Arrêté début août au Japon, l'ancien patron de Mt. Gox est désormais mis en examen pour falsification de données dans un système informatique et détournement de fonds. Il risque jusqu'à cinq ans de prison.

Il avait été interpellé au tout début du mois d'août, alors qu'il se trouvait à Tokyo. Depuis, il avait été placé en garde à vue pour falsification de données dans le système informatique de la plateforme d'achat et de revente de Bitcoins Mt.Gox, et pour détournement de fonds. Aujourd'hui, la situation s'est brusquement dégradée pour Mark Karpelès, puisque l'ancien patron de Mt. Gox vient d'être mis en examen au Japon.

Le parquet de Tokyo le suspecte en effet d'avoir empoché 2,3 millions d'euros de dépôts de bitcoins. La presse nipponne ajoute que Mark Karpelès en aurait dépensé une partie pour son propre compte. Dans tous les cas, l'intéressé rejette totalement les faits qui lui sont reprochés. Sur le plan judiciaire, il risque une peine de prison de cinq ans maximum.

Ce n'est pas la première fois que Mark Karpelès se retrouve devant les tribunaux. En 2013, le tribunal civil de Tokyo l'a condamné pour ne pas avoir honoré un contrat de développement de site web et a dû rembourser plusieurs milliers d'euros, rapporte l'AFP. Trois ans plus tôt, Le Monde indique qu'il a été condamné à un an de prison et 45 000 euros de dommages et intérêts pour piratage.

Basée au Japon, Mt. Gox était l'une des plus importantes plateformes d'achat et de revente de Bitcoins avant sa chute inattendue début 2014 après une série d'incidents, incluant, d'après Mark Karpelès, une attaque informatique, qui aurait conduit au vol de plusieurs centaines de milliers de Bitcoins (représentant plusieurs centaines de millions d'euros, en fonction du cours euro-bitcoin).

( photo : CC BY-SA Zach Copley )

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