Il se passe plus de choses que vous ne le pensez quand une automobile franchit une gare de péage sur autoroute. Comment le gabarit d’un véhicule définit le prix de son trajet ?

Itinéraire, ralentissements, radars, prix de l’essence et du péage voire point de recharge pour un véhicule électrique : les facteurs de stress et les risques de surcoût sont nombreux quand on prend la route, surtout pendant les vacances d’été.

À l’instar du GPS depuis plus de 30 ans, le badge de télépéage comme celui proposé par Fulli est aujourd’hui plébiscité par nombre d’automobilistes qui désirent fluidifier au maximum leurs trajets autoroutiers. 

Si le passage du portique est automatique, on sait moins que la détection du gabarit du véhicule l’est aussi. Comment sont classées les automobiles, comment s’opère le contrôle et que faire en cas de surfacturation ? 

5 classes de péage (dont trois qui nous intéressent vraiment)

Vous l’ignorez peut-être, mais tous les automobilistes ne paient pas le même prix au péage d’une autoroute. En France, les véhicules sont partagés en 5 classes, auxquels correspondent des tarifs spécifiques, dont l’écart diffère selon la société concessionnaire. Les critères pris en compte sont la hauteur, le poids et le nombre d’essieux. 

La répartition se fait comme suit : 

  • classe 1 : les véhicules de tourisme, de hauteur inférieure à 2m, avec ou sans remorque (citadine, berline, break, monospace, petit utilitaire, 4×4) ;
  • classe 2 : les véhicules intermédiaires de hauteur comprise entre 2 et 3 mètres et de poids inférieur ou égal à 3,5 tonnes (vans aménagés, camping-cars, grands utilitaires), mais aussi les voitures tractant une caravane ou une remorque dont la hauteur totale est comprise entre 2 et 3 mètres ; 
  • classe 3 : les véhicules à deux essieux dépassant 3 mètres de haut et dont le poids est supérieur à 3,5 tonnes (poids-lourds, autocars) ;
  • classe 4 : poids lourds et autres véhicules à 3 essieux et plus ;
  • classe 5 : les deux-roues, side-cars et trikes.
Le Zeekr 7X. // Source : Zeekr
Même les plus gros VE actuels (ici le Zeekr 7X) appartiennent à la classe 1 // Source : Zeekr

Pour rappel, les véhicules dont la vitesse de pointe ne dépasse pas 80 km/h n’ont pas le droit d’emprunter les voies rapides. Les classes 3 et 4 sont clairement réservées aux professionnels du transport et ne concernent pas les particuliers : un monospace reste un véhicule de classe 1, assujetti au même tarif autoroutier qu’une petite citadine ou une berline, tandis qu’un camion de déménagement de moins de 3 mètres de haut appartient à la classe 2. 

Gabarit et classe, qui contrôle et comment ?

C’est un capteur laser placé à chaque portique – télépéage ou non – qui s’occupe de toiser les véhicules pour en établir le gabarit. Comme tout système automatisé, les erreurs sont possibles : il revient à chaque conducteur d’être vigilant pour repérer les fautes de la machine afin de les faire corriger.

La législation des péages précise que les accessoires fixés sur le toit ne comptent pas dans le calcul de la hauteur du véhicule. Seule la hauteur « en dur », la carrosserie d’origine donc, doit être prise en compte. 

Péage de Tonnay-Charente
Péage de Tonnay-Charente // Source : Wikimédia

Idem pour les véhicules aménagés spécifiquement pour accueillir des personnes à mobilité réduite (PMR) : un toit rehaussé pour faire entrer un fauteuil roulant doit bénéficier légalement du tarif de la classe 1, même s’il dépasse deux mètres de haut.

Mais alors que faire en cas de mauvaise évaluation du laser ? Au temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, il était possible de discuter avec la personne derrière le guichet pour dissiper tout malentendu. Aujourd’hui, c’est un peu plus complexe…mais pas impossible.

Le cas du portique classique

Lorsque l’on passe par un portique classique, avec paiement à la borne ou télépéage « arrêté », il faut prendre le réflexe de vérifier que l’on a bien été comptabilisé dans la bonne classe en jetant un œil à l’écran qui affiche le montant dû. 

Dans le cas contraire, il suffit d’appuyer sur le bouton d’appel de la borne et de signaler la méprise à la personne qui répond à cet interphone. Lui demander (poliment) un déclassement, en expliquant la source du problème, suffit la plupart du temps à régler la situation. 

Il faudra le cas échéant présenter votre carte CMI (Carte Mobilité Inclusion) ou votre macaron de stationnement à la caméra de la borne pour que l’opérateur valide la réduction à distance. Cela prend quelques minutes, mais l’économie réalisée vaut bien l’impatience plus ou moins démonstrative de vos semblables qui attendent derrière.

Et dans le cas des voies sans arrêt à 30 km/h ?

C’est moins immédiat pour les utilisateurs de badges de télépéage qui privilégient les voies qui leurs sont dédiées, où l’arrêt complet n’est pas nécessaire. Le passage est alors automatique et il n’est pas possible de vérifier que l’on est bien facturé du bon montant d’un simple coup d’œil.

C’est a posteriori que le problème doit être réglé. Il faut en effet contacter son opérateur de télépéage, via son interface en ligne ou l’application dédiée, pour réclamer le déclassement a posteriori.

Si vous êtes régulièrement surfacturé à cause d’un accessoire de toit ou d’un aménagement PMR, il est donc recommandé de passer par les voies avec arrêt pour ne pas avoir à effectuer cette démarche. 

À chaque automobiliste son offre Fulli

Vous avez désormais de quoi éviter qu’une barrière de péage gâche votre départ en vacances. En connaissant les classes de véhicules et en choisissant le bon badge, vous gardez la main sur votre budget et votre temps sur la route.

Si vous privilégiez la tranquillité d’esprit tout en gagnant de précieuses minutes sur la route, Fulli propose des formules de télépéage sur-mesure, sans aucun engagement et sans frais de résiliation. Rouleur quotidien ou vacancier prévoyant : chaque automobiliste peut trouver le badge qui correspond à ses habitudes.

Les offres Fulli Nomade et Nomade + constituent un excellent choix pour les voyageurs occasionnels qui se déplacent en France, mais également en Espagne et au Portugal (en Italie avec la version +). On ne paie l’abonnement que les mois où le badge est utilisé : Nomade, Nomade + et Balade profitent quoi qu’il en soit de 12 mois offerts en ce moment.

Gros rouleurs avec les offres Cito (jusqu’à 30 % de réduction sur le prix d’un trajet spécifique), abonnements Pro, forfaits dédiés aux jeunes ou aux véhicules électriques : Fulli permet de sillonner les routes de manière fluide, mais aussi de se garer dans l’un des 900 parkings partenaires en Europe (470 en France) et de suivre sa consommation en temps réel sur l’application mobile (iOS et Android).

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