'un gobe-mouche qui avale toutes les sottises de Numerama. On a réussi à te faire croire qu'il suffisait d'avoir déposé des morceaux ou enregistré un titre pour avoir une rente à vie. J'ai des amis qui sont à la SACEM et qui touchent zéro. Leurs partitions sont déposées mais ne sont pas jouées, tout simplement. Pour toucher des droits il faut que tes oeuvres en génèrent c'est le B-A BA. Et ça marche pas quand les patrons de bar embauchent tes potes et qu'ils envoient chier la SACEM en expliquant que c'est du racket. Ouaaaiis font tous ces idiots en choeur. Super ! Ultra rebelle de la mort. Fuck SACEM ! Et le mec se fout leurs droits dans la poche. Je suis sûr que dans quelques années, sans le sou, devenus alcooliques, après s'être fait entuber par tous les organisateurs, ils iront encore dépenser leur RMI chez lui. SACEM = RACKET qu'ils chanteront, ces buses.
Ca n'empêche pas. Tous les organisateurs d'événements ne sont pas des cafetiers qui se mettent les droits dans leurs poches.
Crois-moi c'est du vécu. La meilleure approche pour le bistrotier étant de choper le groupe et de lui dire que le type de la SACEM leur demande de payer eux, alors que c'est toujours à l'organisateur de payer les droits. S'ils sont bien chauds rebelles comme j'en ai vu, ça marche du feu de dieu. Là il peut même aller jusqu'à ponctionner directement sur le cachet convenu au préalable. Du grand art.

Sinon, bien sûr que les organisateurs sérieux ne peuvent s'amuser à ça sauf à perdre leur licence d'entrepreneur de spectacle. Reste que dire que la SACEM garde les thunes sur la SDRM ou sur la musique vivante relève de la prise de l'interlocuteur pour un con. Dans les deux cas il y a paiement avec reçu et liste des morceaux de l'album — faute de quoi il ne peut être pressé — ou interprétés au cours du concert, avec le détail des auteurs, compositeurs, etc. Quoique j'aie déjà vu des groupes, feignants, qui ne remplissaient pas la feuille SACEM. Dans ce cas, les salles de spectacle qui ont l'habitude de payer automatiquement versent bien les droits mais la SACEM aurait bien du mal à les répartir puisqu'on ne lui a pas indiqué à qui ils doivent aller. De par la loi elle doit les mettre en lieu sûr jusqu'à ce qu'on les réclame, ceci pendant 10 ans et on peut les récupérer jusqu'à 70 ans après sa propre mort.

Encore une fois c'est la légende de la rente à vie qui se casse la gueule. Faut pas croire que parce qu'on a fait un titre, aussitôt M. Sacem débarque dans le carrosse de Cendrillon avec un gros coffre d'or et en déverse quelques pelletées sur le palier. Faut bosser un peu, conserver toutes les déclarations, les traces de passages radio, télé, etc. Si il y a problème c'est que les droits n'ont pas été acquittés alors on donne ces documents à la SPRD pour les réclamations.

Côté truandage ça ne se passe pas comme on le croit sur Numerama, on a plutôt affaire au chantage au travail — si tu veux tes droits on paie mais t'auras plus de boulot — au refus de signer les feuilles de présence à l'enregistrement, à l'oubli d'inscrire le nom des musiciens sur la pochette (comment les retrouver ?), etc. Cela concerne plutôt les droits voisins et ça se fait beaucoup chez Universal à ce qu'on m'a dit. Je ne l'ai pas expérimenté moi-même.

Pour finir. Je ne fais pas ici l'éloge de la SACEM et je la trouve tout à fait critiquable relativement à ses positions sur HADOPI ou la LG. Simplement il est plus pertinent et efficace de critiquer au bon endroit.
Makhno, le 01/01/1970 - 01:00
Sinon, bien sûr que les organisateurs sérieux ne peuvent s'amuser à ça sauf à perdre leur licence d'entrepreneur de spectacle. Reste que dire que la SACEM garde les thunes sur la SDRM ou sur la musique vivante relève de la prise de l'interlocuteur pour un con. Dans les deux cas il y a paiement avec reçu et liste des morceaux de l'album — faute de quoi il ne peut être pressé — ou interprétés au cours du concert, avec le détail des auteurs, compositeurs, etc. Quoique j'aie déjà vu des groupes, feignants, qui ne remplissaient pas la feuille SACEM. Dans ce cas, les salles de spectacle qui ont l'habitude de payer automatiquement versent bien les droits mais la SACEM aurait bien du mal à les répartir puisqu'on ne lui a pas indiqué à qui ils doivent aller. De par la loi elle doit les mettre en lieu sûr jusqu'à ce qu'on les réclame, ceci pendant 10 ans et on peut les récupérer jusqu'à 70 ans après sa propre mort.
Et c'est ce qui explique que des artistes qui paient la SACEM pour presser eux-mêmes 1000 CDs, ne touchent au final absolument rien de cette même SACEM ? Bah oui, forcément, ils ne sont pas passés sur les grandes radios nationales, donc n'ont pas pour la SACEM généré de revenus de droits d'auteur...

Et ne t'en déplaise, ce sont des informations venant de première main, de la bouche même d'un groupe aux concerts duquel j'allais beaucoup et avec qui je discutais régulièrement.

En parallèle de ça, tu as aussi la SACEM qui essaie d'extorquer des web radios en leur demandant de payer une redevance à la SACEM, alors qu'aucun des groupes qu'ils diffusent ne sont affiliés à la SACEM...

Ou encore les points cités précédemment d'artistes affiliés SACEM, et générant des revenus, qui se retrouvent à ne rien toucher au titre de la taxe copie privée par la SACEM ?

C'est c'la oui...
Gorkk, le 01/01/1970 - 01:00
Et c'est ce qui explique que des artistes qui paient la SACEM pour presser eux-mêmes 1000 CDs, ne touchent au final absolument rien de cette même SACEM ? Bah oui, forcément, ils ne sont pas passés sur les grandes radios nationales, donc n'ont pas pour la SACEM généré de revenus de droits d'auteur...

Et ne t'en déplaise, ce sont des informations venant de première main, de la bouche même d'un groupe aux concerts duquel j'allais beaucoup et avec qui je discutais régulièrement.

En parallèle de ça, tu as aussi la SACEM qui essaie d'extorquer des web radios en leur demandant de payer une redevance à la SACEM, alors qu'aucun des groupes qu'ils diffusent ne sont affiliés à la SACEM...

Ou encore les points cités précédemment d'artistes affiliés SACEM, et générant des revenus, qui se retrouvent à ne rien toucher au titre de la taxe copie privée par la SACEM ?

C'est c'la oui...
Il serait utile que tu fournisses le dossier de ces gens sympas avec qui tu causes, avec leurs courriers, les réponses de la SACEM, etc. On pourrait contrôler la véracité de leurs dires. Pour l'instant tes arguments se résument à l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. S'il y a une once de véracité dans ce que racontent ces « artistes » ce sont vraiment de sacrées buses car il leur suffirait de prendre un avocat pour décrocher le jackpot en faisant cracher la SACEM. Les auteurs que je connais qui ont fait presser, même en petites séries, on tous récupéré la SDRM un an après.

Quelques précisions quand même, ça peut servir.

la SACEM gère des droits d’auteur ;
il faut en être sociétaire et y déclarer ses compostions :
SDRM : ce sont des droits d’auteur ça va aux auteurs et compositeurs pas aux interprètes, si le CD ne comprend que des reprises on ne touche rien, logique ;
la SACEM ne verse que la part droit d’auteur de la copie privée et de la rémunération équitable ;
les sociétés d’interprètes sont la SPEDIDAM et l’ADAMI ;
il y a toujours un an de décalage entre la perception et la répartition : une année de perception, une année de répartition.

Si ce groupe qui a fait presser 1 000 albums n’a pas respecté la législation du travail, rempli, signé et expédié les feuilles de présence, il a tout faux (coup classique). Ses interprètes ne toucheront jamais* la copie privée et la rémunération équitable : ils n’existent pas. C’est de l’auto-entubage, ils se sont faits à eux-mêmes ce que fait en général Universal, comme je l’ai évoqué plus haut. C’est pas malin. Faut pas jouer les rebelles, critiquer les majors et faire comme elles à la moindre occasion :shifty:

Adresses utiles

SPEDIDAM
ADAMI
SAMUP

* il doit y avoir moyen de rattrapper le coup : appeler la SPEDIDAM pour voir s'il y a moyen de tirer les oreilles de la prod'. À priori oui, ceci pendant cinquante ans à partir du premier janvier de l'année suivant celle de l'enregistrement.

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