La taxe pour copie privée annulée par le Conseil d'Etat

Guillaume Champeau - publié le Vendredi 11 Juillet 2008 à 21h19 - posté dans Société 2.0

Le Conseil d'Etat a donné raison aux industriels et au bon sens. Dans une décision qui fera date, la haute juridiction administrative a rappelé que la rémunération pour copie privée n'était pas là pour compenser les pertes liées au piratage, et a annulé la taxe sur les mémoires et disques durs intégrés à un baladeur ou à un appareil de salon. L'annulation ne sera effective que dans 6 mois.

Le Conseil d'Etat a suivi l'avis du Commissaire du gouvernement et la demande du Simavelec, le syndicat des industriels qui avait réclamé l'annulation d'une décision de la commission copie privée du 20 juillet 2006 portant sur l'extension de la rémunération pour copie privée aux baladeurs et enregistreurs de salon. Les juges administratifs ont constaté que la Commission d'Albis, dont le fonctionnement est en voie d'être réformé, avait tenu compte pour chaque support du préjudice subi non seulement du fait des copies privées licites, mais également (surtout) du fait des copies illicites de films et de musique réalisées notamment à partir des réseaux P2P.

Dans sa décision, le Conseil d'Etat a rappelé que "la rémunération pour copie privée a pour unique objet de compenser, pour les auteurs, artistes-interprètes et producteurs, la perte de revenus engendrée par l'usage qui est fait licitement et sans leur autorisation de copies d'oeuvres fixées sur des phonogrammes ou des vidéogrammes à des fins strictement privées". Donc, "contrairement à ce que soutient le ministre de la culture et de la communication, la détermination de la rémunération pour copie privée ne peut prendre en considération que les copies licites", indique le Conseil d'Etat, qui inflige au passage un camouflet à Christine Albanel - laquelle, il faut le reconnaître, ne fait que suivre la position historique de tous les pensionnaires de la Rue de Valois.

Or, "pour déterminer le taux de la rémunération pour copie privée, la commission [copie privée] tient compte tant de la capacité d'enregistrement des supports que de leur usage, à des fins de copies privées licites ou illicites, sans rechercher, pour chaque support, la part respective des usages licites et illicites".

Et donc, "en prenant en compte le préjudice subi du fait des copies illicites de vidéogrammes ou de phonogrammes", la Commission d'Albis a outrepassé les termes de la loi, et la décision doit être annulée. Le montant de la taxe pour copie privée devrait ainsi être revu très largement à la baisse, car on ne peut pas taxer au titre d'un droit que les consommateurs n'ont pas. S'il est illégal de télécharger, il est illégal de taxer pour le téléchargement. Implacable.

L'arrêt du Conseil d'Etat, qui ne vise ici que la décision du 20 juillet 2006, devrait en toute logique s'étendre à l'ensemble des objets taxés au titre de la copie privée. Une grande partie des décisions de la Commission d'Albis sont déjà attaquées sur les mêmes motifs et devrait donc être annulée de la même façon.

En théorie, l'annulation d'un acte administratif a un effet immédiat et rétroactif. La taxe payée par les industriels et donc par les consommateurs devrait donc être remboursée. Mais le Conseil d'Etat joue l'apaisement. Il a estimé à titre exceptionnel qu'une annulation de la décision aurait ici "des conséquences manifestement excessives", puisque non seulement il aurait fallu rembourser les industriels, mais probablement aussi reprendre aux artistes et aux producteurs l'argent qui leur a été versé ou promis au titre de cette taxe. L'annulation ne sera donc effective que dans six mois.

Publié par Guillaume Champeau, le 11 Juillet 2008 à 21h19
 
 
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Commentaires à propos de «La taxe pour copie privée annulée par le Conseil d'Etat»
 

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gene69, le 01/01/1970 - 01:00
Laurent... vous avez tout mon soutien. Non que je partage vos opinions mais que je constate le langage de sourd. Il suffit de comparer les niveaux de langages pour comprendre qu'il ne peut y avoir de compréhension.

L'idée de taxer les supports vierges étaient un pis-allé. Tout le monde le comprend. Est ce une déformation professionnelle, je vois régulièrement des Storage Area Network dont la capacité s'exprime en dizaine de téra-octet. Combien de taxe ça fait? N'oubliez pas que ce volume est redondant.

