La compagnie aérienne Lufthansa a indiqué qu’elle bannissait l’usage des AirTags pendant le vol, avant de se raviser.

Ces derniers jours, des rumeurs faisaient état d’une restriction de l’utilisation des AirTags dans les vols opérés par Lufthansa. La compagnie aérienne allemande n’autoriserait plus les petites balises d’Apple, pourtant utiles pour tracer ses bagages à distance. Elle l’a d’abord confirmée le 9 octobre dans un tweet, en réponse à un internaute, puis l’a infirmée le même jour dans les colonnes de Airways Magazine et auprès du journaliste spécialiste Alex Macheras.

La compagnie aérienne était pourtant formelle sur sa position : « Lufthansa bannit les AirTags actifs dans les bagages, car ils sont considérés comme dangereux et doivent être éteints. » L’entreprise s’est d’abord rangée derrière les réglementations régies par l’Organisation de l’aviation civile internationale (ICAO). Elles interdisent certains objets électroniques dans les bagages mis en soute. Néanmoins, les AirTags d’Apple ne sont pas concernés.

Les AirTags, sauvés par l’absence d’une batterie

La réglementation empêche effectivement de laisser un appareil électronique équipé d’une batterie au lithium-ion dans un bagage enregistré (un smartphone, un ordinateur portable…). Sauf que les AirTags fonctionnent avec des piles CR2032, qui ne sont pas considérées comme dangereuses — une précision confirmée par Alex Macheras. Par ailleurs, AppleInsider a interrogé plusieurs experts, qui ont confirmé qu’une éventuelle interdiction des AirTags n’auraient rien à voir avec la régulation en place.

Concernant la crainte des émissions d’ondes susceptibles de parasiter les dispositifs des avions, elles sont négligeables. La FAA (Federal Aviation Administration) autorise les objets utilisant la communication Bluetooth depuis déjà plusieurs années (exemple : un casque audio). On ne voit pas pourquoi les AirTags feraient figure d’exception à ce sujet. Bien sûr, l’ICAO pourrait revoir ses règles et interdire les balises de tracking — ce qui ne semble pas à l’ordre du jour.

La partie métallique du AirTag peut se retirer. // Source : Numerama
La partie métallique du AirTag peut se retirer. // Source : Numerama

Sur le papier, il n’y a donc aucune justification pour bannir les AirTags, sauf à vouloir priver les usagers d’un moyen simple et efficace de pister leurs bagages situés en soute. C’est sans doute pour cette raison que certaines compagnies aériennes goûtent peu aux AirTags et autres objets assimilés : ils permettent de suivre à la trace un bagage et, par ricochet, de très vite s’apercevoir qu’il a été égaré (ce qui arrive assez souvent). Les balises mettraient un peu trop en lumière l’une des failles des compagnies aériennes, en se montrant plus efficaces qu’elles dans la quête d’un bagage perdu.