Le géant américain du service à la demande teste Uber Works, une plateforme de recrutement de travailleurs pour de courtes mission.

Uber poursuit sa stratégie de diversification, et test une plateforme de recrutement pour des missions de courte durée, nommé « Uber Works », rapporte le Financial Times le 18 octobre 2018. Le service concerne pour l’instant des emplois comme serveur ou vigile, essentiels dans le déroulé d’événements d’entreprise.

Les travailleurs indépendants d’Uber pourraient bientôt avoir la possibilité de porter les casquettes de chauffeur, livreur et serveur dans la même journée. Le nouveau projet est testé à Chicago, et le groupe recrute du personnel, dont un customer success manager (i.e. un chargé de clientèle), « avec un fort intérêt pour le travail à la demande ».

Uber a commencé sa diversification dès 2015 avec son service de livraison de nourriture Uber Eats. // Source : Uber Eats

Depuis son changement de PDG à l’été 2017, le géant américain a accéléré la diversification de ses activités. Un département de l’entreprise, le bien-nommé « nouvelles modalités », se charge d’explorer ces nouveaux domaines. En mars 2016, l’entreprise de VTC a lancé Uber Eats en France, et s’est depuis imposé, au point d’envisager le rachat de son principal concurrent, Deliveroo.

Elle étend également ses activités à l’ensemble de la mobilité, avec son service de vélo électrique — qui arrive bientôt en France –, celui de trottinette, et des travaux sur un voiture autonome, entre autres. Cette stratégie doit alimenter l’intérêt autour de la multinationale, dont l’introduction en bourse est prévue en 2019. L’entreprise de service à la demande pourrait être alors évaluée à plus de 120 milliards de dollars.

Toujours plus de travailleurs indépendants

Au États-Unis, cette économie basée sur les travailleurs indépendants est surnommé la gig economy, soit littéralement l’économie des petits boulots. Depuis de nombreuses années, Uber s’appuie sur les toujours plus nombreux travailleurs indépendants, pour lesquels elle n’a pas à garantir un salaire minimum, ni congés payés, ni assurance maladie. En conséquence, plusieurs travailleurs précaires employés exclusivement par le géant tentent de faire requalifier leur statut en celui d’employé.

Cette nouvelle section d’Uber pourrait ne  jamais voir le jour, mais elle confirme une tendance de l’entreprise à étendre son modèle du service à la demande à plus de secteurs.

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