Maintenant la Sacem fait ce qu'elle veut avec les pouvoirs qu'elle a. Son pouvoir est de collecter, elle collecte. Elle en a d'autre que je sache: Elle conseille le gouvernement sur la pertinence de la licence globale. Elle a fait un choix stratégique, elle l'a fait en liberté. Elle a dit non à une solution et si maintenant on voit que l'autre source sur laquelle la Sacem s'appuie se tarit c'est pas de chance pour elle. Elle aurait du faire comme tout bon artiste c'est ouvrir ces oreilles au murmure des gens qui faisaient des fausses notes.

C'est de la faute à la Sacem si la bonne stratégie n'a pas été prise: c'est elle qui en sera responsable et toutes les personnes qui ont le droit au chapître en son sein. On peut dire ce qu'on veut mais la spedidam et l'adamie ont été moins véhémentes.

S'il y a moins de festivals, ça fera plaisir aux chroniqueurs qui se plaignent de l'explosion du nombre de festivals partout. Moi ça me plaisait que le piratage est forcé les artistes de sortir des studios pour faire des concerts. Mais bon si les artistes préfèrent la musique en boite, moi je suis pas artiste je suis informaticien de profession.

Qu'il y ait une major, un établissement public ou une autoproduction derrière un album m'intéresse peu, voire pas du tout. En fait personne ne s'interesse à savoir combien de prises ont été faites pour une scene au cinoche et combien de fois un bout de code à été patché. Le propre d'une technique maitrisée c'est d'être invisible. Ce que je me dit c'est que le métier d'enregistreur de disque est trop lié à une technologie pour que le métier ne deviennent pas obsolète en même temps que la technologie. Il fallait prévoir l'avenir: c'est ça le point fort des familles bourgeoises. S'ils ont fait les cigales, il est temps qu'ils dansent.

Le blaireau de base qui arrive dans le débat bille en tête avec 7 messages au compteur sur numérama......

si vous cherchez un clone là vous en avez un beau spécimen.....

Prendre pour des cons les internautes c'est plus difficile que les téléspectateurs de TF1...

Même joueur joue encore

Pour les niveaux de langage c'est fait exprès.....

Qu'on te dise "je vais t'enculer" ou "je vais vous sodomiser Monsieur", le résultat est le même

C'est pour ça que je fais de la provoq ma couille...pour essayer de te réveiller mais c'est pas gagné....

je rajouterais que "ton Laurent" A le pouvoir comme Président du directoire de la sacem depuis un moment, vient d'être réélu........et pour quel bilan ?

Fais le bilan des 3 dernières années au niveau des actions Sacem et tu comprendras qu'il n'a plus trop de conseils à donner à qui que ce soit....ça a été un fiasco lamentable

on a un peu le même problème avec nos politiques

Il nous enfoncent jour après jour, année après année et nous expliquent encore qu'on a rien compris et qu'ils sont là pour nous aider

Ils surfent sur la Naïveté des gens.

tiens...si on ouvrait un POST sur le bilan de laurent Petigirard et la sacem depuis 3 ans ?

Parce qu'à un un moment il faut arrêter de se foutre du monde en faisant abstraction de la réalité......même en vouvoyant tout le monde
gene69, le 01/01/1970 - 01:00
Moi ça me plaisait que le piratage est forcé les artistes de sortir des studios pour faire des concerts. Mais bon si les artistes préfèrent la musique en boite, moi je suis pas artiste je suis informaticien de profession.

Faudrait arreter avec cette opposition absurde Disque/Concert. La musique enregistrée est un art en soi. Le travail en studio permet des choses qui sont impossibles sur scène. Et vice-versa.
Le cinéma n'est pas la captation d'une pièce de théatre, c'est une spécificité en soi qui permet des choses que le théatre ne permet pas, et vice-versa.
Cest un peu comme dire que le cinéma est moins "noble" que le théatre parce qu'il n'est pas joué en direct, ou que la littérature c'est moins bien que la danse, parce que ce n'est pas en direct.
Tu ferait mieux de relire son post à tête reposée, son avis est je trouves plutot nuancé et ce qu'il dit est loin d'être faux (surtout concernant l'obsolecence de l'enregistrement) ;)

