Après différentes expérimentations, l’autoroute A79 est la première en France à inaugurer un péage sans barrière, aussi appelé en « free flow ». Mais que risque-t-on à passer la barrière sans payer la facture ?

Les péages en « free flow » doivent permettre d’améliorer la fluidité du trafic, puisque les automobilistes n’ont plus à s’arrêter au péage. C’est un système déjà actif dans d’autres pays, comme au Portugal ou en Suède. Après plusieurs expérimentations, notamment sur l’autoroute A4. Le système est désormais actif sur les sections payantes de l’autoroute A79 depuis ce vendredi 4 novembre.

Attention cependant à ne pas imaginer que le tronçon d’autoroute concerné est exceptionnellement gratuit. Les sanctions prévues en cas de non-paiement se montreront, de toutes façons, rapidement dissuasives.

Comment ça marche un péage en free flow ?

Rien de plus simple. L’utilisateur à bord de son véhicule passe sous le portique à la vitesse indiquée par les panneaux, mais sans avoir à marquer l’arrêt. Les caméras présentes sur la structure liront la plaque d’immatriculation ou scanneront le badge d’abonnement. C’est un système finalement assez similaire aux voies 30 km/h réservées aux abonnés télépéage sur certaines barrières de péages.

Autoroute A4 expérimentation du free flow // Source : Sanef
Autoroute A4 expérimentation du free flow // Source : Sanef

Et comment je paye, si je ne veux pas de sanctions ?

Si vous êtes abonnés, vous n’avez rien à faire, les dépenses de ces péages seront prélevés sur votre badge habituel. Plusieurs solutions sont mises en place pour les utilisateurs occasionnels (y compris les étrangers) de ces nouveaux péages :

Le règlement du péage est possible en ligne après l’utilisation de l’autoroute concernée. Vous avez 72 heures pour vous mettre à jour de vos paiements. Vous pouvez également le faire de manière anticipée, jusqu’à 7 jours avant votre trajet empruntant l’A79.

Si vous souhaitez pouvoir régler votre péage en espèce, il faudra par contre vous orienter sur l’une des bornes situées sur les aires d’autoroute de l’A79. C’est la seule solution disponible pour ce moyen de paiement. Dans tous cas, il vaut mieux ne pas oublier de régulariser votre paiement, sinon attention aux sanctions.

Zone à péages sans barrière sur l'A79 // Source : Aliae
Zone à péages sans barrière sur l’A79

En cas de retard, une amende en plus du péage à payer

Si vous trouvez que les péages sont déjà bien assez chers, n’oubliez pas de régler votre dette. La facture peut vite gonfler en cas d’oubli.

  • Au-delà de 3 jours et avant 15 jours : vous aurez à vous acquitter du montant du péage et d’une indemnité forfaitaire minorée à 10 €
  • Après 15 jours : vous devez toujours le montant du péage, mais l’indemnité forfaitaire passe de 10 à 90 €
  • Au-delà de 60 jours : le dossier est transmis à l’Officier du ministère Public (OMP). C’est alors une amende forfaitaire majorée de 375 € que vous encourez.

Si jamais il vous venait à l’idée de cumuler plus de 5 dossiers en litige sur 12 mois, c’est jusqu’à 7 500 € d’amende que vous risquez.

Le système est rattaché au fichier des immatriculations (SIV). Il faudra probablement se montrer vigilant, si vous recevez des notifications de paiement pour l’utilisation de cette section payante, alors que vous ne l’avez pas empruntée.

Avec ce type de solutions automatisées, certains fraudeurs qui utilisent des doublettes de plaques d’immatriculation pourraient bien en profiter. Entre les fraudeurs et les possibles couacs informatiques, il faudra se montrer attentif. Surtout que les sections autoroutières en « free flow » sont amenées à se multiplier dans les années à venir.