Dans la nuit du 1er janvier 2026, les sites de La Poste et de La Banque Postale sont soudainement devenus inaccessibles. La faute à une cyberattaque qui frappe le groupe, à peine une semaine après un précédent incident ayant déjà sérieusement perturbé ses services.

2026 commence à peu près comme 2025 s’est terminé pour le groupe La Poste.

Pour la deuxième fois en une semaine, les services en ligne du groupe, notamment le site laposte.fr et l’espace client de La Banque Postale, sont paralysés par une cyberattaque de grande ampleur. Impossible, donc, de suivre un colis ou de gérer ses comptes en ligne.

Un message d’alerte s’affiche à nouveau lorsque l’on tente d’accéder aux différents services du groupe, quelques jours seulement après un premier incident qui avait déjà perturbé le suivi des colis entre le 22 et le 26 décembre, en pleine période de Noël.

À noter que, pour l’heure, aucune compromission de données n’est évoquée. Les clients doivent toutefois composer avec une partie des services en ligne indisponibles. La Banque Postale rappelle par ailleurs que les paiements par CB en magasin et virements via Wero restent accessibles.

Site de La Poste le 1er Janvier au matin // Source : Capture d'écran Numerama
Site de La Poste le 1er Janvier au matin // Source : Capture d’écran Numerama

Le scénario d’une nouvelle DDoS

Les premiers éléments de cette panne généralisée pointent une attaque par déni de service distribué (DDoS). Pour rappel, ce type de cyberattaque consiste à saturer les serveurs sous un flot massif de connexions pour les rendre inaccessibles aux vrais utilisateurs.

Techniquement, cela revient à envoyer des milliers, voire des millions de requêtes simultanées vers les mêmes services jusqu’à ce que l’infrastructure ne parvienne plus à trier le trafic légitime du trafic malveillant.

Le principe schématisé d'une attaque DDOS // Source : Nasanbuyn
Le principe schématisé d’une attaque DDOS // Source : Nasanbuyn

La précédente enquête n’avait pas encore abouti

La Poste annonce tout mettre en œuvre pour assurer un retour rapide à la normale. Ce nouvel incident survient alors que les conclusions de la précédente enquête n’ont pas encore été communiquées.

Pour rappel, une enquête avait été ouverte par les autorités françaises après que l’attaque de Noël a été revendiquée par le groupe de hacktivistes russes NoName057(16), qui cible régulièrement les pays soutenant l’Ukraine, dont la France.

Leur marque de fabrique : des campagnes qui s’inscrivent dans la durée. La panne de décembre avait ainsi persisté cinq jours, une durée anormalement longue pour une attaque DDoS classique, signe de capacités importantes.

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