Le drone 4G de Facebook va retourner définitivement dans son hangar. Mais le réseau social n'abandonne pas l'idée de donner un accès à Internet à la Terre entière.

Le projet Aquila était fondé sur une belle idée : amener une connexion Internet dans les endroits les plus reculés du monde. La zone blanche planétaire serait ainsi parcourue par d’élégantes machines, partiellement propulsées par l’énergie solaire, qui enverraient un signal 4G LTE au sol. Un défi que s’est lancé Facebook, mais qui intéresse aussi Google avec ses ballons et Elon Musk avec sa flotte de satellites. Aujourd’hui, l’entreprise de Menlo Park n’annonce pas la fin du programme, mais renonce à construire ses propres drones.

Peut-être parce qu’elle s’est rendue compte que le domaine de l’aéronautique était trop éloigné de ses compétences, la firme de Mark Zuckerberg a annoncé dans une publication son désir de se tourner vers des partenaires pour envisager la suite. L’idée de construire un drone à partir de rien, en assemblant des briques industrielles, était alléchante, mais d’après le communiqué, la technologie a évolué — et des partenaires de l’entreprise se sont lancés dans cette course avec bien plus d’expertise.

« C’était excitant de voir les leaders de l’aéronautique se joindre à nos efforts, investissant dans des technologies de ce type — même du côté de la construction des drones de haute altitude. Compte tenu de ces développements, nous avons décidé de ne plus chercher à construire notre propre drone — nous fermerons dans la foulée notre site de Bridgwater qui y était dédié  », avance Facebook. Le site de Bridgwater, au Royaume-Uni, était une sorte d’atelier où Facebook employait une équipe dédiée à ce projet loin des réseaux sociaux.

Et un autre géant pourrait tirer profit de ce revirement de situation : Airbus. L’industriel européen est en effet mentionné par Facebook comme l’un de ses partenaires privilégié pour la suite de l’aventure. À l’horizon, Facebook souhaiterait pouvoir utiliser plus de bandes de fréquence et prépare une requête qui sera présentée à la World Radio Conference de 2019. Alors certes, on ne pourra pas taguer une Corinne qui doit nous payer un MacDo dans le désert d’ici peu, mais il est bon de savoir qu’Aquila n’est pas définitivement enterré.

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