Enfin bref, ce n'était pas là-dessus que je voulait intervenir mais sur la LG et votre addicion maladive à cette piste. Pour moi ce n'en est pas une pour la simple raison qu'elle ne pourra jamais prendre en compte la dynamique du secteur. Etant donné qu'elle se basera sur une assiette qui évoluera peu dans le temps (et ce de toute façon extremement lentement) puisqu'elle sera basé sur le nombre d'abonnement (une fois tous les foyers équipé et taxé, comment évolue-t-elle si ce n'est par une augmentation injuste ?) Il faut donc aussi que le secteur soit en mesure de soutenir son dynamisme (cad la création de nouveau label, de nouvelles sources de distribution etc...). A cela on peut rajouter, pour l'aspect public ainsi que pour aider le secteur à muter, une redevance payée par les internautes.
Ensuite concernant la taxe sur copie privée, ce n'est pas son extension ou son augmentation qui me dérange le plus mais la diminution de son "champ d'activité" : qu'on l'étende donc à tous les produits imaginables à un taux accrus, pas de problème, mais qu'on laisse aux gens la possibilité de copier n'importe quoi, sur n'importe quel support, autant de fois que j'en ai envie, sans devoir justifier de l'origine de la copie et de pouvoir le prêter/donner au cercle familial élargi. La seule restriction doit être sur l'aspect commercial : seul un revendeur de cd/dvd gravé devrait être inquiété, pas le simple copieur lambda.
Neurf, le 01/01/1970 - 01:00
Tu ferait mieux de relire son post à tête reposée, son avis est je trouves plutot nuancé et ce qu'il dit est loin d'être faux (surtout concernant l'obsolecence de l'enregistrement) ;)

En quoi le concept d'enregistrement est-il destiné à devenir obsolecent ???? Vraiment j'aimerais que tu m'expliques .... Un livre est un enregistrement, une photo aussi, un film aussi, un disque aussi... même un vieux papyrus est un enregistrement !
En ce qui me concerne, quand j'ai dit "l'enregistrement de leurs performances sur un support quelconque les détache du public et n'a aucun intérêt", ça veut dire que la performance une fois enregistrée n'a plus rien à voir avec cette interaction, échange vivant d'avec le public qui transforme la performance elle-même, seul véritable critère qui permettrait pour moi d'évaluer une "rémunération-pour-artiste" sur laquelle on se base pour tenter de faire entrer cette activité de façon décente dans les cases de la feuille d'impôt.

Maintenant qu'on fasse des performances avec le support, ça c'est autre chose. Et il est d'autant plus scandaleux de taxer ces supports pour des performances passées - sachant que la reproduction à l'infini des données inscrites sur ce support est gratuite et d'une facilité enfantine - que de se mettre à taxer des outils. De priver les créatifs de l'héritage humain inscrit sur ces supports pour continuer d'imposer incognito un modèle de vie parasitaire sur les gens productifs en vue d'un 1er rôle au grand casino mondial de la finance.

C'est comme si on envoyait à nouveau l'ensemble des entregistrements de la créativité humaine depuis ses origines dans des sondes à des extraterrestres, en disant qu'ils n'ont désormais plus le droit de les toucher sans payer. Ils n'ont pas attendu plus que ça la réponse du peuple terrestre pour lui imposer ces méthodes violentes et ridicules.

Vouloir s'approprier internet l'est tout autant... Ils ne peuvent agir que par la terreur dans des procès pour l'exemple.

Les supports n'ont pas de sens pour les performances passées, Les artistes ne sont pas faits pour devenir rentiers mais pour surprendre agréablement. S'ils deviennent désagréables dans le seul but de s'enrichir ne sont plus des artistes mais des hommes et de femmes d'affaire. Et il serait temps de changer leur statut, comme celui d'"intermittents du spectacle" pour des "stars" indemnisées sous le même régime assedic. Contraindre des partenaires sociaux à indemniser à hauteur de 80% des cachets exorbitants pour les veaux qui se prélassent dans des palaces en dehors de période de tournage ou de concert en a fait gerber plus d'un.

Tous ceux qui vivent de cette supercherie n'ont rien à dire de très digne. Qu'ils menacent les gens en utilisant la violence d'Etat pour continuer de vivre comme des parasites en empêchant les vrais artistes de travailler et en entraînant la société dans l'obscurantisme ça doit être dénoncé.

