Des rumeurs évoquant un rachat de Bouygues Telecom par Orange ont émergé cette semaine. Interrogé sur ce point, le ministre de l'économie Emmanuel Macron a fait comprendre qu'il n'était pas absolument contre un retour à trois opérateurs.

Emmanuel Macon l’a dit cet été. Si le secteur des télécommunications en France passe à trois opérateurs au lieu de quatre, cela ne lui posera pas de problème fondamental. Et le ministre de l’économie l’a redit cette semaine, alors que sont apparues des rumeurs sur un rachat de Bouygues Telecom par Orange.

« J’ai eu l’occasion de le dire, sur la situation qui s’était présentée avec une offre je m’étais exprimé mais je n’ai pas de religion sur le sujet en général, ce n’est pas une position de principe », a-t-il déclaré jeudi, ajoutant vouloir refuser de commenter les « rumeurs de marché ». À l’époque, SFR-Numericable, avait proposé de croquer Bouygues pour plus de 10 milliards d’euros.

Emmanuel Macron avait toutefois exprimé des interrogations sur l’intérêt de revenir à trois opérateurs. Car s’il s’agit de concentrer le marché sans que cela n’apporte quoi que ce soit pour l’investissement, l’emploi ou les clients, à quoi bon ? « Il faut qu’on m’explique ce que ça apporte à l’investissement, ce que ça apporte à l’emploi, ce que ça apporte au consommateur français », prévenait-il alors.

Si l’exécutif ne montre aucun signe de réelle hostilité à l’idée d’un retour à trois opérateurs, ce n’est pas le cas de l’autorité de la concurrence. À ses yeux, ce serait une erreur de faire le chemin inverse dans le secteur des télécoms alors que la déconcentration avec l’entrée en lice de Free Mobile a eu un effet considérable sur la baisse des prix et le retour à une vive concurrence entre opérateurs.

Des rumeurs de rachat étaient déjà apparues l’an dernier et n’avaient débouché sur rien. Face à ces bruits de couloir, Bouygues avait tenu une réunion stratégique pour montrer son souhait d’avoir un avenir « autonome ». Le retour des racontars impliquant Orange l’a obligé à sortir une mise au point pour affirmer « qu’il n’a aucun projet de sortie des secteurs des télécoms ».

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés