Dans son combat face aux développeurs de Palworld, ainsi qu’au monde entier, Nintendo a déposé des brevets pour protéger ses licences phares de tout plagiat. La firme de Kyoto avait réussi à obtenir, en septembre 2025, un brevet américain pour plusieurs fonctionnalités, dont une permettant d’invoquer un personnage secondaire et de le faire combattre selon deux modes différents : l’un automatique, l’autre contrôlé par les joueuses et les joueurs.
L’application la plus évidente de cette mécanique est bien sûr liée à la série de jeux Pokémon, mais ce brevet pourrait également s’appliquer à d’autres licences de Nintendo, comme la saga Pikmin. Un brevet qui pourrait par ailleurs mettre des bâtons dans les roues à tout autre jeu contenant des mécanismes d’invocation, et ils sont nombreux.

Cependant, deux mois plus tard, John A. Squires, directeur de l’Office américain des brevets et des marques (USPTO), avait ordonné que le brevet soit réexaminé afin d’en réévaluer la légitimité. Une initiative qualifiée de « surprenante » et d’« extrêmement rare » par certains membres de la communauté japonaise des brevets, comme le rapportait un article publié sur le site Ip Fray en novembre 2025.
D’après le site Games Fray, dans un nouvel article publié le 1er avril 2026, l’USPTO a décidé de rejeter l’ensemble des 26 revendications du brevet déposé par Nintendo, entraînant ainsi sa révocation. Une décision qui n’est pas définitive, Nintendo disposant désormais de deux mois pour répondre.
Brevetez-les tous !
Pour rendre sa décision, l’USPTO s’est appuyé sur des documents antérieurs servant à vérifier si une invention est réellement nouvelle. Ici, la décision repose sur plusieurs références précédentes, sous la forme de demandes de brevets américains déjà publiés. Autrement dit, l’USPTO a comparé le brevet de Nintendo avec plusieurs documents plus anciens pour voir si les idées revendiquées existaient déjà. Et parmi ces documents antérieurs figuraient déjà des brevets déposés par Nintendo, ainsi que par Konami et Bandai Namco.

Cela signifie que l’Office américain des brevets et des marques a estimé que la mécanique que Nintendo souhaitait breveter n’était pas suffisamment nouvelle ni inventive, des éléments similaires étant déjà présents dans des brevets plus anciens, y compris chez Nintendo lui-même. En bref, la demande de brevet n’est pas assez inédite pour être validée.
Nintendo avait déjà essuyé un revers dans sa bataille judiciaire contre Pocketpair, le développeur de Palworld. Le bureau japonais des brevets avait en effet rejeté, en octobre 2025, une autre demande de brevet déposée par Nintendo dans le cadre du conflit, pour des raisons sensiblement similaires. Alors que Nintendo se heurte aux bureaux des brevets japonais et américains, la question reste entière : l’éditeur cédera-t-il face à ces revers, ou au contraire s’acharnera-t-il davantage pour protéger ses licences coûte que coûte ?
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