Google Home et Chromecast peuvent poser des problèmes à votre Wi-Fi.

Google n’a pas encore communiqué les chiffres de vente de ses Google Home, mais si on en croit l’effort de communication du CES 2018, on se doute que le géant veut faire de la petite boîte un de ses produits phares pour les années à venir. Quand on sait que 40 millions d’Américains ont déjà été convaincus par une enceinte connectée, on peut se dire que le pari n’est pas absurde.

Mais voilà, toute technologie un brin nouvelle vient avec son lot de déconvenues. Aujourd’hui, on apprend que le Google Home, associé avec un Chromecast (ou le protocole Cast d’un appareil compatible) pourrait faire sauter votre réseau Wi-Fi. En cause : la manière dont communiquent les deux appareils. Quand ils sont utilisés, ils envoient des paquets à intervalle régulier pour garder une connexion active et stable entre les deux appareils. Quand un Chromecast se réveille après une longue pause, il va envoyer beaucoup de paquets sur le réseau. D’après TP-Link, constructeur de routeur Wi-Fi, plus le Chromecast est longtemps en veille, plus il envoie de paquets à son réveil.

Problème : cela peut saturer votre réseau Wi-Fi domestique… et parfois, faire redémarrer votre routeur qui n’a pas du tout été prévu pour recevoir jusqu’à 100 000 paquets en un coup, d’après un ingénieur. Si TP-Link a été proactif sur un modèle de routeur, le C1200, pour déployer un correctif, le problème a été repéré sur toutes les grandes marques du secteur, d’Asus à Linksys en passant par Netgear et Synology.

En France, la majorité des réseaux Wi-Fi des particuliers est gérée par les box des opérateurs qui sont réputées dans leur grande majorité pour être des routeurs moyens — mais « gratuits », donc utilisés par défaut. Il n’est donc pas exclu que les box rencontrent des problèmes similaires pour acheminer des paquets entre un Google Home et un Chromecast qui se réveille. Si vous aviez des problèmes de Wi-Fi sans cause apparente, c’est donc peut-être une piste.

Google travaille sur un correctif.

Article publié initialement le 17 janvier 2017

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