Au Chelsea Flower Show 2026, l’Université de Lincoln a décroché une médaille d’argent avec PhenAIx, un robot dopé à l’IA qui ausculte les plantes. Cela peut notamment aider les chercheurs à repérer les variétés les plus résistantes face au changement climatique.

Après l’IA Claude qui est parvenue à maintenir une plante en vie pendant plus d’un mois, c’est au tour des robots de prendre soin de ces petits organismes vivants. À Londres, lors du Chelsea Flower Show 2026 — l’un des plus grands salons horticoles au monde –, un stand de recherche consacré à l’IA et aux plantes a décroché une médaille Silver Gilt (un rang entre l’or et l’argent), souligne Digital Trends le 21 mai 2026.

L’installation, officiellement baptisée « RoboCrops: Plant Selection, Beyond the Visible », s’inscrit dans une zone du salon qui met en avant des projets à la croisée de l’horticulture, de la technologie et de l’environnement. Au centre de celle‑ci : PhenAIx, un robot présenté comme « l’équivalent d’un scan de santé pour les plantes ».

Plutôt qu’un bras industriel anxiogène, l’université le met en scène comme un soignant discret : une machine qui veille avec bienveillance sur des pots de verdure, en mesurant leur vitalité sans jamais les abîmer.

PhenAIx. // Source : Université de Lincoln
PhenAIx. // Source : Université de Lincoln

Un robot pour plantes face au changement climatique

Le stand est porté par le Lincoln Institute for Agri‑Food Technology (LIAT), l’institut de recherche en agri‑tech de l’Université de Lincoln. Le robot PhenAIx, lui, utilise des caméras et des systèmes d’imagerie avancée couplés à de l’IA pour analyser des caractéristiques des plantes qui ne sont pas visibles à l’œil nu : structure fine, croissance, signes précoces de stress ou de maladie.

Concrètement, les plantes défilent devant le robot, qui les « scanne » en temps réel pendant le salon, ce qui permet aux visiteurs de voir sur des écrans les données de croissance et de vitalité calculées par l’IA.

L’université joue sur la comparaison médicale : au lieu de faire passer une IRM à un patient, on fait passer une série d’images très précises à des algorithmes de vision et de machine learning pour ces petits êtres verts.

L’idée, résumée par les équipes du LIAT, est de déléguer au robot les tâches « ennuyeuses et répétitives » de mesure et d’observation, pour que les humains se concentrent sur le design expérimental, l’analyse scientifique et les décisions agronomiques.

Le stand RoboCrops: Plant Selection, Beyond the Visible // Source : Université de Lincoln
Le stand RoboCrops: Plant Selection, Beyond the Visible // Source : Université de Lincoln

Mais cet outil s’inscrit également dans une situation plus large. En multipliant les mesures fines sur la croissance, le stress et la santé des plantes, le robot permet aux chercheurs d’identifier plus rapidement quelles variétés supportent le mieux la chaleur, le manque d’eau ou les maladies, tout en consommant moins de ressources.

L’enjeu est très concret : accélérer la sélection de plantes capables de survivre dans des conditions météorologiques de plus en plus extrêmes, et sécuriser à terme la production agricole comme les jardins. La technologie n’a d’ailleurs pas séduit que le jury : le maire de Londres, Sadiq Khan, s’est lui aussi arrêté devant le robot pour une démonstration de ce scan de santé pour plantes.

Le maire de Londres, Sadiq Khan, s’est lui aussi arrêté devant le robot. // Source : Université de Lincoln
Le maire de Londres, Sadiq Khan, s’est lui aussi arrêté devant le robot. // Source : Université de Lincoln

Pour le public du Chelsea Flower Show, le message est limpide : derrière les pots de verdure et la mise en scène de salon, PhenAIx montre comment l’IA peut repérer plus vite les plantes qui encaissent le mieux la chaleur, le manque d’eau ou les maladies. De quoi aider les chercheurs à sélectionner, à terme, des variétés moins fragiles face au dérèglement climatique.

Découvrez les bonus

+ rapide, + pratique, + exclusif

Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

S'abonner à Numerama+

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Il y a une bonne raison de ne pas s'abonner à

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information.
C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez,
voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

  • 1 Numerama+ contribue à offrir une expérience gratuite à tous les lecteurs de Numerama.
  • 2 Vous profiterez d'une lecture sans publicité, de nombreuses fonctions avancées de lecture et des contenus exclusifs.
  • 3 Aider Numerama dans sa mission : comprendre le présent pour anticiper l'avenir.

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

S'abonner à Numerama+
Toute l'actu tech en un clien d'oeil

Toute l'actu tech en un clin d'œil

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !


Tous nos articles sont aussi sur notre profil Google : suivez-nous pour ne rien manquer !