Cette histoire de droits d'auteur menace les gens de 3 ans de prison, si ce n'est d'un casier judiciaire, d'une prise d'ADN pour 40ans et d'un fichage à vie pour des actes de la vie courante, c'est n'importe quoi. Devant la violence de sociétés obèses, anonymement obscènes, sensées nous gouverner par l'intermédiaire de "représentants" réduits à l'impuissance, la décision du Conseil d'Etat est plutôt rassurante.

En espérant que cela veut dire que le politique est en train de reprendre ses droits.
AvidaDollars, le 01/01/1970 - 01:00
Neurf, le 01/01/1970 - 01:00
Tu ferait mieux de relire son post à tête reposée, son avis est je trouves plutot nuancé et ce qu'il dit est loin d'être faux (surtout concernant l'obsolecence de l'enregistrement) ;)

En quoi le concept d'enregistrement est-il destiné à devenir obsolecent ???? Vraiment j'aimerais que tu m'expliques .... Un livre est un enregistrement, une photo aussi, un film aussi, un disque aussi... même un vieux papyrus est un enregistrement !
Tu as répondu toi-même à ta question : les technologies pour enregistrer évoluent avec le temps, de même que les modèles économiques qui vont avec. Je n'ai pas parlé de concept, gene69 non plus...

Ps : c'était pour djjeffouille cette phrase à la base, tu as posté pendant que j'écrivais ;)
Neurf, le 01/01/1970 - 01:00
Ensuite concernant la taxe sur copie privée, ce n'est pas son extension ou son augmentation qui me dérange le plus mais la diminution de son "champ d'activité" : qu'on l'étende donc à tous les produits imaginables à un taux accrus, pas de problème, mais qu'on laisse aux gens la possibilité de copier n'importe quoi, sur n'importe quel support, autant de fois que j'en ai envie, sans devoir justifier de l'origine de la copie et de pouvoir le prêter/donner au cercle familial élargi. La seule restriction doit être sur l'aspect commercial : seul un revendeur de cd/dvd gravé devrait être inquiété, pas le simple copieur lambda.

Désolée d'insister mais l'aspect "commercial" ne concerne pas que les revendeurs. Il y aussi ceux qui travaillent la copie pour la modifier et en faire autre chose en dehors de toute vélléité financière. Non seulement cela nous aiderait à sortir de l'art contemplatif pour devenir acteur de nos propres loisirs. mais la copie des données numériques concerne tout travail d'auteur y compris les logiciels. S'attaquer à la copie privée est un moyen d'entraver le travail communautaire, en autorisant les fabriquants de logiciels propriétaires d'imposer un service après vente aussi lucratif qu'inutile. Les diverses licences GPL, Art Libre ou maintenant "creative common" pour les plus réticents sont là pour que le droit d'auteur puisse évoluer et ne plus être un monopole de rentiers accordé par les Etats. Sur ce, je vous laisse entre vous Messieurs.
Miluz, je n'ai pas dit que tous les artistes sont incapables gérer des budgets, mais simplement que beaucoup ne souhaitent pas du tout le faire.
J'ai du passer mon temps, pour produire mon opéra, à faire, gérer et financer des budgets, ce n'est pas un problème pour moi, mais je connais des dizaines de créateurs qui en sont incapables et qui ont besoin de producteurs.
Laurent, le 01/01/1970 - 01:00
Miluz, je n'ai pas dit que tous les artistes sont incapables gérer des budgets, mais simplement que beaucoup ne souhaitent pas du tout le faire.
J'ai du passer mon temps, pour produire mon opéra, à faire, gérer et financer des budgets, ce n'est pas un problème pour moi, mais je connais des dizaines de créateurs qui en sont incapables et qui ont besoin de producteurs.

