Avec l'application prochaine du Règlement général sur la protection des données, toutes les entreprises qui traitent des informations personnelles d'Européens doivent en respecter les dispositions, comme celle permettant à un internaute d'exporter ses données. Instagram prépare justement un outil dédié.

Vous adorez les photos de votre chat que vous avez prises mais vous ne voulez plus les voir sur Instagram ?

Bonne nouvelle : d’ici le 25 mai 2018, la plateforme de partage de photos et de vidéos mettra à disposition de ses membres un outil leur permettant de récupérer leurs données personnelles très facilement  Leur archive en main, les internautes pourront alors l’exporter sur un service concurrent et repartager leurs plus beaux clichés de plats gastronomiques.

L’entreprise américaine a en effet confié à TechCrunch l’arrivée prochaine de cet outil. Il s’agit essentiellement pour la plateforme de se mettre en conformité avec l’un des aspects du Règlement général sur la protection des données, celui relatif à la portabilité. Cette disposition doit permettre aux internautes qui veulent partir chez la concurrence d’emporter avec eux leurs informations.

Dans le texte européen, il est déclaré que lorsque c’est techniquement possible, un individu « a le droit d’obtenir que ses données à caractère personnel soient transmises directement d’un responsable du traitement à un autre ». Ces éléments doivent être fournis « dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine », afin que le transfert se fasse de façon automatisée et pas de manière manuelle.

Cet outil devrait bénéficier aux internautes du Vieux Continent, où qu’ils soient, mais aussi aux internautes américains et du reste du monde , à en croire les propos récents de Mark Zuckerberg (ce ne sont toutefois pas les premiers) sur le fait que Facebook — la maison-mère d’Instagram — va appliquer des dispositions du règlement européen — il reste toutefois à déterminer quels pans le seront et à quel niveau.

En début d’année, la directrice des opérations de Facebook, Sheryl Sandberg, avait fait savoir au cours d’un déplacement à Bruxelles que la plateforme serait prête à temps pour se conformer au RGPD. Le réseau social n’a pas le choix car le règlement prévoit de très lourdes sanctions pour les entités qui violent la réglementation alors qu’elles utilisent des les données personnelles d’Européens.

Partager sur les réseaux sociaux