À Édimbourg, une épicerie a donné congé au robot Pepper qu'elle accueillait depuis une semaine. L'humanoïde, censé apporter son aide aux clients du commerce, n'était pas particulièrement efficace. Il était notamment perturbé par les bruits ambiants du magasin.

À quoi sert le robot Pepper ? Si vous posez la question dans une épicerie britannique Margiotta Food & Wine, on vous répondra peut-être ceci : à rien. L’humanoïde franco-japonais n’a pas fait long feu dans l’un des magasins de l’enseigne où il avait été installé pour orienter la clientèle.

Pendant une semaine, le robot de SoftBank devait répondre aux clients d’une épicerie située à Édimbourg. Pour cela, il était équipé d’un chatbot mis au point dans une université de la région, afin de lui permettre de converser avec les clients.

Au départ, l’arrivée de Pepper — ou de « Fabio », comme a décidé de l’appeler l’enseigne — s’annonçait prometteuse pour Margiotta Food & Wine. Les employés étaient contents de l’accueillir, tandis que la clientèle s’amusait de sa présence.

Des réponses partielles

Pourtant, la belle aventure de Fabio dans cette épicerie a pris fin au bout de quelques jours. En effet, le robot répondait parfois étrangement aux questions posées par les clients. Ainsi, Pepper a proposé à une cliente en quête de lait de se rendre dans le « rayon des produits frais » sans l’y accompagner, ni même lui expliquer où il se trouvait.

Même chose pour le vin : « c’est dans le rayon alcool », a répondu le robot à un client — merci pour ton aide, Fabio. Enfin, certains clients n’arrivaient même pas à avoir une réponse à leur demande, vraisemblablement parasitée par les bruits ambiants du magasin. En effet, les microphones de Pepper ne parvenaient pas à distinguer les questions qui lui étaient adressées.

Si Pepper semble réputé pour ses services rendus dans certains hôpitaux belges, il n’a visiblement pas impressionné les employés de cette épicerie — même si certains admettent que le robot, désormais parti, va leur manquer.

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