Google vient d'annoncer l'ouverture de son premier centre de recherche consacré à l'intelligence artificielle en Asie. Son emplacement n'est pas anodin : il se trouvera à Pékin, un choix qui pourrait encourager à la stratégie chinoise de développement de l'IA.

Le premier centre de recherche sur l’intelligence artificielle de Google en Asie se trouvera en Chine : voilà ce que vient d’annoncer l’entreprise de Mountain View dans une publication de blog datée du 13 décembre 2017.

Alors que Google se préoccupe des inévitables questions éthiques suscitées par l’IA, son choix d’installer un centre de recherche à Pékin semble conforter la volonté de la Chine de devenir un leader de cette technologie à l’horizon 2030. D’ailleurs, les ambitions du pays asiatique dans ce domaine vont jusqu’à inquiéter de l’autre côté du Pacifique, aux États-Unis.

« Des experts de haut niveau »

« Spécialisé dans la recherche fondamentale en IA, le centre sera formé d’une équipe de chercheurs en intelligence artificielle à Pékin, soutenue par les équipes d’ingénieurs de Google Chine. Nous avons déjà embauché des experts de haut niveau, et nous allons travailler à la construction de l’équipe dans les mois à venir », annonce Google.

CC Flickr bfishadow

« La science de l’IA n’a pas de frontière »

La décision de Google semble plutôt logique, surtout lorsque l’on songe à certaines prédictions évoquées concernant l’IA. Ainsi, l’entreprise chinoise Tencent estime que le monde a besoin de davantage de spécialistes de cette technologie, et que des millions de personnes devraient en faire leur thème de prédilection.

Si l’oncle Sam reste loin devant ses concurrents lorsqu’il s’agit d’étudier l’IA dans les universités ou de s’en servir dans les startups, la Chine veut rester dans la course et devrait se donner des moyens à la hauteur de ses ambitions : par exemple, la création un fonds de 5 milliards de dollars pour soutenir les recherches sur l’IA.

Ce centre basé à Pékin travaillera avec les autres spécialistes de Google sur l’IA, situés dans les villes de New York, Toronto, Londres ou Zurich. « Encore une fois, la science de l’IA n’a pas de frontière, c’est également valable pour ses progrès », conclut Google.

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