Alors que la plupart des services de trottinettes électriques font uniquement appel à des auto-entrepreneurs, la société Bird a tenu à rappeler qu'elle engage également des intérimaires. Mais que vaut réellement ce genre d'embauche ?

À Paris, la concurrence entre les nombreux services de trottinettes électriques fait rage et il est difficile de se démarquer. Pour montrer qu’elle en fait plus que d’autres, la société Bird a décidé de mettre en avant « Bird Watchers », un programme passé inaperçu jusqu’ici, qu’elle a vanté dans un communiqué datant du 27 mai 2019.

Il consiste à engager des intérimaires ayant pour objectif de « parcourir la ville chaque jour afin de s’assurer que les trottinettes sont bien garées » selon Kenneth Schlenker, le directeur de Bird en France, cité dans le communiqué. Un système mis en place dès novembre 2018, mais que la firme a décidé de remettre en avant ces derniers jours. Et ce n’est pas un hasard.

Des trottinettes Bird à Paris // Source : Numerama

En rappelant l’existence de « Bird Watchers » à ses utilisateurs, la société se donne une bonne image. D’abord, elle montre qu’elle n’a pas attendu la signature de la Charte de bonne conduite, imposée par Paris début mai, pour préserver les trottoirs. Ensuite, elle se démarque en insistant sur l’embauche d’intérimaires au lieu de compter uniquement sur des auto-entrepreneurs, contrairement à la plupart des autres marques.

Un système à l’efficacité discutable

Dans les faits, le système « Bird Watchers » peut difficilement être considéré comme suffisant. Contacté par nos soins, Bird a expliqué que « le nombre d’intérimaires engagés a augmenté au mois de mars. Ils sont 20 à parcourir la ville aujourd’hui. » 20 personnes seulement pour s’assurer que chaque appareil d’une flotte de plus de 1000 trottinettes est bien garé : l’opération est périlleuse.

Vu leur petit nombre, l’embauche d’intérimaires n’est pas vraiment un point positif, surtout quand on sait que Bird est toujours à la recherche de nouveaux auto-entrepreneurs pour recharger ses trottinettes. On ne sait pas non plus combien rechargent chaque nuit des trottinettes Bird, mais on peut imaginer aisément qu’il s’agit de plus de 20 personnes.

Vu le nombre de trottinettes mal garées à Paris, les moyens des « Bird Watchers » semblent très limités // Source : Numerama

Même si la société met en avant les « Bird Watchers » dans ses communiqués, il sont très largement minoritaires et permettent surtout de lancer une jolie campagne de communication.

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