Quelques jours après son ouverture, l'établissement de robots sexuels LumiDolls a fermé à Turin. La maison close, qui possédait huit poupées sexuelles à disposition des clients, n'est pas en conformité avec la loi italienne.

L’établissement n’aura ouvert ses portes que pendant neuf jours : une maison close de poupées sexuelles a été contrainte à la fermeture le 12 septembre 2018 en Italie. Installée à Turin, le lieu a fait l’objet d’une perquisition et a du cesser son activité, rapporte le Daily Mail le 13 septembre.

Baptisée « LumiDolls Torino », la maison close était une franchise de LumiDolls, qui a déjà ouvert des endroits semblables à Barcelone ou Moscou. Celle de Turin était composée de huit salles privées dans lesquelles avaient été installées des poupées robots en silicone. Les autorités italiennes ont estimé que le lieu n’était pas en conformité avec les lois nationales concernant la location de logements.

La maison située à Turin était une franchise du groupe LumiDolls. // Source : Capture d’écran du site LumiDolls

Par ailleurs, la ville de Turin s’intéresse à l’hygiène et au soin apportés à ces robots sexuels : il n’est pas certain que les gérants de LumiDolls Torino aient nettoyé assez consciencieusement les objets après leurs utilisations par des visiteurs du lieu…

Un tarif fixé à 80 € par heure

L’édition italienne de The Local fait observer que, même si la maison close se mettait en conformité avec la réglementation italienne en matière de location, il n’est pas certain que l’établissement pourrait rouvrir ses portes.

Le 3 septembre, lors de l’ouverture de cette première maison close italienne de poupées sexuelles, ses gérants annonçaient que les huit robots disponibles — sept poupées féminines et une masculine — avaient déjà été réservées depuis plusieurs semaines. La maison close avait établi le prix de location d’une poupée à 80 euros par heure. La plus onéreuses des poupées acquises par l’établissement aurait coûté 2 000 euros, indique le Daily Mail.

En France, l’ouverture d’une maison close de poupées sexuelles à Paris avait provoqué un débat houleux en mars dernier : l’établissement n’avait cependant pas été fermé, la préfecture de Paris estimant que ce commerce n’enfreignait pas les lois sur la prostitution et le proxénétisme. Ces différentes situations rappellent les enjeux éthiques posés par de tels objets, sur lesquels les êtres humains auraient tendance à projeter leurs propres perceptions.

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