Harley Davidson a décidé de casser son image en développant une moto électrique. L'illustre constructeur vise un public plus jeune.

Avec une baisse de ses chiffres estimée à 8,5 % en 2017, Harley Davidson souhaite remettre du vert dans ses bilans financiers. Et il a peut-être trouvé son salut dans la motorisation électrique, quitte à casser son image ancestrale de constructeur offrant des gros moteurs qui font beaucoup de bruit.

Ainsi, la firme vise toujours 2019 pour la commercialisation d’un premier deux-roues 100 % électrique et, naturellement, il ne s’adressera pas — uniquement — à sa clientèle fidèle avec un tel véhicule. En réalité, Harley Davidson est prêt à mettre un peu d’eau dans son vin. Tant pis pour les fans de la première heure.

Harley Davidson veut évoluer

« [Nos motos électriques] sont conçues pour une génération de gens qui n’a pas cette expérience de la mécanique approfondie que les baby-boomer ont avec la transmission manuelle et l’embrayage » explique Matt Levatich dans une interview tenue par TheStreet et publiée le 25 avril 2018. Le message est donc le suivant : la moto électrique d’Harley Davidson, attendue pour l’été 2019, sera simple d’utilisation et ne se destinera pas à celles et ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis — les plus vieux d’après ses propos (génération née entre 1946 et 1965). 

L’intéressé n’a pas peur non plus d’imaginer de nouveaux usages pour ses motos. On ne voit pas beaucoup de Harley Davidson dans nos rues. Mais quid d’une déclinaison électrique ? « Ces motos sont plus simples à conduire que des vélos, elles peuvent s’inscrire dans un environnement urbain où nos produits sont habituellement moins adaptés ». 

« Les chiffres sont clairs et ils ne poussent pas au statut quo. Le marché des deux-roues, au global, doit croître pour rester en vie. C’est simple » assume Matt Levatich. Pour Harley Davidson, cela signifie un changement total d’image. Hier, ses motos faisaient du bruit et étaient conduites par des connaisseurs et/ou des gangs — le cliché. Demain, elles peupleront nos rues et s’affirmeront en véhicules davantage utilitaires. Pour monsieur-tout-le-monde en quelque sorte. 

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