Découvrez chaque semaine un jeu de société que nous avons sélectionné pour vous (avec amour et passion). Cette semaine, c'est One Key qui est à l'honneur.

La clé a disparu… À votre équipe de la retrouver. Oui, l’introduction est un peu légère. Il faut dire que One Key ne s’encombre pas d’un contexte inutile, et ce n’est pas plus mal. Place au jeu !

One Key est un jeu coopératif : tout le monde gagne ou perd ensemble. Un des joueurs incarne le meneur. Il doit aider son équipe à retrouver la clé parmi les onze cartes piochées au hasard en début de partie, parmi les 84 que compte le jeu. Mais sans parler !

One Key
Une partie en cours // Source : Libellud

Au lieu de ça, il se sert de cartes d’indices, et surtout de la force du lien qui les unit avec la clé, au travers de trois zones dans lesquelles placer ces indices :

  • La zone rouge, pour les indices n’ayant qu’un lien faible avec la clé, voire aucun lien du tout.
  • La verte, pour les liens forts.
  • Et la zone jaune, entre les deux, pour les indices sur lesquels il est indécis.

Une partie se déroule en quatre manches. À la fin de chacun d’eux, l’équipe doit éliminer un nombre croissant d’objets parmi les clés potentielles : une carte au premier tour, puis deux, trois, et enfin quatre au dernier. Sur la base des indices laissés par le meneur.

One Key

À la première manche, ce dernier prend un indice de la pioche et le place dans une des trois zones, selon son degré de compatibilité avec la clé. Son équipe dispose alors de trois minutes pour choisir la carte à éliminer parmi les onze potentielles.

Pendant ce temps, le meneur pioche trois nouveaux indices, et leur attribue à chacun un jeton coloré en fonction de la force du lien qui les unit à la clé, caché des autres derrière son paravent.

Si l’équipe n’a pas éliminé la clé par erreur, on passe à la seconde manche. Les coéquipiers du meneur commencent par discuter et choisir pour lequel des trois indices ils souhaitent dévoiler la couleur du jeton (i.e. le degré de compatibilité). Ils doivent cette fois éliminer deux cartes, et pendant ce temps le meneur pioche trois nouveaux indices.

Et ainsi de suite pendant quatre manches. La partie s’arrête si l’équipe élimine la clé, synonyme de défaite, ou si elle parvient à la retrouver au bout de la dernière manche.

Pourquoi c’est bien

Avec One Key, l’éditeur surfe une fois de plus sur le concept du jeu à indices sous forme d’images. La fois de trop ? Bien au contraire.

De Mysterium, on retrouve l’idée du jeu coopératif, dont l’un des joueurs n’a le droit de communiquer que par images interposées. Mais One Key a l’énorme avantage d’une mise en place très rapide, là où celle de son ainé était un peu laborieuse, dû à de nombreuses manipulations.

Surtout, les parties sont plus dynamiques, plus vivantes, plus rapides. Comme c’était déjà le cas pour Shadows Amsterdam, l’un de ses points forts qui nous avaient séduits à l’époque.

Enfin, on retrouve du Dixit dans One Key, au travers d’images regroupant tout un tas d’informations. Mais on quitte l’univers onirique et mélancolique du premier en les remplaçant par des illustrations chatoyantes, colorées, amusantes, éclatantes.

Elles participent clairement au plaisir du jeu, tant elles sont magnifiquement réalisées. Et, cerise sur le gâteau, elles ne se présentent pas sous la forme de bêtes cartes rectangulaires, mais sont toutes découpées selon les contours de l’objet représenté. Quelle chouette idée ! Le reste du matériel, même si moins orignal, ne souffre lui non plus d’aucun défaut.

 

One Key
Source : Libellud

Sans être obligatoire, loin de là, l’application rend le jeu encore plus dynamique. Elle sert essentiellement de chronomètre, en limitant le temps de réflexion à trois petites minutes. Largement suffisant pour le premier tour, de plus en plus serré pour les suivants. Elle ajoute également une pression supplémentaire : plutôt que d’afficher le temps restant, elle change de couleur et vire au orange puis au rouge quand on approche de l’ultimatum. Bref, loin d’être indispensable, elle ajoute cependant une touche de fun supplémentaire.

Des illustrations chatoyantes, colorées, amusantes, éclatantes

Même si le jeu est indiqué à partir de deux joueurs, il est bien évidemment plus intéressant à plus, idéalement quatre ou cinq : assez de joueurs pour amener de la discussion, mais pas trop pour que chacun puisse exposer ses idées. Coopératif et aux parties rapides, il est de plus tout public, idéal pour jouer en famille, avec ses enfants.

One Key

Si vous aimez les jeux à base d’images, One Key devrait vous ravir. Sans faire doublon avec Shadows Amsterdam, compétitif et par équipe pour sa part, ils partagent cependant tous les deux le même type de ressorts ludiques. Dans tous les cas, ils ont avantageusement remplacé leurs ainés, Dixit et Mysterium, dans nos ludothèques, grâce à des parties plus rapides et plus dynamiques, quand les premiers avaient parfois tendance à trainer en longueur. Même si l’univers fantomatique de Mysterium nous manque…

Dans tous les cas, nous sommes en présence de quatre excellents jeux, quatre variations autour d’un concept commun. À vous de faire votre sélection en fonction du thème, des illustrations, et de l’ambiance que vous souhaitez vivre autour de la table.

  • One Key est un jeu de L’Atelier
  • Illustré par Xavier Gueniffey-Durin (Naïade)
  • Édité par Libellud
  • Pour 2 à 6 joueurs à partir de 8 ans
  • Pour des parties d’environ 20 minutes
  • Au prix de 26,90 € chez Philibert

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