Espérons que tu ne gères pas tes petites affaires perso comme la sacem...... :-p
D'autant plus que te concernant tout doit être un peu mélangé....
Vu ton bilan à la sacem , si tu fais pareil avec ton Opéra tu peux faire une croix dessus. :rolleyes:
miluz, le 01/01/1970 - 01:00
Désolée d'insister mais l'aspect "commercial" ne concerne pas que les revendeurs. Il y aussi ceux qui travaillent la copie pour la modifier et en faire autre chose en dehors de toute vélléité financière. Non seulement cela nous aiderait à sortir de l'art contemplatif pour devenir acteur de nos propres loisirs. mais la copie des données numériques concerne tout travail d'auteur y compris les logiciels. S'attaquer à la copie privée est un moyen d'entraver le travail communautaire, en autorisant les fabriquants de logiciels propriétaires d'imposer un service après vente aussi lucratif qu'inutile. Les diverses licences GPL, Art Libre ou maintenant "creative common" pour les plus réticents sont là pour que le droit d'auteur puisse évoluer et ne plus être un monopole de rentiers accordé par les Etats. Sur ce, je vous laisse entre vous Messieurs.
A partir du moment où tu modifies le morceau de musique où le montage d'un film, tu n'es plus dans le cadre de la copie privée ;) Qu'il y ait une évolution des droits d'auteurs pour les mix amateurs ou professionel est un autre débat qui n'a rien à voir avec la copie privée. Idem d'ailleurs pour l'utilisation de musiques pour toutes les réalisations amateurs qui fleurissent sur daylymotion & consort (à moins que l'utilisation ne réponde aux critères de la courte citation).
Je suis d'accord avec toi sur le fond : le droit d'auteur devrait évoluer pour refléter ces utilisations par le public mais il faut aussi un cadre qui permette aux ayants-droits (ce qui inclu les producteurs comme les majors en passant) de gagner de l'argent quand il y a une utilisation directement ou indirectement commerciale de l'oeuvre utilisée/remixée.
Pour les logiciels, non seulement j'y connais rien mais en plus je m'en fout complètement ;)
Je voudrais aborder le sujet sous un autre angle.

On demande toujours moins cher sur tout ces produits numériques dont les prix baissent déjà trés fortement, on en achètent toujours plus, c'est génial. Mais on n'en parle encore que trés peu dans ce secteur, tout ça a un impact lourd sur l'environnement. Vous avez vu les entassements de matos dépassé en Inde ou ailleurs, qui sont dépiotés pour récupérer les métaux et laisser en vrac n'importe ou...tout ça parcequ'on change notre matos au rythme souhaité par l'industrie numérique et parcequ'on refuse de payer des couts collectifs, qui sont pourtant réels ou le seront un jour.

Le modèle économique gratuit ou illimité a un cout environnemental important, c'est comme quand votre consommation d'eau est au forfait dans vos charges, vous vous rendez pas compte, ca incite à consommer plus, vraiment.

je pense qu'il serait temps que l'industrie numérique et peut-etre plus encore ses consommateurs en parlent.
gemallan, le 01/01/1970 - 01:00
Je voudrais aborder le sujet sous un autre angle.

On demande toujours moins cher sur tout ces produits numériques dont les prix baissent déjà trés fortement, on en achètent toujours plus, c'est génial. Mais on n'en parle encore que trés peu dans ce secteur, tout ça a un impact lourd sur l'environnement. Vous avez vu les entassements de matos dépassé en Inde ou ailleurs, qui sont dépiotés pour récupérer les métaux et laisser en vrac n'importe ou...tout ça parcequ'on change notre matos au rythme souhaité par l'industrie numérique et parcequ'on refuse de payer des couts collectifs, qui sont pourtant réels ou le seront un jour.

Le modèle économique gratuit ou illimité a un cout environnemental important, c'est comme quand votre consommation d'eau est au forfait dans vos charges, vous vous rendez pas compte, ca incite à consommer plus, vraiment.

je pense qu'il serait temps que l'industrie numérique et peut-etre plus encore ses consommateurs en parlent.

C'est pourquoi les distributions linux sont formidables pour redonner une jeunesse à des produits numerique.

C'est pour cela que rockbox est un projet formidable pour pouvoir faire évoluer le firmware d'appareil et les formats supportés sans etre obligé de changer son materiel.

C'est pour cela qu'archos avec ces politique de nouveaux produits integrant toujours des verroux à la con pour éviter le piratage limitant l'accés de leur nouveau services de location qu'a des gamme réduite de nouveau baladeurs est une connerie monumentale.

Pour limiter les problemes d'envirronement il serait bon de lutter contre les drm et les autres protections qui organisent l'obsolencence du materiel, contre le brevetage du logiciel qui empeche d'etudier les firmwares et de les faires alors évoluer quant les fabricant les laissent au point mort pour favoriser les nouveaux produits et agir pour interdire qu'une musique ou un film loué ou vendue puisse etre lus sur tous les logiciels.
@gemallan: j'ai été un gros goinfre de CDs pendant toute ma prime jeunesse, et je peux te dire qu'ils m'encombrent sérieusement 20 années après. Et malgré que je ne les utilise plus, les CDs,je ne me resouds pas à m'en débarasser pour la raison que tu évoques.
En l'occurrence, le bilan ecologique me semble bien moindre une fois ces CDs recopiés sur un bout de disque dur. La dématérialisation rendue possible par les technos de l'information, semblent faire plus pour l'écologie, que disons... le goinfrage des rentes d'une technologie éprouvée/ancienne/polluantes comme le CD :)
La gratuité a certainement contribué à l'adoption rapide de cette même techno.


