Une équipe française d’esport vient de remporter une médaille d’or au JO de Tokyo. Enfin… presque puisqu’en réalité la compétition n’est pas officiellement sous licence olympique.

Les Jeux olympiques de Tokyo ont laissé une toute petite place à l’esport cette année et la France a profité de l’occasion pour ramener la « première médaille d’or de ces JO ». La très respecté Team Vitality a remporté la première place au tournoi international de Rocket League. L’exploit a été salué par Roxana Maracineanu, la ministre déléguée aux sports.

Grande favorite de la compétition, l’équipe française s’est imposée face aux compétiteurs néerlandais, confirmant une nouvelle fois la solide réputation de la France dans le milieu de l’esport. Mais malheureusement, cette médaille est une récompense honorifique.

Pas de reconnaissance officielle

Même si la compétition a été organisée sous l’égide du Comité international olympique (CIO), elle ne faisait pas officiellement partie des épreuves reconnues au JO. Ce tournoi de Rocket League (tout comme celui organisé autour de Street Fighter V) a eu lieu en marge de la grande compétition, lors d’un évènement nommé Intel World Open.

Une compétition Rocket League en 2018 // Source : Intel

Malgré de timides avancées dans la reconnaissance de l’esport à l’échelle internationale, cette pratique n’a pas eu le droit à la reconnaissance olympique officielle aux JO de 2020. La compétition est organisée quasiment au même moment que les épreuves traditionnelles. Elle est pilotée en partie par le CIO et devait se dérouler à Tokyo, mais elle n’a pas eu le droit au titre de « Jeux olympiques ». Une bizarrerie soulignée par le tweet de ministre délégué aux sports, qui affirme que la récente victoire française va « montre[r] la voie » à l’équipe de France olympique et paralympique, qui elle aura bien le droit à une médaille frappée du sceau de l’olympisme.

20 ans de retard

Une reconnaissance institutionnelle de l’esport ne devrait pas non plus arriver au JO de 2024 puisque le Sommet olympique a jugé l’intégration de cette épreuve « prématurée ». Rappelons tout de même que, rien qu’en France, des compétitions comme la Gamers Assembly ou eSports World Convention existent depuis les années 2000.

Tout récemment, le CIO a tout de même accepté d’organiser les Olympic Virtual Series, une compétition « sous licence olympique », mais qui se limitera à des jeux de simulation comme Gran Turismo, Virtual Regatta ou eBaseball Powerful Pro Baseball 2020. Le Comité olympique avait profité de l’occasion pour souligner la différence entre le « monde sportif réel et la communauté des sports virtuels ». L’esport au JO n’est décidément pas pour demain.

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