Les Russes ne sont visiblement pas près de se faire livrer par un drone. Car la première démonstration de la technologie a tourné au vinaigre. Une séquence digne d'un 1er avril.

Nous n’étions pas un 1er avril. Mais c’est tout comme quand on visionne les images. Le service postal russe voulait en mettre plein la vue à l’occasion du vol inaugural d’un drone chargé de déposer des colis. Sauf que le petit robot volant a préféré terminer sa course dans le mur, légitimant quelques inquiétudes sur la maturité de la technologie malgré une volonté mondiale de percer dans le domaine.

La séquence, capturée par Reuters, s’est déroulée dans la ville d’Oulan-Oudé, en Sibérie, et avait pour but de montrer un nouveau moyen de livraison en Bouriatie, une région à la population très éparpillée — d’où l’utilité d’un drone — et située à 4 400 kilomètres de Moscou. Pour le moment, les facteurs tiennent toujours la corde.

Crash test

Le drone, fabriqué par Rudron/Expeditor 3M, s’était pourtant très bien envolé sous les yeux ébahis du public venu assister à la démonstration et rêvant à un avenir plus radieux en matière de service postal. Puis, soudain, dans les airs, il décide de faire demi-tour avant d’entamer une chute jusqu’à la collision avec un pâté de maisons quelques mètres plus loin, concluant sa vie éphémère en pièces détachées jonchant le sol, alors immortalisées par les photographes. Fort heureusement, personne n’a été blessé pendant l’accident alors que des débris auraient pu s’avérer dangereux en tombant depuis une telle hauteur.

Alexeï Tsidenov, président de la région, n’était pas abattu malgré cet échec public retentissant. «  Nous n’arrêterons pas les tests, nous allons persévérer. Ceux qui ne risquent rien n’obtiennent aucun résultat  », philosophe-t-il dans des propos relayés par Reuters. Selon lui, c’est peut-être la présence de plusieurs dizaines de réseaux Wi-Fi qui a occasionné un bug et perturbé le plan de vol du dispositif dont le coût est estimé à 20 000 dollars (un peu plus de 16 000 euros). En espérant pour les habitants de la zone que la prochaine sera la bonne. N’est pas Amazon qui veut

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