(
Et, on a side note, si on se laisse guider aveuglément par certains, quelle est la probabilité que je puisse écouter ma musique dans 15 ans (pas 95, ou 70 hein), si elle est bardée de DRMs et/ou seulement lisibles sur des logiciels estampillés 'officiels' ? Mais la perennité de nos libertés (d'écouter) n'est pas une préoccupation actuelle majeure, apparemment.
)
j'aimerais bien savoir qui sont ces artistes et producteurs qui ont touchés tout ce fric ?? johnny ? la maman d'obispo ? zazie ? qui d'autre ? la liste ne doit pas être si longue que cela !
Le modèle économique gratuit ou illimité a un cout environnemental important, c'est comme quand votre consommation d'eau est au forfait dans vos charges, vous vous rendez pas compte, ca incite à consommer plus, vraiment.
je vois pas le rapport avec le numérique, le principe c'est que c'est immatériel donc à part la conso de courant...
Pour ce qui est du gravage ensuite, je pense que maintenant que les gens ont justement accès a l'illimité dans l'accés au données, ils ont beaucoup moins tendance a empiler les cd gravés et font plus gaffe à ce qu'il gravent. Ils ne le font plus que pour ce qu'ils désirent vraiment garder, bref, des trucs jugés indispensable...sinon, on pourrait facilement remplir ses étagères de cds gravés avec des données inutiles et s'avèrent rapidement encombrante, cela à un coup pour l'utilisateur...

Je ne sais plus quel philosophhe dans une émissin tv récemment disait que l'on entrez dans une "aire de l'accès". Autrement dit, les gens ne cherchent plus obligatoirement (comme avant) à posséder un fichier, mais ils veulent juste y avoir accès. Ce qui implique pas mal de choses car...avec un accès facile aux donnés, la nécessité de la possession (archivage sur support physique) devient moins nécessaire)

j'aimerais bien savoir qui sont ces artistes et producteurs qui ont touchés tout ce fric ?? johnny ? la maman d'obispo ? zazie ? qui d'autre ? la liste ne doit pas être si longue que cela !
tu prends le top50 et hop, tu a ta liste de répartition...>_>
gemallan, le 01/01/1970 - 01:00
Je voudrais aborder le sujet sous un autre angle.

On demande toujours moins cher sur tout ces produits numériques dont les prix baissent déjà trés fortement, on en achètent toujours plus, c'est génial. Mais on n'en parle encore que trés peu dans ce secteur, tout ça a un impact lourd sur l'environnement. Vous avez vu les entassements de matos dépassé en Inde ou ailleurs, qui sont dépiotés pour récupérer les métaux et laisser en vrac n'importe ou...tout ça parcequ'on change notre matos au rythme souhaité par l'industrie numérique et parcequ'on refuse de payer des couts collectifs, qui sont pourtant réels ou le seront un jour.

Le modèle économique gratuit ou illimité a un cout environnemental important, c'est comme quand votre consommation d'eau est au forfait dans vos charges, vous vous rendez pas compte, ca incite à consommer plus, vraiment.

je pense qu'il serait temps que l'industrie numérique et peut-etre plus encore ses consommateurs en parlent.

Suite de mon post sur l'utilité des distributions linux pour éviter d'encombrer les décheteries de produit informatiques.
Voir lien ci joint.

Donc éviter l'obsolescence trop rapide du matériel, ca demande des ayant droits qui comprenne un jours que Wmplayer n'est pas un standard mais un format fermé qui demande des machines dernière génération pour pouvoir en profiter correctement surtout avec les trois scripts antipiratages qui tournent en tache de fond à chaque fois qu'un utilisateur fait mine de vouloir lire un contenus qui lui appartient et qu'il faut arrêter les offres de services qui nécessitent obligatoirement le changement de matériel pour pouvoir en profiter.

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