Sony Interactive Entertainment est visé par une plainte l'accusant de discriminer les femmes travaillant en son sein. L'ancienne salariée à l'origine de cette action en justice affirme que les femmes n'ont pas accès aux même promotions que les hommes chez PlayStation.

« Je suis écoeuré et abasourdi. » Le patron de Sony Interactive Entertainment, Jim Ryan, n’a pas mâché ses mots concernant les graves accusations de harcèlement qui visent Activision Blizzard. Le groupe Sony Interactive Entertainment semble cependant avoir, lui-même, un examen interne à mener. Le 23 novembre, Axios a en effet révélé que la société était visée par une plainte l’accusant de discriminations de genre.

La plainte a été déposée le 22 novembre par une ancienne salariée du groupe, Emma Majo, qui avait occupé le poste d’analyste de la sécurité informatique chez Sony. La plainte accuse Sony de « discriminer les femmes employées dans le groupe, que ce soit des personnes nées de sexe féminin ou de personne qui s’identifient au genre féminin. » Selon le document, cette discrimination s’opérerait au niveau des salaires et des promotions proposées. La plainte affirme que les femmes employées par Sony Interactive Entertainment sont exposées à une « culture d’entreprise essentiellement dominée par les hommes ».

Le logo PlayStation // Source : Sony

PlayStation accusé de davantage promouvoir les hommes

Emma Majo affirme que son manager au sein du groupe favorisait les hommes, notamment lorsqu’il s’agissait d’attribuer des promotions. Elle accuse également l’entreprise d’avoir mis fin à son contrat sans motif fondé. Sony aurait ainsi justifié la fin de son contrat par la fermeture d’un département interne, mais Emma Majo indique qu’elle ne faisait pas partie de ce département. Elle affirme que le groupe l’a licenciée car elle s’est plainte de discriminations de genre.

PlayStation n’a pas encore réagi au dépôt de cette plainte — nous avons contacté la société et mettrons à jour cet article si de nouveaux éléments sont présentés. L’ancienne salariée de Sony PlayStation a demandé à la justice l’autorisation de transformer son action judiciaire en class action. Emma Majo assure que, comme elle, d’autres femmes au sein de PlayStation ont plus de difficultés à obtenir des promotions que des hommes.

La plainte d’Emma Majo intervient après que de nombreuses sociétés du secteur du jeu vidéo ont été accusées de tolérer des pratiques discriminantes voire du harcèlement. L’affaire la plus visible, à l’heure actuelle, est celle qui touche Activision Blizzard, visé par de graves accusations faisant état d’une culture toxique et de faits de harcèlement. Des employés du groupe se sont d’ailleurs récemment mis en grève pour demander le départ du PDG de l’entreprise, Bobby Kotick. Ces derniers mois, plusieurs enquêtes, dont certaines menées par Numerama, ont également mis en exergue des comportements graves (discrimination, harcèlement, agressions sexuelles), particulièrement à l’encontre des femmes, au sein du groupe Ubisoft.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo