Dans les entrepôts d'Amazon, les humains doivent porter un gilet pour que les robots les évitent.

Amazon a fait de l’utilisation des robots dans ses entrepôts un outil d’efficacité et de communication. L’entreprise de Jeff Bezos ne manque pas une occasion de montrer à quel point l’automatisation des tâches lui permet d’aller plus vite et de livrer le client toujours plus rapidement. Cela dit, les entrepôts d’Amazon sont loin d’être dénués de toute présence humaine, même ceux qui cumulent plusieurs centaines de machines autonomes. Pour éviter les accidents, Amazon a dévoilé une sorte de gilet que les employés doivent porter et qui donne aux robots une information plus précise sur leur présence.

L’humain doit s’adapter

On peut ainsi lire dans les colonnes de TechCrunch le témoignage de Brad Porter, Vice Président pour la robotique pour l’entreprise : « Auparavant, les associés [ndlr : lire, les humains] devaient marquer le sol autour d’eux pour signifier aux robots qu’ils allaient travailler dans un espace précis qu’ils devraient éviter. Avec le gilet, le robot peut détecter seul l’humain depuis une longue distance et adapter intelligemment son voyage sans que l’associé ait besoin de marquer une zone ». Installées dans plus de 25 entrepôts, ces « vestes » rencontrent un grand succès — on peut bien imaginer le gain de temps, de confort et de sécurité pour les employés d’Amazon.

Détail du gilet de sécurité // Source : Amazon

Il faut rappeler également que cette décision fait suite à un incident survenu en décembre 2018, dans lequel plusieurs employés avaient été blessés, probablement à cause d’une collision avec un robot transportant des produits chimiques censés repousser les ours. D’un autre côté, cette sécurité bienvenue pour les humains ne peut être vue que comme une phase de transition — pour ne pas dire, un aveu d’échec. Difficile d’imaginer qu’un robot efficace et conçu avec l’humain en tête soit capable de le blesser — et soit incapable, en revanche, d’adapter sa trajectoire ou ses habitudes en fonction des travailleurs. Aujourd’hui, c’est encore à l’humain de s’adapter pour que le robot l’évite.

À titre indicatif, en avril 2018, Amazon avait été considéré par les États-Unis comme l’une des entreprises où il était le plus dangereux de travailler.

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