J’ai toujours été fan de Gears of War, depuis le tout premier épisode en réalité. Chaque nouvel épisode a été l’excuse idéale pour inviter un ami à dézinguer du Locuste avec grande joie. Même les opus les plus décevants aux yeux de certains — comme Gears of War 4 en tête, Gears 5 dans une moindre mesure — ont été d’excellents souvenirs. J’ai donc hâte de jouer à Gears of War: E-Day, prochain opus qui servira de prologue et promet d’être un temps fort en cette année des 25 ans tumultueux de la marque Xbox.
Microsoft a récemment convié la presse à des sessions en ligne de Gears of War: E-Day, sans avoir à quitter le confort du domicile. Je ne suis pas un grand fan du mode multijoueur, mais cet aperçu s’est étalé sur trois soirées, avec des modes variés (Horde Siege, en PvE sur une carte assez vide, et Versus, en PvP, sur des cartes plus ramassés). Les quelques parties, pour la plupart remportées, ne permettront pas d’apporter un jugement définitif. Mais je suis rassuré sur les points essentiels.

Gears of War: E-Day est bien la future claque de la Xbox Series X
Exclusivité console (il ne sortira pas sur PS5, contrairement à Halo: Combat Evolved par exemple), Gears of War: E-Day se doit d’être une claque graphique. Il doit matérialiser la promesse initiale de la Xbox Series X, que Microsoft a vendu comme la console la plus puissante du marché. Ce n’est plus le cas aujourd’hui à cause de la PS5 Pro, mais Gears of War: E-Day, qui s’appuie sur le moteur graphique Unreal Engine 5, doit prouver que la machine américaine en a sous le coude. Autant le dire tout de suite : c’est le cas, et le titre de The Coalition en met vraiment plein la vue.
On n’a pourtant pu goûter qu’à des matchs en ligne, avec le mode graphique axé sur la Performance. Dans ces conditions moins focalisées sur la qualité pure, Gears of War: E-Day assure le spectacle. Tous les arguments sont là : une fluidité sans faille, une modélisation incroyablement détaillée, des effets gores en veux-tu en voilà, des reflets à tomber à la renverse… On n’a normalement pas le temps d’admirer toutes ces générosités quand on doit se défendre face à des ennemis humains, mais la furieuse envie est là. Ce grand spectacle visuel est parachevé par un sound design au diapason. Gears of War: E-Day est vraiment ce blockbuster d’action qui en donne pour son argent.

Manette en main, Gears of War: E-Day ne bouleversera pas les habitudes. Dès la première partie, on se sent chez soi, avec une paire de charentaises réconfortantes dûment enfilées. On retrouve ce gameplay viscéral et jouissif, basé sur un feeling des armes d’excellente facture et une violence totalement assumée. Le rechargement éclair, qui enclenche un mini-jeu pour gagner en rapidité et en puissance, est toujours là et le replacement de la jauge au centre de l’écran n’est en rien perturbant (on retrouve vite ses marques). Les attaques au corps-à-corps, avec ou sans tronçonneuse, ont toujours autant d’impact. Et que dire des exécutions au sol, d’une barbarie sans nom. Tout ce que vous aimez dans Gears of War est dans Gears of War: E-Day, sublimé par des technologies toujours plus actuelles.
On soulignera quand même quelques gains de souplesse dans le gameplay de Gears of War: E-Day, tandis que les mouvements supplémentaires liés à la partie couverture, très importants dans la saga de The Coalition, renforcent les possibilités dans les nombreux affrontements (plus de micro-verticalité par exemple). Il reste à confirmer que les environnements ont été pensés pour ces nouveautés, ce que tendent à confirmer les trois cartes que l’on a eu l’occasion d’essayer.
Il me tarde maintenant de retrouver ces sensations très positives dans la campagne principale de Gears of War: E-Day et, encore mieux, de les partager avec un ami. Car c’est ça, avant tout, Gears of War : la franche camaraderie, dans un écrin taillé sur mesure. Vivement le 6 octobre 2026.
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